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Ijime [The Gazette]

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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 28 Mai - 20:27

Désolééé TT
Et merci ^o^
morodashi -> haaa :pleaz:
met tes spoil en spoil pitié XDD




Chapitre 3



Ruki s’agenouilla, le front collé au froid carrelage du couloir, essayant de contrôler ses tremblements d’effroi.
- Je suis désolé Takeshima-san...
- Relève toi…
- Je…
- Relève toi j’te dis !
Le petit blond s’exécuta, non sans crainte mais à peine s’était-il remit sur ses genoux que l’autre lui assena un violent coup de pied dans les côtes qui le fit se plier en deux dans un gémissement de douleur.
Uruha se baissa pour le prendre par le col et le plaquer au mur, le fixant avec un air furieux.
- Crétin...
Il resserra son poing sur le col, ce qui fit suffoquer Ruki qui retenait vaillamment ses larmes.
- Tu sais combien ce manteau m’a coûté ?...16.000 yens…
- Pardon…Ce n’était pas mon inten…
- Ta gueule ! Je te laisse jusqu’à demain pour m’en rapporter un neuf.
- Mais je ne pourrais jamais trouver l’argent nécess…commença à protester Ruki.
- J’en ai rien à foutre ! Tu te démerdes et si demain matin je ne l’ai pas récupéré…Tu sauras ce qui t’attend...
Ruki frémit d’horreur en pensant à la sentence qui lui serait infligé, prit de vertige.

La sonnerie retentit et Uruha lâcha sèchement Ruki qui s’écroula au sol sans émettre la moindre plainte, habitué à ce genre de traitement. Le beau blond n’en eu apparemment pas assez et le frappa de nouveau aux côtes, et de nouveaux, ruki poussa un faible gémissement de douleur étouffer d’un sanglot, les yeux brûlants.
Atsuaki soupira d’agacement.
- Petite nature
Il vida le sac du blond au sol puis s’éloigna marchant toujours avec sa classe et son élégance travaillées. Ruki ramassa en hâte ses affaires éparpillées, sachant que les profs étaient très intransigeants sur les retards. Plusieurs élèves passèrent dans le couloir et prirent soin de marcher sur ses cahiers, certains les entraînant plus loin, histoire de lui rendre la tâche encore plus difficile.
Le petit blond les ignorait, et cachait les larmes qu’il n’arrivait pas à retenir, il était à bout, combien de temps cette situation allait-elle encore durée ? Pourquoi était-il l’objet de toutes les brimades ? Pourquoi lui ? Parce qu’il était plus faible ? Parce qu’il était nouveau depuis un an ? Parce qu’il avait sauté une classe ?
Reita passa dans le couloir en courant mais évita de marcher sur les affaires de Ruki sans pour autant lui prêter la moindre attention.
- Kai grouilles !!!
- J’arrive Rei-chan ne m’attend pas !
Ruki, a genou au sol, vit deux pieds se planter devant lui, automatiquement il se recula, craignant un autre coup mais reçu à la place, une main qui l’aida à se lever et un sourire agréable …Il en recevait si rarement.
Kai lui tendit le reste de ses cahiers.
- Tiens, dépêche toi où le prof va te donner des leçons en plus.
- Oui…Merci beaucoup Yutaka-san...
Le batteur lui répondit d’un nouveau sourire et partit en courant.
Ruki le regarda sans bouger, il savait que Kai faisait partie de la bande de ses persécuteurs, mais lui n’avait pas le même comportement à son égard, jamais il ne le brimait, jamais il ne l’insultait…Et à vrai dire il se demandait bien pourquoi il était ami avec eux...La réponse était simple, Uruha et ses amis valaient bien plus que lui, le Ijime qu’il faut éviter comme la peste.

La journée se passa sans évènements particuliers, Ruki ne compta pas le nombre de boulettes de papier qu’il reçu en cours, ni le nombre de coups de coude, coups de pied, croches pied, insultes qu’on lui infligea.
Le midi, à la cantine, un ami d’Uruha renversa son plateau sur la tête de Ruki, qui fut obligé de lui racheter son repas sous les éclats de rire d’Uruha et le regard attristé de Kai.
Depuis qu’il était tout petit, chez lui et à l’école, on l’avait éduqué à ne pas faire attention aux Ijime, on lui avait appris que c’était des gens qui n’avaient aucun intérêt, qu’ils étaient une honte pour le Japon et qu’il fallait absolument les remettre dans le droit chemin par la violence.
Mais voilà, en regardant le pauvre Ruki, Kai doutait fortement que ce qu’on lui avait appris était vraiment judicieux et même si le brimé ne craquait jamais, il voyait dans ses yeux, une lueur de détresse infinie, un appel à l’aide constant, une cruelle solitude…

La fin des cours sonna, alors que le ciel s’assombrissait dans une couleur noir orangé plutôt glauque, le soleil laissant place aux lumières artificielles des lampadaires qui s’allumait un à un.
Uruha s’emmitoufla de nouveau dans son écharpe et alla rejoindre ses deux amis.
- On y va ?
- Non je vais aux cours du soir !
- Moi aussi !
Le beau blond écarquilla les yeux en fixant Reita comme si celui-ci était vêtu d’un string rose pailleté.
- TOI aux cours du soir ?!
- C’est le prof qui me l’a obligé !
- Ha…
Il lui lança un regard dubitatif puis haussa les épaules.
- Bon bah à demain alors, je vais à Tôkyô ce soir….
- Encore ?! C’est la quatr…
- Ième fois ce mois-ci je sais…le coupa Uruha en soupirant. Je vais faire mes achats de Noël pour mes sœurs, et ce que je veux ne se trouve qu’à Shibuya !
Reita et Kai lui souhaitèrent bonne chance et le saluèrent avant de se diriger tout deux vers l’aile du lycée réservée au cours du soir.
Uruha regarda une nouvelle fois la tâche de café sur son manteau, qu’il arrivait à cacher un pan de son écharpe et sourit amèrement, se félicitant d’avoir aussi bien mentit à ses deux meilleurs amis. Au détour d’un couloir il aperçu Ruki, seul, qui tentait tant bien que mal de fermer son casier dont quelqu’un avait brisé la serrure.
- Hey déchet !
Le petit blond stoppa ses mouvements, son sang se glaça tandis que ses mains tremblantes laissèrent tomber ses clés, Uruha se pencha pour les ramasser et les garda sur lui.
- Tu n’oublies pas pour mon manteau ?
- N…Non…
- Parce que sinon…
Il empoigna sa nuque et le poussa sans ménagement dans les toilettes.
- Tu sais ce qu’il t’arrivera…
Il lâcha les clés de Ruki dans une des cuvettes et tira la chasse d’eau sous le regard absolument terrorisé de l’autre qui s’était recroquevillé dans un coin, ne pouvant plus retenir ses larmes. Uruha se pencha vers lui, approchant son visage à quelques millimètres du sien et susurra :
- Les peureux comme toi n’ont rien à faire en vie…
Ruki cacha son visage en larme, honteux, ramenant ses genoux sur son petit corps faible, Atsuaki se redressa, et sans lui accorder un regard ni un mot de plus, Il partit prendre le train qui le conduirait en dix minutes jusqu’à Tôkyô.
Une fois installé contre la vitre, il serra ses mains sur ses genoux, contenant ses tremblements mais des larmes glissaient sur son visage, lavant sur son passage, sa fierté qui l’abandonnait à mesure que les premiers gratte-ciel de la capitale apparaissaient.

Ruki sanglota un long moment dans les toilettes dont la lumière finit par s’éteindre, le laissant dans la pénombre, au bout de plusieurs minutes il se calma mais sa peur n’avait pas disparu. Mourir par noyade était sa plus grande phobie et Uruha l’avait bien compris, s’en servant comme un fabuleux moyen de pression contre lui.
Il se releva avec peine, pliant sous la douleur des nombreux hématomes qui parcouraient son corps et alla reprendre son sac dans le couloir sombre et désert du lycée quand il entendit une plainte s’élever d’une salle de classe voisine.

___________________

Maintenant que vous allez je peux vous le dire : je n'aime pas ce chapitre xD
Je le trouve de moins bonne qualité, car j'ai passé moins de temps dessus dû à l'échéhance que je devais respecter (elle n'allait pas partir à Paris sans un nouveau chapitre non mais è_é) !
Mais j'espère que vous l'aimerez quand même T.T
J'essayrais de faire mieux la prochaine et plus long aussi XD
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 28 Mai - 22:10

j'ai trop la fleme de lire se soir jle lirais demain ><
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Jeu 29 Mai - 0:31

moi pas la peine,d'ja lu u_ù
mais j'l'ai relus ^^
[au bout de 10 minutes...]:BWAHAHAHAHA y a enfin la suite!!
x'D

"met tes spoils en spoils"...
super phrases dites-donc!
X'D
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Jeu 29 Mai - 21:27

J'aime trop!
Moi je le trouve assez bien ce chapitre =D

J'ai hate de la suite :nice:
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Ven 30 Mai - 14:09

oh?une nouvelle fan!
enfin je suppose que tu une fille ^^

Mais que vas faire Uruha a Tokyo?BWAAHAHAHAHA x'D
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Ven 30 Mai - 14:24

Elle arrive quand la suite? :kudasai:

Oh non ! Pendant le week-end je pourrai pas revenir :naaan:

oups mes cours commence dans 15minutes... faut p-e que je me depeche xD

Je reviendrai !!!
:bye:
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Ven 30 Mai - 23:14

Merci à vous :2:
Comme promis le 4ème, un peu plus long que le précédent !

Chapitre 4


Ruki se redressa brusquement et regarda la salle d’où était provenu la plainte, il n’y avait aucune lumière. Une des fenêtres du couloir s’ouvrit à la volée et un vent hurlant de frayeur s’engouffra dans le couloir pour aller s’éteindre dans l’obscurité totale du lycée, laissant sur son passage un sillon glacial qui fit frissonner de froid et de peur le petit blond.

Ruki était assis contre un casier, les genoux ramenés contre lui, regardant fixement la fenêtre, s’attendant presque à voir le visage d’un spectre y apparaître. Lorsqu’il reprit ses esprits, il vit à quelques pas de lui, un papier virevolter avant de se poser au sol. Il rampa à quatre pattes jusqu’à celui-ci et s’en empara. Il s’agissait d’une photo. Ruki la prit entre ses petites mains et l’éclaira à la lumière de la lune, surpris, il reconnu Uruha qui posait avec un homme mais il n’eu pas l’occasion de la détailler davantage car une deuxième plainte s’éleva de la salle de classe.

Une chaise bougea, puis une table, le chanteur s’approcha lentement de la porte, sa curiosité l’emportant sur son inquiétude, il posa son oreille contre la serrure, ne percevant rien en y mettant son œil et entendit un faible gémissement suivi d’un « non ». Brusquement il se recula, cela ne faisait aucun doute, un meurtre se tramait dans cette salle de classe.
Que faire ? Partir en courant ? Intervenir ? Appeler la police ? Oui !
Il fouilla dans sa poche mais n’y trouva pas la moindre trace de son téléphone…Juste un trou qui était bien assez large pour l’avoir laisser tomber dans la journée. Dépité, il baissa la tête, la malchance avait-elle décidé de le coller sans arrêt ?

Ruki décida alors d’intervenir, non pas qu’il était en proie à une poussée de courage où d’un sentiment de justice mais qu’après tout, vivre ou mourir, quelle différence ?
Son passé n’avait rien de fabuleux, son présent était désastreux, quant à son avenir…Il n’en avait tout simplement pas...Quelqu’un qui devient ijime le demeure pour le restant de ces jours, il n’était pas doué même s’il avait sauté une classe, ses notes étaient médiocre et à vrai dire le seul domaine où il excellait était le chant…Mais à quoi cela sert-il de savoir chanter au Japon ?...

Il trouva un peu plus loin dans le couloir, un extincteur, qui ferait parfaitement l’affaire pour assommer le malfaiteur. A peine l’eut-il entre les mains qu’il fut emporté par le poids de l’objet et tomba en arrière. Il s’en extirpa non sans difficulté et décida d’y allé à main nu, peut être que le meurtrier aurait peur en constatant qu’il n’était pas seul avec sa victime.

Ruki posa sa main sur la poignée de la porte et prit une grande inspiration avant de l’ouvrir brusquement.
- LACHE LE SIN….
Il s’arrêta net et écarquilla les yeux quand il vit Kai, le dos plaqué contre le tableau, les mains posées dans la nuque de Reita qui avait enlacé sa taille, tout deux interrompu par Ruki dans le baiser qu’ils s’échangeaient passionnément.

Le jeune bassiste se détacha lentement du batteur et se dirigea tête baissée vers Ruki pour l’empoigner par le cou, furieux.
- Qu’est-ce que tu fous là ?
- Pardon, je suis vraiment désolé….Je voulais pas…Je croyais que…
Reita resserrait son emprise sur son cou jusqu’à ce que Kai pose une main apaisante sur son épaule.
- Rei-chan…Laisse le…
Le bassiste ronchonna mais lui obéit immédiatement et relâcha Ruki pour aller tendrement enlacer son amant en regardant le petit blond comme si celui-ci voulait lui voler son Kai. Ruki s’inclina profondément.
- Veuillez m’excuser…Je pensais que quelqu’un était en danger et j’ai cru bien faire…Je ne voulais pas…
Reita pointa un doigt menaçant sur lui.
- Si jamais tu répète à qui que ce soit que…
- Reita !... l’interrompit de nouveau Kai d’un ton autoritaire avant d’adoucir sa voix pour s’adresser au plus jeune. Tu garderas le secret hein ?
- O…oui bien sur…Souffla Ruki intimidé.
Le batteur lui sourit et lui tendit un vieux portable.
- Il est à toi ? Je l’ai trouvé dans le couloir tout à l’heure.
- Oui ! répondit l’autre en récupérant son téléphone. Merci beaucoup…
- Bon, ne restons pas là Kai, on sait jamais, si il restait quelqu’un d’autre …
- Oui je veux bien Rei, mais où veux-tu qu’on aille ?! Ma chambre n’a pas de verrou et ta sœur nous épie constamment !
- Normal elle a le béguin pour toi ! grogna le bassiste.
- Heu…Commença Ruki, n’osant pas interrompre une discussion entre amoureux.
- Oui ?
- Et bien…Le gymnase est encore ouvert mais personne n’y va à cette période de l’année à cause du froid…
Kai sourit à nouveau et le remercia avec enthousiasme.
- C’est une très bonne idée !
Il prit la main de Kai et lui remit son manteau et son écharpe pour l’entraîner dans le couloir.
- A demain Takanori-kun !

Ruki ne répondit rien, regardant les deux amoureux avec un certain attendrissement. Bien sur qu’il ne le répèterais pas, ils étaient si touchant. Il avait peine à croire que Reita LE Reita, celui qui n’a pas de cœur, celui qui ne sourit jamais, celui qui à un air si menaçant, celui qui se montre toujours brusque soit amoureux…Et qui plus est, du souriant, agréable, doux et tendre Kai.

- Mais on va se les geler dans le gymnase !
Kai pinça son nez.
- Chhh…Arrête de rechigner ! Tu n’auras qu’à nous réchauffer.
Un sourire pervers apparu sur le visage du bassiste tandis qu’ils entrèrent tout deux dans le vaste gymnase, à peine plus chaud que l’extérieur. Reita leur choisit un matelas confortable et tira Kai entre ses bras.
- Au fait…Comment tu as su que c’était son portable ?
- J’ai cherché dans le répertoire pour savoir à qui il appartenait…Et devine quoi…Il n’y avait qu’un seul numéro d’enregistrer.
- Un seul ?! s’exclama le bassiste, choqué.
- Oui…Mais il y en a deux maintenant, répondit Kai en lui affichant son éternel sourire.
- Kai ?
- Oui ?
Reita l’allongea sur le matelas dans lequel ils s’enfoncèrent et l’embrassa avec tendresse.
- Tu es trop gentil…Et c’est bien pour ça que je t’aime tant.
Kai caressait ses cheveux et l’embrassa à son tour.
Ils n’allèrent pas plus loin que les baisers et les caresses ce soir là, comme à chaque fois, ils étaient constamment dans la menace de se faire surprendre et même si le feu ardent du désir de l’autre brûlaient en eux ils devaient le contenir et attendre, le bon moment, que Reita avait promis être prochain à Kai.

~*~

Ruki rentra chez lui, le pas lourd, l’attendrissement avait laissé place à la mélancolie, lui aussi aurait aimé quelqu’un qui tienne à lui, quelqu’un qui lui donnerait de la tendresse, de l’affection.
Il se laissa tomber sur son lit, ne touchant à aucune de ses affaires excepté la photo qu’il avait trouvée. Une main derrière son crâne, l’autre tenant le cliché au dessus de son visage il la regarda dans les moindre détail.
C’était une photo apparemment récente, elle ne devait pas avoir plus de deux ans, elle semblait avoir été prise dans un bar en début de soirée car ni Uruha ni l’homme à ses côtés ne semblait éméché. Cet homme paraissait avoir l’age d’Aoi, Ruki devait le reconnaître, il était vraiment très beau. Le regard vif et attirant, le corps apparemment musclé sans excès, de longs et fins cheveux coupés à la mode.
Le petit blond soupira et s’apprêtait à poser la photo au sol quand un détail affreusement gênant attira son attention : l’homme tenait Uruha par la taille.
Il écarquilla les yeux en rapprochant le cliché de son visage, n’y croyant pas.
Il ne pouvait imaginer une seconde qu’Uruha soit gay, non pas lui, pas le lycéen qui sort avec 6 filles par mois ! Et pourtant sa vue ne lui jouait pas des tours, il lui tenait bien la taille.
Ruki reporta son attention sur Uruha, celui-ci souriait radieusement, il en fut surpris, aussi loin que remontait sa mémoire, il n’avait jamais vu Atsuaki Takeshima sourire ainsi et une pointe de jalousie monta en lui envers l’autre homme qui rendait Uruha si beau…
Il secoua brusquement la tête et jeta la photo, le visage empourpré. Comment pouvait-il trouver celui qui gâche ses journées beau ? Comment pouvait-il être jaloux du petit copain de son tyran ?! Non, il était simplement fatigué voilà tout.
Chassant ses pensés gênantes de son esprit, il s’endormit dans la chaleur de ses draps profitant du moment de la paix qui lui était accorder durant la nuit.
~*~

Dans les rues de Tôkyô, parmi le vacarme assourdissant de la ville, parmi les rires, les discussion, les murmures, les verres qui s’entrechoquent, un plat qui se brise malmené par un serveur maladroit, parmi les boutiques branchées de Shibuya qui se font concurrence : à celui qui mettra sa musique le plus fort, parmi les pleurs d’un enfant qui à froid, parmi les rues bondés de passants qui bravent la neige, personne n’entends ses sanglots déchirants. Alors qu’ils auraient été perçus à des kilomètres à la ronde dans une plaine déserte, personne ne peut entendre ce beau lycéen blond pleurer dans un lit toute la détresse de son âme.


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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Sam 31 Mai - 10:53

Kyaaa! C'est trop bien :great:

Reita et Kai sont trop kawaii :)


Mais pourquoi il pleur ? :'(
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Sam 31 Mai - 20:06

sa y est j'ai ratrapé mon retard et j'ai tout lu ^^
super cncore continue comme sa =)
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Lun 2 Juin - 21:36

C'est quand qu'elle arrive la suiiite ???? :nice:

En tout cas j'ai trooooop hate !!! :run:
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Lun 2 Juin - 23:03

Mercii ^^
Je la met demain la j'ai pas le temps >.<
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Invité
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Lun 2 Juin - 23:16

bon ben j'attandrais demain sagement alor ^^
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mar 3 Juin - 0:21

Yatta!!! Je vais patienter !

Serieux j'aime troooop ta fic :lovely:
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mar 3 Juin - 20:28



Chapitre 5



C’est avec la peur au ventre, peut être même plus que coutume que Ruki se rendit au lycée ce matin là. Bien évidemment il n’avait pas réussi à réunir la somme nécessaire pour racheter le manteau d’Uruha et son sang se glaçait rien qu’à l’idée du châtiment qui l’attendait.

Non loin de l’entrée, il l’aperçu en compagnie de ses deux amis, lui ne disait pas un mot, fixant le sol tandis que Kai discutait avec Reita, et son sourire qui paraissait simplement amical prenait tout son sens aux yeux de Ruki.
Le petit blond hâta le pas et passa devant le panneau d’affichage où il lu que le professeur de musique, absent depuis déjà un mois ne reviendrait plus. La seule matière où il faisait preuve d’enthousiasme était désormais supprimée.
- Hey lisez ça !!
Ruki fut projeté sur le côté par Uruha qui se planta devant le tableau.
- Plus de musique !!
- Ma moyenne va chuter ! grogna Reita.
Pendant que les deux blonds pestaient, Kai alla aider Ruki à se lever, prenant soin de ne pas être vu par son ami et murmurait :
- Je te conseille vivement d’éviter d’être dans le champ de vision de Takeshima aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il a mais il est très en colère, et il compte bien la passer sur toi…
Takanori ne lui répondit rien mais le regarda, les yeux remplis de gratitude avant de partir précipitamment vers sa classe, s’asseyant tout près du bureau du prof, là où Uruha et sa bande ne s’installeraient jamais.

Le batteur se mit entre ses deux amis et passa ses bras autour de leur cou.
- Si vous lisez mieux, et que vous fassiez preuve d’un peu plus de sang froid, vous constateriez qu’il est écrit en dessous que le prof va être remplacé.
Les deux autres poussèrent une exclamation en choeur, comme si on venait de leur révéler comment le sphinx avait perdu son nez.
Uruha, dont l’attention n’était jamais fixée sur une même chose durant plus de 5 minutes, regarda autour de lui
- Il me semble avoir vu le nain il y a deux minutes.
Kai lui sourit aimablement.
- Tu as du rêver ! Tu es souvent dans la lune.
- Absolument pas, je suis sur qu’il était là !
Reita comprit le jeu de Kai et décida d’y participer en posant une main sur l’épaule de son ami.
- Tu t’inquiètes ? Si je ne te connaissais pas je dirais que tu es amoureux…
Uruha sursauta et se détacha vivement de ses deux amis.
- Mais vous etes totalement barge vous deux ! Vous me f……..

…Reita et Kai disparurent, les quatre filles devant les toilettes qui fixaient Uruha en gloussant disparurent, les toilettes aussi s’évaporèrent, ainsi que les casiers, les classes, les murs, les voix, les rires, le vent, la main de Kai qui s’agitait devant son visage stoïque.
La seule chose qui existait à cet instant c’était la beauté sur jambes qui venait vers eux.
- Uruha… ?
- La Terre appelle la Lune. Nous avons perdu une blonde en orbite.
Uruha le vit écraser sa cigarette et la jeter dans une poubelle, et rien que ce geste fit monter le pourpre à ses joues et lorsqu’il passa devant eux et les salua, il fut incapable de prononcer le moindre mot, le suivant simplement du regard, la bouche grande ouverte.
- C’est pas le mec qui accompagnait Matsumoto l’autre jour ? demanda Reita en s’appuyant sur Kai.
- Si…Il ne passe pas inaperçu…
- Comment ça il ne passe pas inaperçu ?...Releva Reita avec une pointe de jalousie mal dissimulé dans la voix.
Uruha aurait pu remarquer que le comportement de Reita n’était pas habituel, il aurait même pu se douter qu’il y avait quelque chose entre ces deux là, mais à cet instant tout ses sens étaient fixés sur la même personne et sans réellement se contrôler il le suivit sous les yeux ébahis de ces deux amis.
- Heu…Uruha tu vas ou ?
- …
Ils haussèrent les épaules, le bassiste lança un regard complice à son amant, et tout deux s’éclipsèrent discrètement.

Uruha se cacha au recoin d’un couloir et le regarda marcher, plus il l’admirait, plus il se rendait compte que sa silhouette lui rappelait quelqu’un…
Il fouilla dans sa poche, à la recherche du seul cliché qu’il avait de cette personne mais ne le trouva pas et chercha dans une autre poche ses gestes devenant de plus en plus saccadé. Deux minutes plus tard, son sac se retrouva vider au sol et Uruha était agenouillé, secouant ses cahiers, les yeux rougies de larmes refoulés.

Il s’assit contre le mur, massant son front pour se rappeler de la dernière fois où il avait vu cette photo…Cette photo qui comptait tant pour lui, cette photo, seul témoin d’une période révolue, seul survivante de la trahison qu’il avait subit, seule bouée dans un océan de détresse…

Deux filles qui passaient dans le couloir se précipitèrent pour l’aider, minaudant après Uruha qui fulminait…
- Atsu-kun qu’est-ce qui t’es arrivé ?
- Ca va Atsu-kun ? Tu as peut-être attrapé froid ! Tu veux un café ou un ch…
….Et explosa.
- VOS GUEULE !!
Les deux filles écarquillèrent les yeux et recommencèrent à s’inquiéter de son état de santé, l’une d’elle posa sa main sur le front d’Uruha pour prendre sa température mais celui-ci d’un geste brusque du bras la repoussa et cela suffit aux jeunes filles pour qu’elles s’éloignent sans un mot, laissant le beau lycéen seul, se murmurant des remarques consternés, lui qui est si agréable d’habitude !
Lorsque la sonnerie retentit il était toujours assis au sol, la tête si basse que l’on ne pouvait voir son visage. Ses deux amis vinrent l’aider à ranger ses affaires sans lui poser la moindre question, ce n’est qu’en aidant Uruha à se relever que Kai constata que celui-ci venait de pleurer mais il jugea idiot de le lui faire remarquer et se tut car si l’on devait connaître un seul et unique trait de caractère d’Atsuaki Takeshima c’était bien qu’il ne supportait pas d’être l’objet d’une quelconque pitié.

Tous allèrent s’installer au fond de la salle, au grand soulagement de Ruki qui se fit encore plus petit qu’il ne l’était lorsque les autres entrèrent.
Uruha attendait avec hâte le cours de musique, se délectant d’avance de pouvoir ridiculiser le professeur avec son talent de jeune prodige en guitare. Il essaya de se concentrer sur cet objectif, le pensant assez puissant pour chasser cette photo de son esprit…Peut être était-ce mieux ainsi ? Peut-être devrait-il oublier ? L’oublier ?...
- NON !
Plusieurs élèves se retournèrent sur le beau blond, se demandant bien pourquoi il venait de frapper son bureau en hurlant. Le professeur, nerveux, lui demanda s’il ne se sentait pas bien mais ne fit aucune remarque sur le fait que hurler en cours n’était guère autorisé, après tout, il est le meilleur élève de sa classe et mérite le plus grand respect.
Ruki, surpris et apeuré par le cri, fit dérapé son stylo dont la mine se brisa et fit couler toute son encre sur sa copie. Le professeur pesta contre lui sous les éclats de rire des autres et alla jeter son stylo, le tenant du bout des doigts.
- Vous êtes vraiment maladroit Matsumoto !!
- Pardonnez-moi…murmura-t-il en baissant les yeux.
Kai le regardait avec tristesse depuis le fond de la classe, briser son crayon parce que l’on a été effrayé ne mérite pas des réprimandes, mais après tout, Ruki était l’un des moins bons élèves de la classe, il ne méritait guère le respect.

Lorsque la fin du cours sonna, dans un brouhaha habituel toute la classe se rendit en salle de musique. Un élève, désireux de faire le coq devant la gente féminine fit intelligemment un croche pied à Ruki qui s’étala au sol de tout son petit corps sous les railleries des autres qui lui marchèrent dessus sans aucun scrupule.
Une élève peut-être plus bienveillante empêcha un nouveau coup de pied.
- Arrêtez…Le pauvre…intervint une élève.
Ruki leva les yeux vers elle…De la pitié, c’était de la pitié qu’il voyait dans le regard de cette jeune fille. Comment lui en vouloir ? Il ne pouvait inspirer que ça…La pitié. Il était si misérable… Elle lui tendit la main et le jeune blond la prit pour se relever lui souriant tout de même, ces gestes de sympathie étaient si rares.
- Laisse tomber Yume il a l’habitude !
L’habitude…Ruki aurait aimé répliquer qu’on ne prenait jamais l’habitude d’être rejeté, l’habitude d’être considéré comme une tâche difficile à faire partir, d’être frappé, de ne plus compter ses hématomes, d’avoir une douleur insupportable au ventre chaque matin au réveil, de se regarder dans le miroir avec l’envie de se cracher dessus, Non, c’est un enfer perpétuel et personne n’en prend l’habitude.

Uruha avait regardé la scène d’un air absent, pensant toujours à cette fameuse photo, tachant de se rappeler comment il aurait pu la perdre. Et c’est en posant son regard sur Ruki qu’il se rappela de leur collision de la veille et à ce moment, il en était persuadé, la photo était dans son manteau blanc à ce moment.

Le petit blond se releva et sentit une main accrocher sa veste.
- Pas un mot…
Son cœur bondit dans sa poitrine pour engager une course folle quand il reconnu la voix d’Uruha dans son dos, tellement suave…Il se tut donc, la tête basse et les joues en feux. Kai se retourna, voulant intervenir mais Reita le prit par l’épaule et lui fit suivre le groupe.
- Ne t’en fais pas…Quand le prof s’apercevra qu’il manquera deux élèves il ira les chercher.
Dès que le dernier élève eut disparu au détour d’un couloir, Uruha passa ses bras autour du corps de Ruki et le parcourut de toutes part. Le plus petit se trouva paralysé par ses gestes, les yeux écarquillés. Il n’essayait même pas de le repousser, par peur mais aussi – et il en avait honte – car les mains de Takeshima sur son torse et, à présent, ses fesses, étaient plus qu’agréable.
- Où est-elle ?...
- De…Quoi ?
Uruha lui fit faire volte face et le plaqua au mur par le col.
- Le photo conna…
- Hmm…Matsumoto et Takeshima je présume ?
Le beau blond stoppa le coup de poing qu’il s’apprêtait à assener à Ruki et tourna lentement la tête vers la personne qui venait de l’interrompre.
Quelque part au milieu de ses entrailles, une alarme se déclencha et le rouge se diffusa jusque dans son visage. Il relâcha la pression sur le col de Ruki et le fit tomber sans prendre la peine de retenir sa chute.
La beauté sur jambe était là, devant eux, accoudé au coin du mur et les regardait, un léger sourire flottant sur ses lèvres.
- On attend plus que vous…
- Oui…Pardonnez-moi, répondit Uruha en s’inclinant avant de se rendre dans la salle de musique avec précipitation.
Aoi le regarda partir en souriant et s’approcha du plus jeune en l’aidant à se relever.
- C’est lui ton tyran ?
Ruki le fixa un moment, ne comprenant absolument pas ce que son seul ami pouvait bien faire au lycée.
- Je peux savoir ce que tu fais ici ?
- Hé ! Un peu de respect jeune homme, je suis votre nouveau professeur de musique !
- Toi ?! Joyama Suguru, le mec qui a juré ne plus jamais mettre les pieds dans l’enceinte d’une école ?
- Lui-même, répondit-il en tirant une révérence. Et je constate que tu sèches déjà mon cours, je suis vexé !
Il le frappa légèrement au derrière.
- Allez avance !
Tandis qu’Aoi marchait devant, Ruki sortit de sa poche arrière, cette fameuse photo qui avait rendu Uruha furieux. Il l’a remis, la peur au ventre, il ne lui avait pas voler cette photo et la lui rendrait volontiers, mais il savait parfaitement qu’Atsuaki ne le croirait pas ne serait-ce que par mauvaise foi et qu’il lui ferait payer de l’avoir trouver.

Des sons de percussions s’échappaient de la salle, accompagné par des exclamations d’encouragement et d’admiration, Aoi s’arrêta dans l’encadrement de la porte et regarda Kai se défouler sur la batterie qui trônait au fond de la salle, jouant avec une certaine adresse et fermeté un immense sourire ornant ses lèvres.
Ruki porta son attention sur Reita, dans son regard à lui, on ne voyait ni admiration, ni encouragement mais une infinie tendresse et de l’amour…Le genre de regard qu’il était sur de ne jamais recevoir.
- Et bien, je n’ai pas à demander à Yutaka de quel instrument il sait jouer, lança Aoi en frappant des mains.
Kai s’arrêta aussitôt et s’excusa en rejoignant sa place.
- Je ne vois pas en quoi jouer d’un instrument de musique mérite des excuses, tu joues très bien.
- Merci…Souffla Kai en souriant timidement sous le regard possessif de Reita.

Aoi s’installa à son bureau et examina les fiches de chaque élève, ignorant les murmures presque minaudant des filles et les airs jaloux des garçons, quel genre de professeur était-il pour leur voler leur succès auprès du sexe féminin ? Seul le regard d’Uruha était différent, en réalité, il essayait de le déshabiller à l’aide de ses yeux, imaginant ce qu’il pourrait bien trouver en dessous.
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mar 3 Juin - 20:30

- Bien, je vois que nous avons déjà quatre musiciens avec nous…
Des chuchotements d’étonnement circulèrent, tout le monde connaissait le talent de Reita à la basse, celui de Kai à la batterie et bien évidemment Uruha le guitariste mais qui pouvait bien être le quatrième ?
- Suzuki pouvez-vous me jouer un morceau ?
Le blond s’exécuta et joua d’une vieille basse sous le regard approbateur d’Aoi, puis ce fut au tour d’Uruha qui s’avança vers lui en roulant des hanches, geste qui échappa totalement au brun, plus intéressé par la fiche que par l’élève.
- Guitare…Intéressant, montre moi ce que tu sais faire !
Le blond lui sourit et prit une guitare pour jouer un morceau difficile avec une grande dextérité. Près de Ruki, une fille murmura à sa voisine.
- Atsu-kun est le meilleur !
L’ijime sourit, Takeshima était doué, mais ce n’était pas le meilleur guitariste qu’il connaissait…Loin de la.
- Vous jouez d’un instrument monsieur ? demanda une élève en faisant papillonner ses faux cils.
- Bien sur, sinon je n’aurais pas été employé. Tu permets ?
Il prit la guitare des mains d’Uruha et commença à jouer. Ce dernier écarquilla les yeux devant le talent de son professeur et son désir de l’impressionner se brisa, il ne lui arrivait pas à la cheville, on aurait dit que la guitare se pliait à ses désirs, comme s’il l’avait dompté sous ses doigts habiles. Et alors qu’il aurait du être piqué dans sa fierté et le haïr, il n’en fut que charmé davantage.
Lorsqu’il reposa sa guitare, tous les regards étaient fixés sur lui, transportés dans un autre univers.
Il alla se rasseoir à son bureau et reprit ses fiches.
- Et enfin, Matsumoto !
Tous les yeux quittèrent les professeurs pour s’agglutiner sur Ruki qui maudit son ami intérieurement, essayant de disparaître sous sa table.
- Guitare aussi, tu veux nous jouer un morceau ?
Le petit blond fit frénétiquement un geste négatif de la tête, toujours sous les regards de hiboux des autres qui n’en croyait pas leurs oreilles.
- Piano, c’est très beau ça !... Tu ne veux pas non plus... Alors, la batterie ?
Ruki refusa encore une fois et sentit un sourire de Kai se poser sur lui.
- Et, tu chantes, vas-y chantes !
- Non…
La plupart des élèves éclatèrent de rire rien qu’à l’idée d’imaginer le ijime derrière un micro, celui-ci baissa les yeux, honteux, sous le regard de son ami qui les rappela à l’ordre pour continuer son cours.
La sonnerie retentit et les élèves commencèrent à quitter la salle mais Aoi, plonger sur son travail rappela Ruki et Uruha.
- Takeshima, Matsumoto, restez ici s’il vous plaît.
Reita posa sa main sur l’épaule de son ami.
- On t’attend.
- Non c’est inutile. Il fixa Ruki. J’ai des choses à faire.
Celui-ci se fit tout petit, se maudissant d’avoir d’aussi petite jambe qui faisait de lui un piètre sprinteur.
- Vous désirez nous parler professeur ? demanda aimablement Uruha.
- Oui, je sais que vous avez tout deux un fort potentiel musical….commença Aoi.
Le beau blond regarda son camarade, retenant difficilement un fou rire.
- Et j’aimerais vous donner des cours du soir à tout les deux, le mardi et le jeudi ça vous va ?
- J’en serais ravi monsieur, répondit poliment Uruha.
Aoi leva les yeux vers Ruki attendant sa réponse, celui-ci hésitait, il en avait tellement envie…Mais le regard meurtrier de l’autre le mettait en doute.
- Matsumoto ?
- Heu…Je…J’en serais ravi aussi…souffla-t-il en évitant soigneusement le regard d’Atsuaki.
Le professeur lui sourit, satisfait et dispensa ses deux élèves.
Uruha leva les yeux au ciel en soupirant et prit ses affaires pour quitter la salle en saluant son professeur non sans le détailler du regard.

Ruki attendit qu’il soit partit et se rua vers son ami.
- Mais qu’est-ce qui t’as pris de te mettre prof ?!
- Je te fais honte ?
- Non mais je veux savoir !
- C’est simple, petit un : j’avais plus de travail, petit deux : j’aime la musique, petit trois :….
- Petit trois ?
- Un lycée…C’est rempli de lycéenne ~
Le petit blond ne put s’empêcher de réprimer un sourire, il connaissait le goût d’Aoi pour les jeunes filles et son physique avantageux lui promettait de belles conquêtes d’ici la fin du mois. Il le regarda quitter la salle et partir vers la salle des professeurs en sifflant, sa cigarette déjà coincée entre ses lèvres.
Après avoir réuni ses affaires et remit soigneusement la photo dans la poche arrière de son uniforme, Ruki sortit de la salle, la nuit était déjà presque tombée et tout le lycée s’était teint d’une lueur rougeâtre. En marchant dans le couloir, il entendit son nom et c’est en levant les yeux qu’il aperçu cette silhouette à la fois féminine et intimidante qu’il redoutait tant.
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mar 3 Juin - 20:48

Aoi, mon héros.
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 4 Juin - 19:02

Aoi est trop kakkoiiii !!! :lovely:


Je me rejouis de la suite =DDDDD
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Sam 7 Juin - 20:51

j'avais pas vu qu'il y avais du new, super ces deux épisode j'attend vite la suite
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Dim 8 Juin - 14:17

vite, vite ! Mets vite la suiiiite :kudasai:
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 11 Juin - 14:07

J'A.D.O.R.E !!!
C'est super bien ecrit et l'histoire est superbe !!
Et ce sont des chapitre qui font plus de 10 lignes !!
Je suis fan !!
La suiteuh !!
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 11 Juin - 15:26

oui la suite ! sa fait lontemps !!
ra un new fan ^^
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 11 Juin - 19:38

Vite la suiiite! je suis en manque de fic yaoi >w<

j'espere que tu va la mettre cette semaine =D
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Mer 11 Juin - 23:24

Vouii il le faut !
Je suis en manque !! Il me faut ma doze !
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Jeu 12 Juin - 21:40

Merci a vouuus ^o^

Chapitre 6


L’élégante ombre glissait gracieusement vers lui, ses courbes envoûtantes fascinaient Ruki. Des heures durant il aurait admiré cette silhouette si parfaite qui lui procurait autant d’envie que de terreur.
Un rayon de soleil mourant vint éclairer de toute sa lumière le visage angélique de son tyran dont les lèvres pulpeuses s’étiraient en un sourire aimable.
- Matsumoto ! Répéta-t-il en s’approchant d’un pas feutré.
Tout ce qu’il aurait eu à faire c’est reculer, partir, courir s’il le fallait mais il ne bougeait pas, pétrifié par ce sourire…Ce sourire qui ne lui avait jamais été adressé auparavant, ce sourire qu’il avait tant attendu malgré lui.

Uruha passa amicalement un bras autour des épaules de Ruki et l’entraîna à travers le couloir. Ce dernier trouvait la pression beaucoup trop forte pour être naturelle.
- Tu ne m’avais pas dit que tu jouais de la gratte toi aussi ! reprit-il d’un ton enjoué. C’est étrange, je ne t’ai jamais vu avec, j’ai vraiment hâte d’assister à ces cours particuliers, fabuleuse idée tu ne trouves pas ?
A vrai dire, le petit blond ne l’écoutait même pas, sachant parfaitement que ce discours n’était qu’un tissu de mensonge et d’hypocrisie pour mieux le piéger. Araignée, tissant doucement son poison de soie autour de sa proie.

Lorsqu’il vit le panneau bleu indiquant les toilettes pour homme, Ruki comprit avec horreur dans quel piège il venait de tomber. Dans une vaine tentative de fuite désespérée il se débattit, suppliant son bourreau de le laisser partir mais celui-ci ne lâcha pas prise, s’alimentant du supplice que vivait l’autre, n’éprouvant aucune pitié seulement le plaisir intense de faire le mal à plus faible que lui.
Ruki se mit à genoux, collant son front au sol.
- Pardonne-moi pour ton manteau, je n’ai pas réuni l’argent nécessai…
- Je m’en tape j’en ai déjà un autre.
Le plus jeune releva des yeux surpris sur son aîné qui écrasa sa tête sous son pied pour la lui faire rabaisser.
- Me regarde pas comme ça…
D’un coup violent dans le ventre il poussa Ruki jusqu’au mur ou il le souleva par le col, approchant son visage si près du sien qu’il pouvait presque sentir l’odeur chaude et suave des lèvres de son bourreau.
- Il me semble…Susurra Uruha. Que tu as quelque chose qui m’appartient…
L’ijime ne répondit pas, terrorisé, il tremblait violemment, dans l’attente de son châtiment.
- Je…
- La photo…articula Uruha contre son oreille, contenant sa rage dans chaque syllable.
Les larmes aux yeux, le petit blond sortit fébrilement le cliché de sa poche et le lui tendit, l’autre le lâcha sans ménagement et la lui prit, la fixant intensément il sourit tristement et caressa le papier du bout des doigts. Ruki s’inclina plus bas que terre n’osant pas s’enfuir de peur que la punition ne soit d’autant plus terrible.
- Je l’ai trouvé hier soir dans le couloir…Je te jure que je ne l’ai pas vo…
- Tais toi.
Il ouvrit une des cabines et jeta un Ruki en larmes au pied de la cuvette avant de ranger soigneusement sa précieuse photographie et de lui faire baisser la tête.
L’autre essayait de se débattre, le suppliant de le laisser partir mais la fureur d’Uruha rendait sa cruauté sans borne et il tira la chasse d’eau, regardant le petit blond bouger en vain, en proie à une terreur qui le faisait hurler.
La torture dura dix minutes. Dix minutes durant lesquelles Ruki subissait sa phobie sans pouvoir l’affronter, dix minutes durant lesquelles le peu d’air que lui laissait prendre Uruha n’était utile qu’à sa maigre survie, dix minutes durant lesquelles il crut apercevoir la mort lui sourire…Jusqu’à ce qu’Uruha en ai assez de jouer, il lâcha prise et sans une parole ni un regard envers le ijime il partit, reprenant sa démarche sereine et son visage angélique.

Libéré, soulagé, mais seulement pour un temps il le savait, Ruki laissa libre cours à ses larmes abondantes et dans un sursaut de nausée il se pencha de nouveau au dessus de la cuvette pour y vider ses entrailles.
Vacillant, il se redressa et se traîna jusqu’aux lavabo, le reflet que lui rendait le miroir était pitoyable, dénué de toute fierté, de tout sentiments, de toute humanité…Il n’était personne, il ne se supportait plus…Il ne supportait plus de se voir…Quel était cette chose minable en face de lui ? Ca ne pouvait pas être lui, non et pourtant...
Il lui cracha dessus et partit en courant.

~*~


Non loin de là, dans la salle des professeurs, Aoi s’amusait à fouiller discrètement les tiroirs de ses nouveaux collègues. C’est ainsi qu’il eu en sa possession, deux exemplaires de magasines pour adultes confisqués qu’il n’avait pas encore, félicitant le courage des élèves qui avaient réussis à obtenir des numéros aussi rares.
Il les rangea dans son sac à dos, aussi naturellement que s’il avait s’agit de manuels de physiques puis souffla une bouffée de fumée sur un panneau interdisant clairement la cigarette dans cette pièce. Il leva un sourcil et esquissa un sourire amusé avant de tourner sur lui-même pour pianoter d’un air distrait sur les bureaux des autres professeurs ouvrant les tiroirs verrouillés à l’aide d’une épingle à cheveux et y piochant tout ce qui était susceptible de lui plaire.
Enfin, lorsqu’il ne resta plus aucun casier vierge de ses mains, Aoi décida de jouer à son nouveau jeu : Le professeur sérieux et travailleur.
Les règles en étaient simples : s’installer confortablement dans sa chaise de bureau, sortir de son sac à dos un grand classeur noir et examiner consciencieusement les fiches de ses élèves afin d’évaluer leur capacité musicale.
- Canon la Fujisawa…Par contre le tour de poitrine...
S’armant de ses lunettes de vue, il chercha dans son classeur la photo de classe des premières B, s’attardant tout particulièrement sur les bustes des demoiselles.
- Oh misère…Pourquoi je ne suis pas né en Europe ?...
Sentant un regard sur lui, il leva brusquement les yeux et croisa les deux Iris dorée par le couché de soleil qui le fixaient intensément. En se redressant il reconnu le jeune homme (qu’il aurait facilement pris pour une jeune femme s’il n’avait pas eu cette carrure plutôt impressionnante) si doué à la guitare (mais qu’il avait tout de même terrasser par son talent).
S’apercevant qu’il s’était fait prendre, le jeune homme blond, baissa son visage empourpré et s’enfuit en courant.
Soulevant un sourcil devant la réaction de son élève, Aoi chercha sa fiche et regarda sa photo, car en plus d’être beau il était terriblement photogénique et s’il n’était pas sur et certains d’être hétérosexuels il serait immédiatement tombé sous son charme.
Son père était sous directeur d’une grande entreprise et sa mère au foyer, il jouait du violon et du piano depuis l’age de 5 ans et il excellait dans toutes les matières.
- Un gosse de riches…Qui poussent leur gamin à la perfection pour s’en vanter à leur soirée pompeuse…Charmant.
La feuille du dessous était le dossier de Ruki, et même s’il le connaissait par cœur, le nouveau professeur s’y attarda un moment : père simple employé, mère au chômage, bien qu’il était écrit « foyer ». Aoi savait parfaitement que le revenu du père ne suffisait pas à subvenir à leur besoins, notes médiocres, élève médiocre…Tout l’inverse de son camarade. Sur sa photo il ne souriait pas, mais son air candide donnait le sourire…Il ressemblait tellement à son frère, le même regard, la même bouche, la même forme de visage…
Aoi ne quittait jamais le précieux cliché de son ami dans son portefeuille, si souriant, qui aurait cru qu’un jour il contienne assez de désespoir pour mettre fin à ses jours.
Il compara les deux photographies en les mettant côte à côte. Il avait commis une grave erreur…Il n’avait pas mesurer l’étendu du chagrin de son meilleur ami, il n’avait pas su l’aider comme un véritable ami l’aurait fait et tout cela…Il s’en était rendu trop tard et aujourd’hui il devait tout faire pour ne pas recommencer, il devait tout faire pour aider son petit frère à s’en sortir.

Des bruits de pas de courses provenant du couloir interrompirent sa réflexion, le soleil avait pratiquement fini sa course et la pénombre prenait ses droits. Il aurait juré reconnaître la démarche de Ruki, mais le petit blond n’était-il pas censé être partie depuis longtemps ?
Pour s’en assurer il sortie dans le couloir, affreusement vide, seuls des bruits lointains de tuyauteries qui craquaient et de courants d’air gémissants se faisait entendre. Plissant le regard il cru apercevoir une ombre tapie dans le noir et sursauta violemment en la voyant disparaître.
- …Aoi, The Grudge, plus jamais.

Soudain, il entendit clairement cette fois ci, une chaise se renverser dans une salle de classe voisine. Il se figea, glissa en crabe le long du mur jusqu’à la porte et s’y plaqua, fredonnant l’air de Mission Impossible.
Avant de poser sa main sur la poignée il hésita, son instinct lui dictait de ne pas l’ouvrir mais sa curiosité le força à longer de nouveau le mur et se surélever pour lancer discrètement un regard à travers les fenêtres.
Ce qu’il vit manqua de le faire tomber, son visage exprima d’abord la surprise, l’ahurissement puis l’incompréhension pour s’achever sur l’attendrissement et un « adorable… » Murmuré.

Kai, assis sur une table, serrait dans ses bras la tête de Reita qui humait le parfum de sa peau sous sa chemise ouverte, les mains posées sur les fines hanches du brun.
- Ca alors…murmura Aoi tandis que Reita se redressait pour donner un baiser à son amant.
Le blond en voulant se rapprocher bouscula de nouveau la chaise tomber qui émit un crissement sonore.
Kai se détacha de lui et chuchota d’un ton sévère.
- Ha non ça suffit tu fais trop de bruit !
- Mais on s’en fout y a personne ! répliqua Reita en tentant de se ré emparer des lèvres de son batteur.
Kai le stoppa d’un geste de main et fronça les sourcils.
- Atsuaki a failli nous voir !! Tu imagines si tu ne l’avais pas vu à temps !
Le bassiste lui fit un sourire charmeur et approcha son visage du sien.
- Et bien justement, je l’ai vu à temps et maintenant il est parti…
Il embrassa de nouveau Kai mais d’une façon plus passionnée et entreprenante pendant qu’Aoi retournait à la salle des professeurs prendre son sac, hésitant…Lui n’avait rien dit, mais si c’était quelqu’un d’autre qui les surprenait ?...Il serait dommage de mettre fin ainsi à une si belle relation.
Il retourna donc dans le couloir, son sac a dos pendu à l’une de ses épaules et marcha à pas lourd jusqu’à la salle de classe où il se redressa légèrement pour constater que les deux amoureux ne l’avaient pas entendu.
Il maugréa et fit demi tour jusqu'à la salle des profs pour reprendre sa route, marchant avec l’élégance d’un pachyderme et raclant bruyamment sa gorge.
- Rei…Rei j’ai entendu quelqu’un !!
Aoi eut un sourire amusé et ouvrit la porte, ayant prit soin de leur laisser le temps de se séparer.
- Qui est la ?...Oh…Suzuki et….Yukata !
- Yutaka monsieur, le reprit Kai en lui souriant aimablement.
- Ha oui excuse-moi !...Que faites-vous ici vous deux ? Ca fait plus d’une heure que les cours sont finis.
- Heu…Nous étions en train de…
- A votre age, le coupa Aoi. Je m’enfuyait le plus vite possible du lycée pour aller fumer avec mes copains…Je ne comprendrais jamais les jeunes d’aujourd’hui…Suzuki as-tu de quoi te protéger au moins ?
Celui-ci parut surprit mais secoua la tête.
- Heu…Oui j’ai un parapluie…
Aoi fit la grimace et rigola en lui lançant un petit sachet.
- Je ne suis pas sur que ça rentre, ça c’est plus pratique ! A demain vous deux.
Il partit tandis que Kai s’approcha de Reita, devenu rouge comme une pivoine et lui prit le sachet des mains.
- C’est quoi ?...Oh…Un préservatif…Marmonna-t-il devenant à son tour cramoisi.


Aoi venait de sortir du lycée et marchait tranquillement, allumant une cigarette il entendit son nom prononcé et se retourna.
- Yutaka ?...
- Professeur…
Kai arrêta sa course, les mains sur les genoux, à bout de souffle.
- Vous connaissez Matsumoto ?...Je veux dire…Personnellement.
- Heu…Oui…Oui en effet pourquoi ? répondit Aoi légèrement sur la défensive, espérant que tout le monde ne soit pas au courant de leur relation amicale (qui pouvait être facteur de brimades).
- Tout à l’heure…Je l’ai vu partir, en courant…Il pleurait…
- Oh !...Je vais aller le chercher, merci !
Il commença à faire demi tour mais Kai le retint par le bras, le visage baissé, murmurant presque comme s’il avait peur d’être entendu.
- Il était avec Takeshima…S’il vous plait, retrouvez-le vite…Très vite…
Il fit demi tour et alla rejoindre son amant dans le bâtiment. Aoi le regarda partir, abasourdi et dès que l’ombre de son élève eut disparu il se frappa de rage et courut comme jamais.

~*~


Pour rentrer chez lui, Ruki devait traverser un large pont. Il aimait parfois s’y arrêter et regarder l’eau passer sous ses pieds. Ce jour là elle était plutôt agité, une tempête de neige se préparait et déjà les arbres les plus minces se pliaient sous le vent, leur arrachant leurs dernières feuilles.
Le petit blond en se penchant, en vit une tombée dans l’eau glaciale et flotter à vive allure jusqu’à ce qu’il la perde de vue…Ou était-elle aller ? Que l’attendait-il au bout de son voyage ? Etait-ce meilleur que ce qu’elle avait vécu ici ? Est-ce que lui aussi serait plus heureux la bas ?...Oui sans nul doute …Existe-il pire endroit que le monde où il vivait à présent ? Enfer aux allures de paradis, bourreau à l’apparence d’ange.
Son sac échoua sur le sol et malgré le vent hurlant il grimpa sur la rambarde et ferma les yeux, il ne devait plus hésiter, il ne devait plus penser, juste, sauter et attendre d’atteindre le seul bonheur qui lui serait accordé. Lorsque ses pieds quittèrent le pont il entendit vaguement son nom hurlé et des bras l’encercler. Sa tête heurta la rambarde et il perdit connaissance.

[Suite au prochain post]
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MessageSujet: Re: Ijime [The Gazette] Jeu 12 Juin - 21:41

~*~


A l’abri de la tempête de neige, couvrant les hurlements du vent par la 9ème symphonie, Uruha avait laissé ses devoirs de côtés pour s’abandonner à la prestigieuse mélodie qui emplissait toute sa chambre du génie d’un compositeur qui n’était pas lui. Il aimait l’écouter, pour se rappeler que lui n’était rien comparer à ce virtuose, qu’il n’était qu’un simple amateur parmi tant d’autres…
Etendu dans son lit, la pâleur et la perfection de sa peau se fondaient dans la douceur de ses draps. Ses iris fixés sur le vide exprimaient l’absence d’une lueur pétillante déjà oubliée.
Il était comme une fleur, pur et frais d’apparence mais au fond de lui-même il fanait, pourrissait inéluctablement,... Comme toutes beautés éphémère il avait été souillé par la dépravation, souillé par amour pour le mal, s’engouffrant dans un cercle de destruction qui ne connaissait d’autres fins que celle de sa vie.
Il descendit de son lit aussi gracieusement qu’un félin l’aurait fait, se donnant en spectacle à lui-même et s’avança vers son armoire qu’il ouvrit d’un geste brusque et doux. Ses doigts se baladèrent sur ses différents vêtements sans leur prêter la moindre attention et se pencha pour soulever un panneau de bois qui cachait un double fond. Tirant de cette cachette parfumée plusieurs vêtement soigneusement pliés il les déposa sur son lit et referma son armoire de la même façon qu’elle avait été ouverte, rien ne dépassait, rien n’était de travers, tout était parfait.
Une légère odeur de vanille et d’orchidée se dégageait du tissu. Vanille pour la douceur, orchidée pour la beauté et l’élégance, sa fleur préférée.
Il s’empara du premier vêtement de la pile, une jupe qui partait en dégradé, de sa hanche jusqu’au milieu de sa cuisse, noire parsemé de dentelles de soie et de nœuds de velours rouge. Il la regarda, un sourire léger flottait sur ses lèvres alors que le dégoût emplissait son âme. Silencieusement, le vêtement à la main il alla verrouiller sa chambre, se déshabilla entièrement devant son grand miroir et enfila sa jupe en fixant son reflet, insultant ce visage angélique qui le repoussait par sa laideur intérieure.
Vint au tour de sa deuxième parure, un corset victorien rouge imprimé de fleurs qui formait un léger sillage noir sur le tissu rappelant les liens de la même couleur entrelacés dans son dos qui se finissaient en un nœud surmontés d’une broche représentant une fleur rouge éclose. Il rendait difficile la respiration d’Uruha mais qu’importe…Il était beau c’était tout ce qui comptait.
S’en suivit une paire de longs et fins gants de velours noirs puis pour finir une paire de bas en résille d’un blanc éclatant qu’il mit sans baisser son regard envers son double qu’il voyait se corrompre sans pouvoir l’en empêcher.
Son habillage achevé il se contempla, rouge pour la sensualité, blanc pour la pureté qu’il n’avait plus et noir pour celui à qui cet ensemble était destiné.
Il passa ensuite au maquillage, poudrant son visage, agrandissant ses yeux de biche, soulignant son regard, mettant en valeur ses lèvres pulpeuses, il revêtait son masque de beauté suprême sous lequel il cachait tous ses sentiments humains. Et, enfin, après un s’être coiffée il s’orna de trois fleurs synthétiques blanches décorées de perles, l’une du côté gauche de son crâne, la seconde sur son bras droit et la dernière sur le haut de son bas en résille de gauche.

Le voila fin prêt…Il se regarda une fois de plus…Son ensemble valait une fortune il le savait, et le corset avait même été fait sur mesure pour lui, la broche de son dos lui avait été offerte, elle rappelait ses lèvres là ou on ne pouvait pas les voir…Il haïssait ces vêtements, il se haïssait.

La dernière partie de son déguisement était le camouflage, en effet, il lui fallait une heure pour se rendre de sa ville à Tôkyô et il était hors de question d’attirer l’attention, ou pire, de croiser une connaissance dans cet accoutrement. Accrocher contre sa porte il regarda son long manteau blanc… Blanc, encore quelque chose de pur et immaculé qu’il avait acheté pour cacher sa dégradation. L’enfilant il y ajouta deux bas en jean pour cacher ses résilles et enfin, une écharpe recouvrant la moitié de son visage, le reste étant caché par ses cheveux masquant son maquillage.
Après un rapide examen devant son miroir il prit sa précieuse photo sur son bureau et la rangea dans sa poche, évitant de la regarder pour qu’aucune larme ne vienne gâcher son maquillage.
Il s’apprêta à sortir de sa chambre mais la sonnerie de son portable le fit quasiment sauté au plafond. Fébrile, il le sortit de sa poche et répondit, dissimulant sa crainte, la photographie serrer contre son torse.
- Oui ?...
- Uruha !
- Oh…Reita, répondit-il, infiniment soulagé.
- Kai vient dormir chez moi, ça te dirait de venir toi aussi ?
Uruha baissa tristement les yeux, il aurait tellement aimé répondre oui, il aurait tellement voulu passer la soirée à regarder des films de Reita, pour finir à minuit sur du pornographique fraîchement importé des Etats-Unis en mangeant des chips et en buvant de la bière, en cachette.
- Non désolé…Je dois aller dormir chez ma sœur…
- Encore ?!
- Oui…Elle…Heu…Elle se sent un peu seule depuis que son copain l’a quitté tu comprends…
- Ha, oui je vois, c’est pas grave on remet ça à plus tard !
- Oui…
Le bassiste raccrocha et Uruha fixa son portable un moment, il aurait aussi aimé que Reita insiste, mais l’excuse qu’il lui avait donnée était indiscutable et c’était mieux ainsi car il n’avait pas le choix. Il commença donc son chemin vers l’enfer, sentant sa peur s’accentuer dans chacun de ses pas.
Sa mère qui faisait la vaisselle dans la cuisine l’entendit descendre les escaliers, et sans lever le nez de son lavabo elle appela son fils de sa voix douce et réservée.
- Shima-chan, où vas-tu ?
Uruha évita soigneusement la cuisine et se rendit directement dans le petit hall d’entrée.
- Je vais dormir chez les Suzuki…
- Tu as emmené toutes tes affaires de cours ?
- Oui maman…répondit-il en serrant ses poings qui tremblaient un peu trop fort.
- Très bien alors, amuse-toi bien.
Uruha ne préféra pas répondre et mit ses chaussures en vitesse pour sortir dans le froid, il avait toujours réussi à cacher son abominable secret à sa mère parfaite…Tellement parfaite qu’elle n’avait pas entendu le désespoir dans la voix de son fils, et le cri de détresse qu’il lui adressait, du plus profond de son âme.
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Ijime [The Gazette]

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