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au secours je suis une fille

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lanaine266
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MessageSujet: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:12

Les draps glissèrent le long de ses hanches, découvrant un corps bien musculé qui aurait fait tourné la tête à bien des jeunes filles. Ses yeux, d’une couleur peu habituel chez un hommes, se posèrent sur les toits, les nuages, pour se perdre bien au delà de la ligne de l’horizon. Il ne voyait rien seulement un visage aux traits fins, des cheveux blond vénitien un sourire moqueur…

Eiji….

Son cœur s’accéléra, le sang lui monta à la tête, un frisson parcourut son échine.
- Tsetusna ! Tu vas être en retard !
- Oui maman je descend !
A l’école, les examens, tout lui paraissait bien loin… Si sa mère savait…Si son père savait les désirs qui l’empêchaient d’avoir une vie normale , insouciante qu’ont tous les lycéens. Il prit son sac, salua sa mère et ouvrit la porte. Il était à l’attendre :
- alors marmotte, tu comptais hiberner ?
- désolé, Eiji, je n’ai pas très bien dormi cette nuit…

Tsetsuna ne se lassait pas de jeter de temps à autre des regards furtifs à son meilleur ami, juste pour avoir le plaisir de contempler son beau visage. Il vit ses lèvres et se demanda , avec une pointe de jalousie, si des filles avaient déjà goûter leur saveur. Il devint cramoisi en croisant le regard d’Eiji.
- Eh rougis pas comme ça , t’es vraiment timide ! Tu n’as pas changé depuis que tu es tout petit….
- C’est pas ça ! C’est la chaleur !
Eiji lui passa un bras autour des épaules, prenant la mine d’un conspirateur.
- A mon avis y a une fille la dessous ?! Allez dis moi ! Comment s’appelle t elle ? J’irai lui parler pour toi !

Tsetsuna souffrait , priait pour que le bras d’Eiji ne quitte plus ses épaules, rester ainsi tout proche de lui à jamais…
- Je suis sûr que c’est Misao. Moi celle qui m’attire, c’est Lina. Je la trouve trop craquante ! D’ailleurs, je vais me déclarer aujourd’hui ! Et toi ne tardes pas !
Tsesuna ne répondit pas laissant planer le silence, se détachant lui même de l’étreinte d’Eiji à cause de cette aveu. Eiji continuait à faire l’éloge de Lina sans se rendre compte combien son meilleur ami souffrait. Ce dernier se referma sur lui même, referma tous ces sentiments puis offrit son plus beau sourire à Eiji pour lui dire :
- Bonne chance, mon vieux !
- Merci !
Les cours passèrent. Tsetsuna ne vit pas Eiji de toute la journée. Il le vit que le soir. Il l’attendait, la tête baissé. Sur le chemin du retour, Eiji enfin parla d’une voix qu’il ne lui avait jamais entendu :
- Tu sais Tsetsuna, je me suis fait jeté… Et sais tu pourquoi ? Elle en aime un autre… Et cette autre c’est toi ! Bon dieu, si Lina ne m’aimes pas alors aucune fille ne m’aimera !
Et sur ces mots, Eiji piqua un sprint jusqu’à chez lui laissant Tsetsuna , le poing serré, n’ayant plus qu’un voeur : devenir une fille pour conquérir Tsetsuna et lui prouvait qu’une fille pouvait l’aimer. Il se mit à rire de lui même.. Vœu stupide que personne ne pouvait réaliser. Le soir, il dîna avec ses parents, fit ses devoirs puis tenta de joindre Eiji au téléphone mais celui ci ne répondit pas.
Si seulement je pouvais devenir une fille….

Le matin, il se leva , se rendit dans la salle de bain, se posta devant le miroir pour se faire la barbe . Le rasoir tomba de ses mains sur le sol. Sa mère accourut découvrir une superbe jeune fille à la place de son fils. Cependant, elle le reconnut à cause de sa tâche de naissance en forme de mouton sur sa cuisse droite. On tenta de trouver une explication. On finit par décider que Tsetsuna serait une cousine éloignée de la famille, rester à trouver un nom pour la jeune fille. On se rendit à l’école. On désinscrit Tsetsuna et on fit l’incription de Noesima, cousine d’Eiji. Noeisma du passer un uniforme de jeune fille et apprendre à marcher en faisant attention à ce que sa robe ne se soulève pas de trop. Tsetsuna entama sa première journée en tant que lycéenne une semaine après son inscrïption. Bien sûr, Eiji fut mis dans la confidence….
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lanaine266
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:13

Bien des lycéens avaient redouté le moment où il franchirait la porte de la salle de classe pour se présenter. C’était d’autant plus vrai pour Noesima.
- eiji me laisse pas !
- tout va bien se passer Tsets …. Noesima tu franchis la grille et c’est tout
- maiééééééééééééééé…
- je suis la mais t’accroches pas à moi comme ça !

tsetsuna sentit glisser sur lui les regardes admirateurs des lycéens, il les voyait pour la première fois comme de dangereux prédateurs en chaleur. Il s’accrochait au bras d’Eiji comme une bouée de sauvetage lorsqu’il surprit une rougeur suspecte sur le visage tant aimé. Le bras d’Eiji était plaqué contre la poitrine de Noesima, il sentait le rouge lui montait au visage.
- Baka ! lança Noesima en lui administrant une gifle magistrale sur la joue. L’instant d’après elle fuyait. Eiji admira ses longues jambes et
Arrête abruti c’est Tsetsuna, ton meilleur ami.. c’est un mec…. C’est un mec….c’est un mec se répétait il pour tenter de convaincre son corps qu’il ne devait pas le voir autrement que comme Tsetsuna. Entre temps, Noesima était arrivée à la porte de la classe, son cœur s’emballa…
Je l’ai frappé.. Je l’ai frappé… il va me détester…
Elle fut rejointe par Eiji qui la poussa dans la classe se méprenant sur la paralysie de Tsetsuna.
- allons c’est rien tu te présentes et c’est tout…
là au lieu de le réconforter, il sentit le stress monter en flèche en se rappelant qu’il devait se présenter.
-mais je dis quoi ? Je dois dire quoi ? sur mes goûts ? mes hobbies ?
- dis juste des trucs que font les filles habituellement
bien sûr cette conversation avait lieu à voix basse sous le regard médusé des élèves.
- Eiji à votre place. Mademoiselle présentez vous ! lança le professeur Ayame Nadsu
- Oui répondirent ils d’une même voix.
Silence le temps qu’Eiji s’installe et Noesima se lança .
- bonjour, je m’appelle Tse…. Noesima.. J’aimeeeeee…le foo … la cuisine… le sport… Natation….
L’instant d’après elle tomba dans les pommes. Ce fut le délégué de classe , Yuyu Kanami, qui dut la transporter à l’infirmerie. Elle se réveilla, le regard tombant nez à nez avec celui de Yuyu. Elle rougit, se détourna :
-merci.. Je n’était pas trop lourde, enfin j’espère
- Tu étais légère comme plume. On dirait une princesse
- Eh ?
- Dis moi princesse as tu un prince charmant ?
L’image d’Eiji s’interposa dans l’esprit de Tsetsuna (Noesima), ses joues se colorèrent.
- oui tu en as… Vous sortez ensemble ?
- non répondit il d’une voix blanche
- oh…dans ce cas, j’ai peut-être une chance…
- éh ?
ses lèvres s’avancèrent et déposèrent un doux baiser sur la joue rose de Noesima qui retint son souffle. Son cœur s’emballa.
- ça suffira pour aujourd’hui princesse. Je m’appelle Kanami mais appelle moi Yuyu..
yuyu partit suivit par l’ombre d’Eiji…
eiji ! il nous a vu ?
il retomba sur les oreillers.
Il m’ a embrassé… sur la joue mais c’est mon premier baiser…
Il s’endormit écrasé par toutes ses émotions.

Eiji sentit une drôle d’émotion lui serrait le cœur. Il revoyait yuyu embrasser Tsetsuna sur la joue encore et encore. Ca lui faisait mal.
Ce n’est rien .. Je vais me trouver une petite amie et ça passera…. Pensa-t-il
Une pensée désagréable suivit, le taraudant dessous la chair comme un vers :
Noesima enfin Tsetsuna aussi trouvera un petit ami sans doute ce Yuyu…
La douleur s’accentua comme si il avait une crise cardiaque.
Ce n’est rien…Ce n’est rien ….
Et pourtant il le savait ce n’était pas rien….
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lanaine266
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:13

Tsetsuna se réveilla avec la sensation désagréable que l’on épiait. A quelques centimètres de son visage se trouvait celui de Lina, la fille dont Seiji était amoureux. Elle le dévisageait en fronçant les sourcils :
- ya pas tu ressembles vraiment a Tsetsuna. Il suffirait de couper tes cheveux longs, que tu n’es pas de poitrine et….
- Normale tu sais bien que moi et Tsetsuna nous sommes cousins
- C’est étrange il ne m’a jamais parlé d’une cousine
- C’est parce que nous… il y a une dispute entre ma tante et moi mais… enfin entre ma tante et ma mère … elles se sont réconciliées et maintenant je vis chez ma tante…
- Il est où Tsetsuna ?

La c’était la cata ! Tsetsuna n’avait pas prévu de réponse (sans doute croyait il que personne ne lui poserait)
- c’est justement ce que je me demandais déclara une nouvelle venue
Misao venait d’entrer, timidement, elle s’approcha elle aussi du lit. Maintenant ces deux filles attendait une réponse.
- il … il … Il a décidé de vivre auprès de… de … une autre tante en Angleterre pour perfectionner son anglais….
- Et quand va-t-il revenir ?demanda t elle
- Je ne sais pas. Peut- être à la fin de l’année
- Ce n’est pas très claire répondit elle enfin je te laisse. Tu sais où je peux écrire à Tsetsuna, je…je dois lui dire quelque chose ajouta-t-elle
- Quoi ?

Lina devint rouge pivoine puis parti en courant. Tsetsuna soupira car il savait ce que Lina voulait écrire : une lettre d’amour sans doute. Maintenant c’était autour de Misao d’entrer en action :
- dis tu es… proche d’Eiji ? demanda-t-elle
- bien sûr puisque c’est mon ….
- Mon ?
- J’ai dit mon… je voulais c’est le meilleur ami de Tsetsuna et je venais souvent jouer avec eux.
- Est ce que tu sais si il… a quelqu’un ?
- Il n’a personne .
Misao fouilla dans sa poche et lui tendit une enveloppe. Même si Tsetsuna ne pouvait voir son visage, il devina qu’il rougissait. Elle partit. Tsetsuna alors ne se retint plus. Il laissa déborder sa souffrance. Misao aimait Eiji … Si Eiji sortait avec une fille pour oublier Lina alors se serait sans doute Misao car Misao avait toujours été une fille. Lui au fond demeurait Tsetsuna….
Eiji parut à la fin de la journée pour venir le chercher . Il vit immédiatement sur le visage de Noesima que quelque chose n’allait pas.
- est ce que ça va ? tu n’es pas venue en cours, j’étais inquiet et….
Sans prononcer un mot, Noesima se leva, tendit la lettre de Misao à Eiji puis s’en alla sans l’attendre . Elle ne voulait pas voir. Elle ne voulait pas entendre. Elle ne voulait rien savoir de ma réponse d’Eiji. Misao l’attendait devant la grille du lycée :
- ma lettre….
- Je lui ai donné. Salut !

Elle avait consciente d’être froide mais n’y pouvait rien. Yuyu la rejoignit. Elle n’entendit aucun mot de son baratin. Elle n’eut même pas conscience qu’il lui filait les cours de la journée. Elle rentra directement chez elle sans attendre Eiji. C’était la première fois, qu’elle rentrait sans lui. Si Eiji sortait avec Misao, qu’il en venait à aimer Misao et qu’il allait être heureux avec cette dernière… Tout en sachant qu’elle n’y pouvait rien, elle ne pouvait pas l’accepter… pourquoi était elle devenue fille si Eiji sortait et aimé une autre ? le soir, elle émit le souhait de redevenir un garçon mais le Dieu qui l’avait fait devenir femme, ne prêta aucune attention à sa prière, le processus ne pouvait être inversé. A minuit, son téléphone sonna :
« vous avez un nouveau message »
un sms d’Eiji. Elle pria tout en le lisant
pourvu que….
Le message lut, elle ferma le clapet ,son téléphone d’un coup sec. Elle avait mal, si mal…

« message d’Eiji :

salut, j’ai lu lettre de Misao. Je sors avec elle pr oublier lina
a+ demain
j’espère que tu iras mieux »
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lanaine266
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:14

Il n’avait pas envie de se lever. Il ne voulait rien hormis qu’on l’oublie mais sa mère ne l’entendit pas de cette oreille.
- bon maintenant ça suffit ! tu vas en cours !

elle l’arracha de son lit et poursuivit :
il y a un charmant jeune homme qui t’attend en bas. Ce n’est pas gentil de le faire attendre.

Son cœur se gonfla de bonheur mêlé à la souffrance. Eiji était en bas… elle le verrait mais il n’était pas pour elle. Elle attrapa une tartine beurrée , son sac et ouvrit la porte. Ce n’était pas Eiji… C’était Yuyu. Déçue, elle s’apprêtait à lui demander ce qu’il faisait lorsqu’il l’interrompit :
- je suis venue te chercher… Eiji est partie chercher Misao. C’est ma cousine. tu sais qu’ils sont ensembles ? ils forment un beau couple….
- Oui….
- Tu vas voir ce qu’elle lui a préparé pour déjeuner… Ca a l’air trop bon !
- Arrête…
- Je me demande si ils se sont déjà embrassés
- Arrête !
- Je….
- Je t’ai dit d’arrêter alors arrête ! hurla-t-elle

Elle fila droit devant. Il la rattrapa.
- tu es amoureuse de lui ? lui demanda-t-il
elle ne répondit pas. Il devina :
- ecoute…. Courir après un garçon déjà pris ça va te rendre malheureuse… si…si tu veux, je suis là. Pas pour maintenant mais plus tard…. Je t’attend lui murmura-t-il au creux de l’oreille tout en la prenant dans ses bras

puis il l’embrassa respectueusement sur la main. Il partit la laissant derrière lui, partagé entre la stupeur et encore la souffrance. Devait elle sortir avec Yuyu pour oublier Eij ? Non c’était impossible, elle ne pouvait pas l’oublier . jamais ! Cela faisait trop longtemps qu’elle l’avait dans son cœur… elle arriva en classe , découvrit le couple. Ses yeux croisèrent ceux d’Eiji qui détourna aussitôt les siens… Misao la vit et courut la saluer :
- salut Noesima ! merci de lui avoir remis, je suis si heureuse…..
en effet, elle le paraissait. Savait elle qu’Eiji ne l’aimait pas ? savait elle qu’il l’utilisait pour oublier la belle Lina ? cette dernière les rejoignit.
- salut vous deux !
- salut !
- dis Noesima…. Tsetsuna… a-t-il une petite amie ?

elle fut tenter de répondre oui juste pour voir son joli visage se déformer, elle avait fait souffrir Eiji .
- non il n’a personne…mais il aime quelqu’un ?
elle préférait dire la vérité à Lina pour ne plus qu’elle s’illusionne. Celle ci la dévisagea un moment et lui posa une autre question :
- la personne qu’il aime… ils….
- Non c’est un amour à sens unique. .. Il l’aime depuis si longtemps bien qu’il sache qu’ils ne pourront jamais être ensemble…

Ce fut Misao qui posa la question qui lui fit le plus de mal :
- et toi Noesima aimes tu quelqu’un ?

elle ne put le voir, ni le sentir. Eiji retint son souffle, involontairement son oreille se tendit, balaya toutes les autres conversations, tous les autres bruits pour ne se concentrer que sur la réponse de la jeune fille. Son cœur attendait lui aussi, s’accélérant …
qu’est ce qui m’arrives ? je ne dois pas écouter…. Je m’en fiches…
tenta-t- il de se raisonner.
La réponse vint :
- oui j’aime quelqu’un….
Aussitôt une image s’imposa à Eiji. Un baiser volé à la jeune fille par un certain jeune homme à l’infirmerie. Sa mâchoire se crispa, ses poings se serrèrent. Ce n’est quand repartant le soir , accompagnée de Misao, qu’il put mettre un nom au sentiment qu’il éprouvait lorsqu’il voyait Noesima et Yuyu ensemble :
La jalousie….
Il était jaloux…
Yuyu appela une voix
Il se retourna c’était Noesima. Elle se diriega vers l’interpellé et lui dit quelque chose aux creux de l’oreille… pour la première fois de sa vie, il eut envie de foutre son poing dans la figure de quelqu’un…
- aïe ! tu me fais mal cria alors Misao
il se tourna vers elle. Inconsciemment, sa main avait trop enserré le poignet de Misao
- excuse moi Misao… je ne me sens pas très bien….
- Tu as mal quelque part ?

Au cœur Misao, au cœur mais je ne puis point te le dire.
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lanaine266
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:14

Cela faisait plusieurs semaines qu’Eiji et Misao sortaient ensemble. Vu de l’extérieur, ils ressemblaient à n’importe quel couple normal mais en réalité, ils ne l’étaient pas. Jamais encore Eiji n’avait embrassé Misao. A chaque fois qu’il essayait l’image de Noesima s’interposait… Il avait donc decidé de s’éloigner de la jeune fille, limiter leurs entretien, mesurer ses propos, ses gestes. Une fois leurs mains s’étaient touchées, il avait ressenti comme une décharge électrique. Ses yeux s’étaient levés vers ceux de Tsetsuna, il n’avait vu aucun trouble, rien de rien, le néant. Etrangement cela lui avait fait mal..
- Eiji !Eiji tu m’écoutes ??
- Mm… désolé Misao, je… j’étais ailleurs…
Elle reprit son charabia. Toujours le même … insipide, ennuyeux… c’est alors qu’elle dit quelque chose… quelque chose sur Yuyu et Noesima… quelque chose dont il n’était pas au courant… avant il lui disait tout, il ne lui cachait pratiquement rien…
- répètes ce que tu viens de dire ! demanda-t-il à Misao
- c’est fatiguant, tu n’écoutes jamais ce que je te dis ! Je disais qu’hier Yuyu a emmené Noesima visiter l’aquarium, c’est romantique non ?
misao attendit en vain qu’il lui propose de l’emmener mais rien. Eiji s’était transformé en statue de glace, s’enfermant dans ses pensées. Pensées tournées vers une autre qu’elle. Au début, elle s’était dit impossible … Il ne l’aimes pas, c’est avec moi qu’il est… il est timide, il n’ose pas…. Puis l’impossible était devenu une évidence : Eiji l’aime… il ne m’aimes pas. Pourtant, elle s’entêtait dans cette relation, elle espérait qu’il change ses sentiments, qu’il se mette à l’aimer.. Elle attendait, attendait, encore et encore…ce n’était pas par naïveté qu’elle avait parlé du rendez vous entre Noesima et Yuyu… Elle voulait faire comprendre à Eiji que Noesima n’était pas pour lui mais pour son cousin… Que Noesima était amoureuse d’un autre. Elle les avait vu ensemble hier à l’aquarium et trouvait qu’ils formaient un beau couple. Eux, ils riaient, s’amuser et lorsque Noesima semblait triste, Yuyu faisait tout pour la faire rire… yuyu faisait tout ce qu’Eiji ne faisait pas. Bien sûr, elle ne les avait pas vus s’embrasser. Il lui vint alors cette idée de mentir à Eiji et de lui dire :
- je les ai même vus s’embrasser à l’aquarium. C’était un beau baiser…
encore une fois, elle attendit. Elle espérait qu’il l’embrasserait juste par impulsion, juste pour gommer l’histoire de ce baiser inventé mais rien… Au contraire, il se leva .
- Eiji ?
- Il faut … j’ai oublié que j’avais rendez vous avec l’entraineur de l’équipe, il faut que j’y ailles à toute à l’heure.
Ton trop précipité : mensonge. Il fuyait. Il courut jusqu’au vestiaire, ouvrit le robinet de la douche. L’eau glacée coula, comme une averse sur lui. Noesima à l’aquarium avec Yuyu… Noesima riant avec un autre que lui… Noesima…. Ses lèvres tendues vers un autre que lui… Embrassée par un autre que lui… Ses joues se colorant de plaisir… Son cœur battant pour… non ! non ! je ne veux pas !je… Noesima !
-eiji ! tout va bien ?
il se retourna. L’entraîneur l’avait entendu. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait crié ses pensées tant toutes ces images le torturer. Il se força à retrouver son calme :
- oui monsieur ça va. Je …
- pas de mensonge avec moi, pti. Si tu veux en parler, je suis là .
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lanaine266
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:15

Noesima repensait à son rendez-vous avec Yuyu. Il s’était mis en quatre pour la faire rire. Dire qu’elle n’avait accepté que pour lui faire plaisir… Elle s’était amusée, surtout lorsqu’il s’était planté devant un énorme poisson en s’exclamant :
- tu ne trouves pas que celui ci ressemble à madame Akami ? … Et celui c ‘est le prof d’histoire tout craché
yuyu avait un très joli rire, contagieux qui plus est. Bien vite, elle s’était mise à chercher elle aussi à qui ressemblait tel ou tel poisson. En suite, il lui avait payé une glace, succulente d’ailleurs. A ses côtés, elle se sentait sereine, oublieuse de son amour impossible. Il l’avait raccompagné jusqu’à chez elle puis il lui avait demandé :
- ai je une chance ?
elle n’avait pas répondu. L’amour pour Eiji était encore là. Elle avait failli lui envoyer un sms pour lui raconter sa journée. Elle ne savait pas très bien ce qui l’avait retenue. Sans doute, pour se montrer que le fossé entre Eiji et elle était réel. Après tout pourquoi lui racontait lorsque lui ne lui disait rien. Elle s’endormit rêvant malgré elle que ce n’était pas Yuyu qui l’avait invité mais Eiji. Elle se réveilla en sursaut, honteuse. Ce rêve s’était comme si elle trahissait Yuyu.. du moins le pensait elle. Aurait elle autant rit avec Eiji ? Elle n’en était pas sûre…

le lendemain, Tsetsuna était malade. Il découvrit ce que être une fille signifiait.
- MAMAN !MAMAN !J’AI MAL AU VENTRE !JE SAIGNE ! C’est quoi ce bordel ?!
Ne pensez pas que Tsetsuna n’avait jamais entendu parler de menstruations.. Bien sûr, il en avait entendu parler mais la première fois, cela surprend un peu, surtout lorsque l’on était un garçon avant.
- MAMAN , JE VAIS MOURIR ! APPEL LE MEDECIN !!!!
Il fallu une bonne demi heure pour expliquer à Tsetsuna que c’était normal, qu’elle n’était pas une mère indigne qui laissait sa fille mourir, qu’il ne risquait pas sa peau. Lorsque sa mère, d’un air triomphant, déboula dans sa chambre avec un paquet de serviette hygiénique, Tsetsuna souhaita que la terre explose. La dite mère regretta, un bref instant, de ne pas avoir pris un appareil photo pour immortaliser la tête que fit Tsetsuna lors de son entrée. Bien sûr, elle téléphona au lycée pour les prévenir que Noesima était malade et n’irait pas en cours.
Comme si cela ne suffisait pas, Eiji, inquiet de ne pas voir Tsetsuna en cours, débarqua le soir même. Oubliant dans son inquiétude, qu’il fallait frappé aux portes de chambres des jeunes fille avant d’entrer. Il entra alors que Tsetsuna était debout, en sous-vêtement, dans la chambre avec le paquet de serviette hygiénique dans la main, s’apprêtant à aller dans la salle pour changer de serviette. Les voisins, tranquillement, installés, prêt à passer à table, entendirent un cri :
- BAKAAAAAAAAAAAAAAA !
Et un :
- non attends, Tsetsu.. ! Non Noesima ! J’ai pas fait exprès ! J’ai oublié de …que tu étais… ! Je suis pas habitué !
et un :
- HENTAI ! BAKA ! JE VAIS TUER !
Puis il virent un jeune homme sortir de la maison voisine, poursuivie par une jeune fille en robe de chambre lui balançant brosse à cheveux, livres, rouleau à pâtisserie à la tête. Derrière la jeune fille, la mère riait aux éclats et tentait de calmer sa fille :
- Du calme, Noesima… il n’a pas fait exprès… Je penses qu’il s’inquiétait pour toi… alors pardonne lui….
Noesima se calma et dit à Eiji :
- je te pardonne à une condition….
- Laquelle ?
- Attends je réfléchis…ah si…Demain, je dois faire les courses, tu m’accompagneras, tu porteras mes sacs de course et tu me pairas un bon déjeuner !
- Eh mais attends je..Je n’ai…
- Sinon je raconte à tout le monde que t’es qu’un sale pervers !
- Mais ! Ce n’est pas vrai ! .. bon d’accord même si je hais les magasins…
- Ben c’est pas pire que ce tu m’as fait !
- Je t’ai dit que j’étais désolé !
Ils se dévisagèrent comme deux lutteurs, les yeux enflammés de colère. Eiji se calma en se disant que c’était la première fois, depuis longtemps, qu’il se retrouverait en tête à tête avec la jeune fille. Au fond, il n’était pas mécontent de la tournure qu’avait pris les évènements.
- a demain alors
- a demain… tu … Tu ne restes pas manger demanda Noesima
- non j’ai dit à mère que je rentrerais pour dîner
- okay
tsetsuna le regarda partir en regrettant déjà de lui avoir imposer cette condition. N’était ce pas dangereux pour elle ? Ne risquait elle pas de tomber encore de plus amoureuse d’Eiji ?
je n’aurais pas du…..
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:16

Elle était là. Ses longs cheveux noirs que le vent caressait à peine, ses yeux gris animés par une lueur inquiète de ne pas voir celui que l’on aime arriver, sa robe blanche moulant parfaitement son corps, son maintien provoquaient l’admiration de tous ceux qui la croisaient. Eiji se sentit parfaitement ridicule. Il n’osait pas l’approcher se cachant derrière un arbre, comme un gamin.
Bon Eiji elle t’attends… Faut y aller maintenant ! maintenant
Bien qu’il s’exhortait à sortir de sa cachette, il n’arrivait pas à faire le moindre mouvement. Il était toujours derrière son arbre quand un homme s’approcha de la jeune fille.
- bonjour ,mademoiselle, ça vous direz de prendre un verre.
- Je suis désolée, j’attends quelqu’un
- Vous attendez depuis longtemps ?
- Pas trop…
- Alors vous pouvez venir puisqu’il ne viendra pas !
- Il… mais lâchez-moi
Eiji s’apprêtait à sortir de sa cachette(enfin) pour aller secourir la jeune fille seulement une personne, que l’on attendait pas , fit son apparition.
- désolé, monsieur , elle ne peut pas vous accompagnez étant déjà prise… tu m’attends depuis longtemps ma chérie… Je suis désolé si j’ai eu du retard mais mon… de père a cru bon de me sermonner, tu le connais…
dépité l’homme s’en alla. Noesima remercia Yuyu tout en se demandant si Eiji avait finalement décidé de ne pas venir.
- yuyu…
- oui ?
- tu peux me lâcher maintenant !
- je peux mais je ne veux pas.
- Yuyu !
- T’avoir contre moi comme ça !
- Yuyu !
- Au fait tu attendais quelqu’un ?
- Oui ! J’attends Eiji ! Lâches moi si il nous voit comme ça Dieu sait ce qu’il va immaginer !
- … Bon je veux bien un baiser comme prix de consolation !
- baka ! Hentai !
Noesima rougit, gifla son sauveur qui la lâcha.
- tu me détestes, c’est ça ? Ma vie est finie… Je vais au fleuve…
- mais non je ne déteste pas ! Mais… Mais qu’est ce que tu comptes faire au fleuve !
- c’est vrai alors ça veut dire que tu m’aimes ! Bisou !
- non ! J’ai jamais dit ça !
- ah… Je vais au fleuve …
- arrêtes de faire l’andouille, tout le monde nous regarde !
- je vais au fleuve…
- non reste là. Je… je suis prête à faire n’importe quoi si tu t’en vas sans aller au fleuve ! J’ai rendez-vous là ! J’ai pas le temps de jouer !

un dangereux sourire s’alluma sur le visage de Yuyu, elle comprit qu’elle aurait mieux fait de se taire .
- tu as dit n’importe quoi ?
- enfin pas tout…
- donc tu reviens sur ta parole ?
- non
- bon je réfléchirais à ce que l’on va pouvoir faire tous les deux à toute !
- Yuyu !
- A plus tard !
- Mais !
Elle se sentit trembler. Eiji sortit de sa cachette de fort méchante humeur due à la jalousie.
- salut ! grogna-t-il
- euh salut… ça va ?
- oui on y va ?
- oui mais tu es sûr que ça va. Si tu ne voulais pas venir, il ne fallait pas venir .
devant l’air blessé de la jeune fille, il changea d’attitude, il ravala toute sa jalousie au fond de lui, comme si il avait un médicament. Il ne voulait pas la blesser.
Oublions Yuyu c’est avec moi qu’elle est aujourd’hui se dit il aujourd’hui… C’est si court… trop court… si seulement aujourd’hui pouvait être tous les jours… tous les jours avec toi….
- tu viens Esclave Eiji , n’oublies pas que tu dois porter les courses !
- oui chef ! dit il en prenant la pose du parfait soldat.
Le rire cristallin de Noesima retentit.
Il était si rafraichissant son rire… Riait elle souvent avec Yuyu ?
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:16

Noesima trimbala le pauvre Eiji à droite et à gauche, presque dans tous les rayons du supermaché. Enchantée d’être avec celui qu’elle aimait, elle aurait voulu que les courses durent à jamais seulement il fallait bien laissé Eiji soufflé.
- il est midi ! tu m’emmènes où ? lui demanda-t-elle
- quoi ?
- tu n’as pas oublié que tu devais m’emmener manger ?
- …non… on va chez happy’s Nana ?
- ouiiiiiiii !
- on est parti !

ils entrèrent dans un café charmant, datant du dix neuvième siècle. Ils commandèrent un bon petit repas et en dessert Noesima prit un parfait ( glace vanille, chocolat, chantilly) et Eiji un fondant au chocolat.
- délicieux ! Tiens goûtes Eiji
elle lui tendit sa cuillère remplie de glace. Eiji se sentit rougir jusqu’aux oreilles, comme une cocotte minute qui siffle.
- tu ne veux pas ? lui demanda-t-elle
contrairement à ce que l’on pourrait croire, il prit la cuillère et goûta la glace pour ne pas donner au monde une autre image que celle de deux amis venus se détendre après des heures de courses. Il ne s’attendait pas à voir surgir Misao. Elle les dévisageait très pâle, les lèvres tremblantes. Devant la tête d’Eiji, Noesima se retourna et aperçu Misao. Elle sentit l’air glacé lui pénétrer dans le cœur. Elle ne voulait pas blesser Misao. Aussi se leva t elle pris ses sacs de courses et lança d’une voix assez forte pour que Misao entende :
- merci encore pour les sacs ! Si tu n’avais pas été là, je ne sais pas comment j’aurais fait ! Je vais rejoindre Yuyu ! Merci pour la glace aussi !
elle s’arrêta devant Misao et lui dit :
- je te laisse, j’ai rendez vous ! Eiji m’a payé une glace pour me guérir de la chaleur, tu sais j’ai failli tomber dans les pommes ! maintenant ça va mieux à plus !
elle vit l’air soulagé de Misao . Elle sentit ses jambes la porter loin, très loin du café. Elle se trouva dans le parc où ils jouaient ensembles quand ils étaient petits. Ses larmes coulèrent, elle sortit son téléphone. Pour appeler qui ? Elle l’appela. Il vint. Elle pleurait encore lorsqu’il s’approcha d’elle. Sa main se tendit pour les essuyer.
- tu n’es pas faite pour pleurer… tu es faites pour rire alors s’il te plait ne pleures plus…
elle leva les yeux vers Yuyu. Il lui demanda la raison de ses larmes. Elle répondit :
- o yuyu… Je suis une horrible menteuse ! je… je mens à Eiji… je mens à Misao… j’aime Eiji et je lui fait croire que je l’aime toujours comme une amie… j’aime Eiji et je fais croire a Misao que j’aime Eiji seulement comme un ami…
puis elle raconta d’une voix entrecoupée par les sanglots sa demi journée avec Eiji. Elle raconta qu’ils avaient rendez vous pour les courses, qu’ils étaient aller dans un café.. I
- c’était si bien et puis…puis Misao est arrivée… Elle avait l’air de souffrir de voir Eiji et moi ensemble… Je n’ai pas pu… pu faire autrement..Je lui ai dit que toi et moi nous avions rendez-vous… que j’ai croisé Eiji par hasard… je suis idiote !
yuyu la dévisageait d’un air incroyablement tendre. Il ne supportait pas de la voir pleurer, aimer une personne qui ne l’aimerait jamais comme elle le voulait….
- bon je vois ce qu’il me reste à faire !
noesima surprise le regarda :
- que veux tu faire ?
- tu as prétendu que nous avions rendez vous ?
- oui
- tout a l’heure tu m’as dit que tu ferais n’importe quoi pour que je m’en aille ?
- oui mais… tu me fais peur
- allons y !
- où ça ?
il ne lui répondit pas, il attrapa la main de la jeune fille, lui fit traverser au pas de course la ville.
- et voilà !
ils étaient tout en haut d’une colline : une vue imprenable sur la ville. C’était magnifique !
- que c’est beau !
- je savais que ça te plairait. C’est mon coin préféré lorsque je suis triste, je viens là…
elle se tourna vers lui :
- triste ?
il lui sourit :
- tu crois que je ne suis jamais triste ?
- non mais je ne t’ai jamais vu que….
- Faisant l’imbécile ? l’un n’empêches pas l’autre, princesse…
Il s’approcha d’elle, la prit dans ses bras :
-yuyu ! qu’est ce que tu fais ? tu ne vas pas m’emb….
Il ne l’embrassa pas, il se contenta juste de rapprocher la tête de Noesima de son épaule d’une main.
- n’oublies pas que je suis là lorsque tu auras cessé de l’aimer…
puis il la lâcha puis parti sans se retourner. Elle contempla jusqu’à ce que sa silhouette disparaisse avaler par l’horizon…
quand j’aurais cessé de l’aimer….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:17

Misao s’assit tout naturellement en face d’Eiji.
- tu as rencontré Noesima par hasard ?
- oui je l’ai aidé à porter ses courses…
- tu es bien chevaleresque Eiji….
Il détourna la tête fuyant les yeux inquisiteurs de la jeune fille. Il ne voulait pas qu’elle sache ce qui le taraudait. Noesima était elle avec Yuyu en ce moment ? Dire que tout avait si bien commencé… Bien sûr, faire les courses l’ennuyaient profondément mais Noesima était si charmante. Il avait pu la contempler à loisir, la regarder seulement… la toucher comprenait un risque.. Lorsqu’elle avait ri, il avait résister à l’envie de la serrer tout contre lui, de l’embrasser… Puis puis il s’était dit non car un autre l’avait embrassé déjà , non aussi car il ne savait pas comment elle aurait réagi surtout que Noesima était Tsetsuna , son meilleur ami….
- tu l’aimes.
Trois mots qui coupa court à ses pensées, trois mots prononcés à l’affirmative sans aucune possibilité de nier.
- c’est bien ce que je pensais dit elle
ses mains s’avancèrent vers son visage, l’enchaînant pour éviter toute possibilité de fuite, l’obligeant à affronter son regard,
- Eiji, regardes moi bien, je vais sans doute te faire mal mais j’y suis obligé ! sache tout abord que je t’aimes ! C’est moi qui me suis déclarée et non Noesima ! C’est avec moi que tu sors ! maintenant que j’ai mis les points sur les i, voici ce que je vais te dire : Noesima ne t’aimes pas, ne t’aimera jamais… Elle ne sera jamais à toi… Son cœur que tu désire toucher , ses lèvres que tu désires embrasser… Quelqu’un les a déjà pris : Yuyu.
C’était si cruel d’entendre ce que lui même avait confusément pensé. Cruel d’aimer sans avoir aucune possibilité d’être aimé en retour. On dit que c’est beau l’amour, que c’est le bonheur d’aimer alors pourquoi ? Pourquoi avait il si mal ? Comme un automate, il se leva, le regard vide, délaissant le café oubliant Misao qui se disait « j’ai bien fait » . Il ne savait pas très bien où il allait.
Elle aime Yuyu
Elle aime yuyu
Tsetsuna est amoureux de Yuyu
Tsetsuna, Noesima et Yuyu…
Comment peut-il ? Comment peut-il nous faire ça ! A-t-il oublié que c’est moi qui le défendait à l’école ! A-t-il oublié que c’est avec moi qu’il était toujours fourrée ! a-t-elle oublié depuis qu’elle est devenue elle que j’existe ! pourquoi avec Yuyu qui ne connaît rien de sa vie ! qui ne sait pas qui elle est vraiment ! Pourquoi lui et pas moi !
Mais bien vite ses pensées prirent un autre tournant :
C’est de ma faute… je me suis éloigné… imbécile ! baka ! j’aurais du rester avec ! toujours avec elle ! je n’aurais pas du .. alors peut être… alors peut-être….
Désespéré, il en vint même à penser :
Si il est devenu une fille pour me faire souffrir alors…alors…il aurait mieux fait de rester un mec ! comme ça… comme ça… il serait encore avec moi !
Il entendit une petite voix alors lui murmurer :
Oui mais te serais tu aperçu de tes sentiments ?
Il trèbucha dans la boue. Il s’aperçu que ses jambes l’avaient conduit au parc où Tsetsuna et lui jouaient lorsqu’ils étaient enfants. Des souvenirs défilèrent droit devant lui : sa première recontre avec Tsetsuna, leur premier jeu, la première fois où il avait du se battre contre deux autres garnements qui avaient commencé à battre Tsetsuna… les larmes de souffrance et de grattitude de Tsetsuna. Son sourire qu’il retrouvait sur le visage de Noesima.
C’est fini… Notre amitié… finie…. Tout est fini….
Il s’appuya contre un réverbère. Il leva les yeux vers le ciel. Il pleuvait. Des gouttes sillonnaient son visage puis aller s’écraser parterre. Etaient ce seulement des gouttes de pluie ?
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:17

Parfois lorsque l’on se dit que la personne aimé ne nous aimera jamais alors on sent un besoin irrésistible de se sentir entourée pour oublier sa douleur. Après bien des larmes versées, on se résout à franchir le pas. On téléphone à l’ami qui nous a tant secouru et on lui dit :
- allô Yuyu ? je… crois-tu…crois-tu que tu pourras…me… le faire oublier ?
l’ami à l’autre bout du fil retient son souffle, il n’ose croire ce que cette demande sous-entend. Il a peur de ne pas comprendre.
- es tu prête à l’oublier ? demande-t-il
un temps de silence entrecoupé d’un sanglot qui murmure :
- oui… Je suis prête…parce que j’ai mal….
L’ami hésite un peu lui aussi puis il répond :
- si tu es prête à oublier cet amour alors fais le… Je ne peux pas encore…encore sortir avec toi si je sais que tu l’aimes… tu l’aimes cela se sent au son de ta voix…
des pleures.
- princesse ne pleures pas… je veux dire … on sortira ensemble mais comme amis d’abord puis …si tu arrives à l’oublier…à faire un peu de place dans ton cœur pour moi …alors.. on pourra sortir comme n’importe quel couple normal….
Noesima etait touchée par les paroles de Yuyu. Elle ne savait pas combien, il était sensible.
- yuyu ? tu es toujours là ?
- oui
- yuyu ?
- oui ?
- merci .. tu sais demain…je t’apporterais ton déjeuner…pour midi…
- j’ai hâte d’y goûter… a demain princesse
- a demain Yuyu et merci, merci beaucoup.
Les deux amis raccrochèrent : Yuyu qui n’en revenait pas de ce qu’il avait dit, Noesima ,de l’autre, qui se rappela un petit détail d’une importance capitale :
- MAIS BAKA ! JE SUIS BAKA ! JE SAIS PAS CUISINER !
L’instant d’après , elle dévalait les escaliers en criant :
- MAMAN !MAMAN !
Sa mère surgit de sa chambre à coucher, les cheveux en pétard, baillant d’un large baillement, en disant :
- Noesima… tu sais quelle heure il est ? il est minuit…
- Vraiment ? mais je…
- Je sais que tu révises tard mais de là à me tirer de lit pour une broutille…
- Une broutille ?! mais maman ! tu ne te rends pas compte ! Je ne sais pas cuisiner ! c’est affreux !
- Je ne vois pas ce qu’il y a d’affreux…surtout pour un ga… enfin oui c’est vrai tu es devenue une fille mais…
- Maman, je lui ai promis ! promis tu te rends compte !
- Promis quoi ?
- Promis de lui faire à manger pour demain midi !
- Tu … tu n’as pas fait ça ?!
- Si !
- Mais BAKA comment veux tu que je t’apprennes à cuisiner en moins de douze heures !
- Il a été si gentil avec moi ! que j’ai pas…j’ai pas réfléchi !
- Mais tu n’avais pas à réfléchir à ça puisque t’es un mec !
- Maman…
- bon va dans la cuisine ! je vais te montrer un truc facile à faire !
- Youpiiiiiiiiiiiiiiiii !
- Tais-toi tu vas réveillé papa BAKA !

Le dit « papa » arriva dans le salon en trainant les pieds et dit :
- je suis déjà réveillé et pourquoi des cours de cuisine à plus de minuit ?
- ta fille s’est mise dans un pétrin !

le déjeuner pour Yuyu fut terminé vers deux heures du matin car il y avait eu de nombreux :
« mais attention ça brûles ! »
« baka regardes ce que tu fais ! »
« maman j’y arriverais jamais ! » ( dit en pleurant)
« courage tu y arriveras »
elle y était arrivée mais au final elle était morte de fatigue. Il fallut en plus faire la vaisselle, ranger, nettoyer et se coucher. Noesima en contemplant le bento pour Yuyu éprouva une vive satisfaction et une légère inquiétude :
J’espère qu’il va aimer…
Elle tomba littéralement tout habillée sur son lit .
Et toi Eiji… comment réagiras-tu ? …. Tu t’en ficheras…parce que Misao t’aura préparé le tien et le sien il sera délicieux par rapport au mien… si seulement Eiji… tu pouvais me sourire comme avant…mais c’est fini… fini….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:17

Yuyu se tenait sur le seuil attendant Noesima. Il fut assez surpris par la tête de déterrée de la mère de Noesima, prête à se rendormir devant lui, comme ça , dehors. Elle se forçait manifestement à se tenir éveillée.
- beau temps n’est ce pas ?
- oui madame…
- une magnifique journée se prépare…
- oui … que fait Noesima ?
- euh… je vais voir… si tu veux entrer un instant….
- Je veux bien
Elle le conduisit au salon. Par la porte entrebaillée de la cuisine, il put voir une Noesima , sagement endormie devant son petit déjeuner.
-excuses-moi un instant, tu veux, je dois aller re réveiller ma crét… ma chère fille.
Aussitôt dit , aussitôt fait, la mère partit réveiller sa tendre fille.
- Noesima…Noesima… réveilles toi bong sang ! Noesima !
- Dormir….
- Tu avais cette nuit pour dormir mais il a fallu… alors assumes…
- …
- Yuyu t’attends !
Le nom du jeune homme la tira un instant du sommeil :
- yuyu ?
- oui !
- … qu’il m’attende encore 5 min… dodo…
- Noesima si tu ne te lèves pas, je tire ta chaise, tu m’entends ?!
- C’est bon j’y vais grogna-t-elle
- N’oublies pa le bento !
- Oui

Yuyu l’accueillit avec un grand sourire en la voyant arrivée. Elle rangea le bento dans son sac de cours. Il leva les yeux et…
- Noesima ça va ?!
- Hmmm…
- Euh on y va….
Il s’approcha d’elle et vit qu’elle dormait debout ! un dernier rappelle à l’ordre de sa mère la réveilla un court instant . Elle put parcourir au moins cent mètre avant de se rendormir… Yuyu dut la traîner par la main en se posant mille et une question sur la raison de cette « endormissement » de la jeune fille. En les voyant débarquer ainsi , tous les lycéens eurent la même pensée :
« un nouveau couple ! »
« ils sont mignons »
bêtement Yuyu sentit une soudaine rougeur au visage. Il tenta vainement de réveiller Noesima. Ils entrèrent ainsi dans la classe main de la main. Il eut un cri d’émerveillement ce qui eut pour effet de tirer complètement Noesima de sa torpeur. Elle ne comprit pas aussitôt les questions qui fusèrent :
« depuis quand ? »
« comment cela s’était passée ? »
« était ce romantique sa demande ? »
là elle demanda :
- mais de quoi…
s’interrompant en découvrant que sa main se trouvait dans celle de Yuyu. Elle se mit à rougir violemment et lâcha soudainement cette main bienfaitrice. Elle regagna sa place ne pouvant faire autrement elle du passer devant Eiji. Elle sentit son regard puis sa voix qui murmura :
- vous allez bien ensemble….
Son cœur manqua un temps, elle fut tenter de lui dire qu’il n’y avait rien entre Yuyu et elle. Les mots étaient déjà prêts à sortir de ses lèvres lorsque Misao déboula s’interposant entre eux deux.
- tu lui as cuisiné quoi à Yuyu ?
les mots moururent d’eux même. La présence de Misao lui rappelait qu’un mur se dressait entre eux deux. Si seulement elle pouvait le détruire ce mur seulement il ne pourrait jamais être détruit puisque sans le savoir, ils avaient décidé tous les deux qu’il fallait mieux oublier cet amour… Cet amour qu’ils ne croyaient non réciproque…..
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:18

Yuyu et Noesima montèrent les marches qui mènent au toit. Mille pair d’yeux envieuses accompagnait chacun de leur pas. Ils ouvrirent la porte.
- enfin seuls ! Je n’en pouvais plus ! s’exclama Noesima
- c’est vrai que c’est assez gênant… répondit Yuyu
- je pense que la rumeur a du s’étendre dans tout le lycée…
- en même temps… ils nous ont tous vu main dans la main ce matin…
- je suis désoléeee !
- bon pas grave… j’ai faim…

ils s’assirent l’un en face de l’autre. Le bento fut ouvert et Yuyu s’exclama :
- ça a l’air vachement bon ! Bon appétit !
- attends !
- quoi ?!
- je dois te dire que…que c’est mon tout premier plat alors si c’est mauvais…je comprendrais que tu .. ne te forces pas à le finir….

Yuyu la regarda d’un air tout tendre. Il comprenait maintenant pourquoi elle et sa mère étaient fatiguées. Elle s’était donnée tant de mal pour lui. Il lui sourit :
- je suis sûr que ce sera bon….
Il ouvrit la boite et découvrit : des onigiris !
- je suis désolée… C’est…je n’avais jamais… je débute en cuisine !
adorable… C’était la seule chose qui lui vint à l’esprit…
- c’ est très bon, j’adore ! s’exclama-t-il
il en prit un elle aussi, le mangea.
- tu sais tu me fais penser à ton cousin Tsetsuna .
noesima avala de travers manquant de s’étouffer :
- comment ça je te fais penser à lui ? Tu le connais ? parvint elle à demander en se demandant comment Tsetsuna pourrait le connaître puisqu’elle ne le connaissait pas avant ce jour
- je ne le connais que de vue.. mais il avait le don tout comme toi d’attirer les gens à lui… on le voyait toujours fourrer avec Eiji…
ça a bien changé maintenant pensa Noesima
- Comme tu l’étais… Vous rougissez de la même façon et tout le monde trouve cela kawaiiiiii… mais je te rassure je te trouve plus kawaiii que ton cousin
- Merci répondit elle d’une faible voix.
Et si je lui disais qui je suis comment ?Comment réagirait il ? se demanda-t-elle
La porte s’ouvrit. Misao et Eiji débarquèrent rompant le fil des pensée de Noesima.
- coucou vous deux ! Je suis désolée de briser votre intimité mais j’étais curieuse de voir ce que Noesima t’avais cuisiné Yuyu.
Yuyu contempla Noesima et Eiji qui s’ignoraient l’un et l’autre. Il y avait quelque chose qui n’allait pas… Pourquoi ne ressentait il pas du soulagement ? Pourquoi se disait il que les deux anciens amis cachaient quelque chose.
- tu en veux Eiji demanda Yuyu en lui tendant un Onigiri
Eiji le prit. Il ne la savoura pas, ne sentit pas le goût.. Il avait du mal à l’avaler. Il laissa tomber un :
- il est bon… Et toi qu’as-tu préparé Misao ?
triomphalement Misao ouvrit sa boite un bento . Il était superbe, chargé de nourriture succulente. Noesima sentit le soleil se cachait dans les nuages…..
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:18

Souvent pour conquérir un cœur amoureux d’une autre, on a tendance à déployer tous ses talents et les défauts de celle qui l’aime. Misao avait secrètement espéré que la cuisine de Noesima laissait à désirer… En contemplant ses misérables onigiris, elle se sentit triompher surtout à l’ouverture de son bento.
Regarde Eiji…
- tiens Eiji pour toi !
Elle le vit se servir, mangeait un peu et dire :
- c’est délicieux…
elle rougit de plaisir puis elle se tourna vers Noesima :
- tu veux goûter ?
Noesima répondit positivement à son offre. Elle goûta.
C’était délicieux…
Elle se leva pour aller contempler le ciel. Eiji la rejoignit. Il ne lui parla pas. Pourtant, leur pensée était la même.
Je dois lui parler… je dois lui sourire… je dois me conduire naturellement comme si rien n’avait changé….
Mais tout avait changé. Noesima se demandait si Eiji était finalement tombé amoureux de Misao…Après tout il était bien sorti avec elle pour oublier Lina. L’avait il oubliée ?
- ca se passe avec Misao ? demanda-t-elle soudainement
Eiji parut surpris :
- pourquoi tu me demandes ça ?
Noesima fit appel à toutes ses forces, elle devait lui demander pour mettre fin à tout espoir :
- tu n’es plus amoureux de Lina ?
Eiji ne la regardait pas. Son regard toujours sur l’horizon de peur :
- non je ne suis plus amoureux d’elle….
Le cœur se desserra un peu. Encore un tout petit effort à faire :
- tant mieux…. Tu es… es-tu… amoureux ….
Malgré lui, il l’interrompit. Malgré lui il répondit :
- oui …
de toi compléta-t-il en pensée.
Ses jambes l’emportèrent loin du toit, loin du couple Eiji et Misao.Elle descendit les escaliers qui mènent au salle de cours
Il l’aime…Il l’aime… se répétait elle.
Ses oreilles se mirent à bourdonner, sa tête à tourner, ses jambes tremblèrent. Elle se sentit partir en avant. Ses paupières se fermèrent… Elle tombait….
Si je pouvais mourir…
Des bras salvateurs l’entourèrent, la plaquèrent contre un corps. Ils tombèrent tous les deux… ce fut lui qui reçu le mur dans le dos à la place de Noesima. Elle entendit sa voix :
- Noesima ! Noesima !
Une voix inquiète dont les accents réchauffaient son cœur meutri.
Yuyu se releva sous le regard des spectateurs ayant assisté à la scène. Il souleva la jeune fille dans ses bras. Ses yeux se levèrent vers Eiji et Misao. Eiji avait le visage défait , pâle comme un cadavre. Misao était figé comme sous le coup d’une révélation. La voix de Yuyu chargé de colère tonna :
- NE T’ APPROCHES PLUS D’ELLE !
Alors qu’Eiji s’apprêtait à le rejoindre pour accompagner Noesima. Yuyu ne savait pas lui même à qui il adressait ce commandement. Il était anxieux, furieux de l’état de Noesima. Eiji et Misao s’écartèrent à son passage. Yuyu ne leur accorda aucun regard, toute son attention était reportée sur Noesima.
Princesse… je te promets… Je ne les laisserais plus te faire du mal… plus jamais !
La porte de l’infirmerie se referma sur eux….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:18

Yuyu veillait sur Noesima depuis son évanouissement, refusant de retourner en cours malgré le sermon de l’infirmière. Le visage blême de la jeune fille le préoccupait. Il tendit une main pour lui caresser la joue. Il suspendit son geste comme si il avait peur de salir sa pureté. Il soupira.
C’est douloureux le trop plein d’amour…
Même si il l’avait appris, il en souffrait à nouveau. Il avait aimé lui aussi. Dans une époque plus lointaine… Lorsqu’il était jeune et naïf.
Lina…
Il l’avait aimé, il s’était cru aimé. Mais Lina ne l’aimait pas. Elle était sortie avec lui juste comme ça… Elle n’avait aimé personne. Puis elle avait rencontré Tsetsuna, le cousin de Noesima. Elle en était tombé amoureuse. Follement amoureuse. Elle lui avait tout avoué, un soir. Il lui avait demandé :
- si tu ne m’aimais pas alors pourquoi es-tu sortie avec moi, hein ?
- yuyu je suis désolée avait elle sangloté
- Pourquoi ?!
- Je ne sais pas ! avait elle crié en prenant les jambes à son cou.
Yuyu avait mis trois semaines à s’en remettre , pour redevenir le Yuyu rieur, cool, apprécié par tous. Il s’était alors promis de ne plus tomber amoureux. Puis il avait rencontré Noesima à l’infirmerie : le coup de foudre. Il voulait la conquérir, lui faire comprendre qu’il était l’homme qui lui fallait. Il s’était aperçu qu’elle aussi aimait un autre. Il s’était aperçu aussi qu’elle souffrait de cet amour tout comme lui avait souffert d’aimer Lina sans en être aimé. Compassion, tendresse, prévenance avaient envahi son être. Il l’aimait.
Maintenant un nouveau désir s’allumait en lui : celui de la protéger. Il devait l’éloigner du couple Eiji Misao.
Pourquoi Misao était elle venue les rejoindre ? Que cherchait elle à prouver ? Et Eiji ? etait aussi Baka pour ne pas se rendre compte des sentiments de Noesima? Aimait il lui aussi faire souffrir la jeune fille ? Tester son pouvoir sur elle ? Non ça ne collait pas avec la pâleur soudaine de son visage lorsqu’il avait vu Noesima s’évanouir. Finalement, il doit être bête mais à ce point !
-mmmm
- Noesima ? Tu es réveillée ?
- Yuyu ? Qu’est-ce que….
- Tu t’es évanouie…
Le flash de l’aveu d’Eiji, sa chute dans les escaliers lui revinrent.
- Eiji…Il est amoureux de Misao. Il n’était pas amoureux d’elle lorsqu’il a commencé à sortir avec elle mais maintenant…
Elle ne put continuer, sa voix se brisa. Elle pleura. Yuyu lui caressa la tête en lui murmurant :
- c’est fini… ça va aller…la …la….
Les pleurs de la jeune s’apaisèrent.
- au moins maintenant je sais qu’il l’aime.. Peut être que ça va être plus facile de l’oublier…. Tu crois que j’y arriverais, Yuyu ?
- j’espère et je t’aiderais . Quoiqu’il arrive, je suis là près de toi.
- Merci Yuyu…
Yuyu était si gentil, si sincère avec elle alors qu’elle, elle n’était qu’un sale menteur. Elle ne pouvait pas continuer à le lui cacher. Elle devait lui dire son secret. Si il l’aimait alors il accepterait.
Si il n’acceptes pas alors je serais seul pour affronter ma douleur… J’ai peur de perdre ton appuie Yuyu. J’ai peur mais je dois tout te dire. Peut-être que tu ne me croiras pas… Peut-être que tu me haïras mais je ne veux pas continuer ainsi….
Ses mains se crispèrent sur les draps, sa décision était prise.
-yuyu…je dois te dire quelque chose lui dit elle d’une voix hachée
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:19

les mots restèrent coincés au fond de la gorge malgré son envie de tout avouer à Yuyu. Elle avait peur de se retrouver toute seule, peur de le voir s’éloigner d’elle, du regard qu’il poserait sur elle…
- Noesima… l’appela-t-il
Elle leva les yeux vers ce regard rempli de tendresse. Il lui prit la main , la pressa dans la sienne pour lui donner courage.
- Quoique tu me dises, je serais toujours là lui dit il
Elle versa des larmes d’émotion qui roulèrent sur cette main qui tenait la sienne.
- éh il ne faut pas pleurer comme ça … Je n’aimes pas te voir pleurer… continua-t-il en lui caressant les cheveux comme on le fait aux enfants pour les rassurer.
Alors d’une voix qu’elle reconnaissait à peine, bien que cette voix était la sienne, elle lui dit :
- yuyu… tu vas sans doute me croire folle.. Tu vas sans doute me détester mais je dois te le dire…. Je suis si contente d’avoir un ami comme toi… je t’aimes beaucoup, tu sais…..
- moi aussi je t’aimes mais pas comme une amie
- tu dis ça parce que tu ne sais pas mais quand tu sauras alors….
- Noesima, je te l’ai dit : je serais toujours là pour toi .

Les mots finirent par sortir sur un ton saccadé :
- yuyu, je suis Tsetsuna… Je suis un garçon… Je suis devenue une fille… Je sais pas comment… Je l’ai jute souhaité pour Eiji… Je t’en prie… Pardonne-moi…..

Yuyu le dévisagea avec incrédulité. L’image de Tsetsuna se fondit à l’image de la jeune fille. Sa première pensée fut de s’éloigner pour réfléchir. Pourtant lorsqu’il vit l’air misérable de Tsetsuna, il ne put s’y résoudre… Un sentiment de compassion l’envahit puis celui de l’admiration…
- tu es Tsetsuna ? tu sais, je ne peux pas te haïr… Car ce que tu as fait, tu l’as fait pour celui que tu aimais… Eiji, il est au courant ?
- Oui…..
- Comment tu as fait pour devenir….
- Noesima ? Je ne sais pas… Eiji venait de se prendre un râteau par Lina… Il était si malheureux… Il a dit qu’aucune fille ne pourrait l’aimer… La soir, j’ai souhaité mais sans vraiment le souhaiter de devenir une fille… Le lendemain matin, je me suis retrouvée dans le corps d’une fille….
- Ça n’a pas du être facile…
- Oui… C’était effrayant….
- ya rien a y faire. Je te vois toujours comme Noesima !
- tu me détestes ?
Yuyu la regarda. Non il ne la détestait pas… Au contraire, il l’aimait davantage…il sentait toujours son cœur s’accélérait, le sang lui montait au visage, l’envie de la protéger, l’envie de s’en faire aimer…
- non je ne te déteste pas… je t’aimes
elle avança alors son visage vers le sien puis l’embrassa sur la joue. Yuyu en devint rouge pivoine.
- Yuyu… Je te le promets , je ferais tout pour t’aimer….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:20

Tout le reste de la journée, Misao ne prêta aucune attention au baratin des professeurs, à celui de ses amies.
Ils s’aimaient
Ils s’aimaient
Noesima aimait Eiji
Eiji aimait Noesima….
Elle se rongea les ongles sous le regard horrifiée des jeunes filles à la mode.
Qu’est-ce que je dois faire ? se demanda-t-elle pour la énième fois. L’idée de tout révéler à Eiji lui était insupportable, elle ne voulait pas le perdre. Pas pour cette fille sortit d’on ne sait où.
Cette sainte nitouche ! Elle n’aura pas Eiji, jamais ! Il est à moi !
Soudain , un sourire mauvais glissa sur ses lèvres. Ses amies en frissonnèrent, inventant un prétexte pour s’éloigner d’elle le plus vite possible.
Dis moi Noesima pourra-tu résister au pouvoir de l’Ijime ? Il faudra juste faire attention à ne pas se faire découvrir, surtout par Eiji.
La jalousie, être envieuse de quelqu’un , la haine, tous ces sentiments se fondirent en un seul dans le cœur de Misao. Elle n’avait plus qu’une seule idée : détruire Noesima. Si elle réussissait, elle éloignerait définitivement tout soutien à la jeune fille, soutien représenté surtout par Yuyu.
Pourtant l’Ijime pouvait se retournait contre elle en quant de défaite alors c’est elle qui serait mise à l’écart, c’est elle qui serait brimée par les autres. Quelle belle preuve d’amour pour Eiji se dit elle pour se donner courage.
Elle rentra chez elle directement sans attendre Eiji , consumée par sa rage et par une confiance aveugle en elle même. Vite, elle grimpa les escaliers qui menaient à sa chambre. Elle alluma son ordinateur, ouvrit miscrosft world et réfléchi.
Que dois je taper ? Ah j’ai trouvé
Qui connaît le vrai visage de Noesima ?
Maintenant trouver une photo sur internet celle ci. Trouver la photo de classe où apparaissait Noesima, prendre son visage et le coller sur le visage de la photo d’internet. C’était une photo montage surlaquelle on voyait la tête de Noesima sur un corps d’homme nu. Elle fit quelque retouche. L’effet était saississant..
On dirait presque que ce n’est pas truqué
Elle envoya un message à Eiji pour l’excuser
« désolée Eiji de ne pas t’avoir attendu
je ne me sentais pas bien. Je ne penses pas
que je viendrais en cours demain. Je t’aime »
le lendemain, elle se leva de bonne heure, se rendit au lycée, escalada la grille de l’entrée. C’était l’heure où les femmes de ménages donnaient un coup de balais. Les salles étaient encore ouvertes. Elle entra dans la salle de classe et scotcha la photo avec le message sur le tableau noir, bien en vue de tout le monde…
tiens toi prête Noesima ce n’est que le début….
Elle réussit à sortir sans se faire voir et rentra chez elle avec le sourire du vainqueur. Une heure plus tard, tous les élèves entrèrent en cours et découvrirent la photo.
« pas possible Noesima serait un mec »
« arrête c ‘est ridicule »
« mais c’est vrai que le jour de son arrivée, elle est entrée dans le vestiaire des mecs »
« Il paraît que dans le vestiare des filles, elle se cache dans la douche pour se changer »
les commentaires fusèrent puis se turent à l’arrivée de Noesima. Elle même découvrit la photo. Aussitôt un groupe d’élèves l’assailli de questions :
« Noesima t’es un mec ? »
« Noesima t’es vraiment une fille ? »
La jeune fille se sentit trembler, palirent, avec soulagement elle vit arriver Yuyu. Il vit la photo. Il la délivra de ses assaillants.
- c’est ridicule, Noesima est vraiment une fille alors regagnez vos place.
Eiji lui même débarqua. Il vit la photo.
Qui a osé ? Qui .. Il n’y a que moi qui suis au courant alors qui….
Il interrompit ses pensées en découvrant le regard de la jeune fille posé sur lui.
Est-ce toi Eiji ? Pourquoi ?
A la réponse de Yuyu, une amie de Misao ( sa meilleur amie) lança :
- dis moi Yuyu comment sais-tu si c’est une fille ou un mec ?
tous les regards se posèrent alors sur le jeune homme et sur Noesima. Tous ces regards sur lesquels on pouvait la même question :
« vous l’avez fait ? »
l’arrivée du professeur les sauva temporairement. Eiji lança un bout de papier à Noesima. Elle se baissa pour le ramasser et lut :
« ce n’est pas moi, je te jure. Je n’en ai parlé à personne ! me crois-tu réellement capable de te faire ça. Je vais t’aider à trouver le vrai coupable. Courage, je suis avec toi »
Yuyu lui même lui lança un message :
« ne t’inquiètes pas, je te protège. Je t’aime »
Noesima leur adressa à tous les deux un petit sourire qui disait
Merci …
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:23

- Je l’ai dit à Yuyu lui déclara-elle
Suite à l’incident de la photo, Eiji alla retrouver Noesima sur le toit de l’école pour s’expliquer avec elle.
- je n’ai rien dit à personne lui avait il dit
et là elle lui lançait cette bombe au visage sans paraître le moins du monde soupçonneuse envers ce dernier.
- Mais pourquoi tu lui as dit ?! s’écria-t-il
- Il a été si gentil avec moi. Il était là quand je souffrais et….
- Comment ça tu souffrais ? Pourquoi tu m’as pas dit que tu…
Parce que je souffre à cause de Toi avait elle failli lui répondre. Eiji se mit à bougonner :
- t’as mon numéro, t’aurais pu m’appeler… mais c’est vrai tu sors avec lui… c’est normal que tu m’oublies… N’empêches j’ai eu si peur quand je l’ai vue tomber dans les escaliers… oui mais ils se sont embrassés alors c’est normal qu’il joue au chevalier servant…….
Noesima ne faisait pas attention à ce qu’il marmonnait. Quand soudain elle l’entendit parler d’elle et de Yuyu et surtout de leur soi-disant.
- attends un peur là, de quoi tu parles ?! Qui a embrassé qui ? Et je ne sors pas avec Yuyu c’est mon ami !
- alors si c’est ton ami, pourquoi tu l’as embrassé , hein !
- Moi embrasser Yuyu ? Quand ?
- Lors de ton rendez-vous à l’acquarium !
- Je ne l’ai pas embrassé !
- Alors c’est lui qui t’a embrassé ?!
- Non. Personne n’a embrassé personne !
- Alors il ne t’a jamais embrassé ?
Elle se rappela alors ce baisé volé à l’infirmerie et devint rouge pivoine.
- c’est bien ce que je pensais….
- Mais ça ne comptait pas, c’était sur la joue ! Et puis de quoi, tu te mêles ! Ca ne te regarde pas !
Trop tard, elle se rendit compte trop tard des mots qu’elle venait de prononcer, leurs poids….
- Eiji, je suis désolée… Je ne voulais pas dire ça, je….
Elle vit son regard se durcir, elle l’avait blessé. Il s’inquiétait seulement pour elle et elle, elle l’avait blessé. Elle voulut l’attraper par le bras pour l’empêcher de partir… Il se dégagea de son étreinte sans rien dire. Elle aurait préféré qu’il hurle, qu’il la gifle, qu’il la traite d’ ingrate, d’égoïste plutôt qu’il s’en aille sans rien lui dire…. La porte se referma sur lui. . elle se sentit coupable, terriblement mal. Elle se dit avec tristesse que si il n’y avait pas eu Misao alors elle aurait pu croire que seul la jalousie l’avait poussé à lui poser des questions sur sa relation avec Yuyu. Seulement, il y avait Misao.
Son téléphone sonna, elle décrocha espérant entendre la voix d’Eiji et de pouvoir lui demander pardon. Mais ce n’était pas Eiji….
« sale pute, tu t’en tapes combien ?! »
elle raccrocha se disant qu’il s’agissait d’une heure tout en se sentant troublée. Seconde sonnerie, numero inconnu toujours puis un
« alors on flirte avec les profs. Je t ‘ai vu avec Sensei à l’infirmerie… Tu l’as bien allumé le pauvre »
« salut cochonne, il paraît que t’aime de faire caresser dans les toilettes »
Epouvantée, elle lança son téléphone le plus loin possible d’elle. Elle s’élança à la poursuite d’Eiji. Elle le trouva en compagnie de Yuyu visiblement en pleine discussion houleuse… Elle se jeta dans ses bras en pleurs….
L’ijime continuait…..
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:23

Elle tremblait tout contre lui. Il sentait des frissons lui parcourir le corps, son cœur battre un peu plus vite, le sang lui montait à la tête. C’était idiot, parfaitement idiot d’éprouver ceci à cet instant. Avec effort, serrant entre ses lèvres les mots qui lui venaient, il la serra contre elle, comme l’aurait fait un ami. Ses yeux rencontrèrent ceux de Yuyu. Il disaient :
« je compte sur toi. Ne dis rien sinon »
et ceux de Yuyu lui répondaient :
« pour qui tu me prends ! Merde lâche la tu n’as aucun droit de la prendre dans tes bras ! »
- ça alors elle sort avec Eiji et Yuyu, j’aurais pas cru ça d’elle
- elle a dragué le petit copain de sa meilleur ami ?
- elle est amoureuse de lui et de Yuyu
la rumeur atteignait Yuyu et Eiji sans que Noesima eut besoin de révéler la cause de son désespoir. A présent, ils entendaient. A présent, la rumer les entachait. Non elle n’avait jamais voulu cela. Les pensées se bousculèrent dans sa tête pour n’en former plus qu’une :
s’éloigner s ‘éloigner d’eux pour ne pas leur faire mal
elle voulut fuir mais la main d’Eiji la serra avec violence. Elle tourna la tête vers lui. Elle vit ses traits déformaient par la colère. Et pourtant, elle l’admirait encore. Puis il cria quelque chose. Elle crut à que ses oreilles lui jouaient des tours. Elle sentit le bonheur la chauffer.
- BANDE D ABRUTIS VOUS AVEZ RIEN COMPRIS ! C’EST MOI QUI SUIS AMOUREUX D’ELLE !
Toutes les voix se turent. Toutes stupéfaites par cet aveu, sentirent mourir leur flots de méchancetés contre Noesima. Eiji emmena Noesima sur le toit. Yuyu les suivirent à distance. Le cœur bien lourd…
Ils s’aimaient donc…
Eiji et Noesima se crurent seuls.
- tu sais Tsetsuna… C’était pas prévu de t’avouer ça comme ça et…
Noesima se détourna pour lui cacher son visage et l’interrompit :
- tu es amoureux ….
- Oui mais je suis avec Misao… J’aurais pas…
Une larme glissa, une seule. Noesima l’essuya. Elle ferma ses sentiments bien au fond d’elle pour tourner un visage impassible presque froid vers Eiji.
- je suis désolée, je ne peux pas répondre à tes sentiments…
eiji eut un pauvre sourire, si pauvre qu’il en fallut d’un cheveu pour que Noesima révèle ses vrais sentiments.
-je sais.. je le sais très bien Tsetsuna. Mais tu sais, je serais toujours là.
Il l’embrassa sur le front puis reparti sans se retourner. Si il l’avait fait, il aurait vu le visage décomposé de la jeune fille. Yuyu la rejoignit d’ailleurs, complètement médusé par le comportement de la jeune fille. Il lui demanda :
- pourquoi ?
elle laissa un temps avant de répondre, un temps pour ne pas s’effondrer :
- Pourquoi ? parce que je l’aime. Si je lui avais dit maintenant, il aurait souffert à cause des autres. Mais ce n’est pas que pour ça. Je ne veux pas d’un aveu avoué comme ça dans ces circonstances ! Il a été obligé de le dire et je ne veux pas qu’il le soir ! je veux qu’il l’avoue librement, tu comprends !
Yuyu la prit dans ses bras. Elle le laissa faire. Il lui dit :
- si tu veux pleurer alors pleure c’est pire quand tu les retiens..
et elle pleura. C’ était des pleurs déchirants que la terre entière pouvait entendre.
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:24

L’aveu d’Eiji résonnait dans le cœur de Misao crevant l’amour qu’elle lui portait. L’Ijime semblait vouloir rapprocher les deux amoureux… Seulement, au lieu de saisir sa chance, Noesima avait rejeté Eiji l’écrasant sous sa soi-disant indifférence. Tout en la haïssant, Misao ne la comprenait pas. Elle, elle n’aurait pas hésité. Un goût de sang lui envahit la bouche. Elle s’était mordu les lèvres pour ne pas vomir à Eiji tout ce qu’elle ressentait envers Noesima. Elle le regardait s’avancer vers elle. Elle se força à sourire.
- salut ! Je t’ai préparé ton déjeuner !
- merci
il s’assit près d’elle, la tête dans les mains.
- Tu étais là tout à l’heure ? … ils l’insultaient… J’ai pas réfléchi… Je lui dit que je l’aimais… sans penser à toi… Je l’aimes…
Les mains de Misao se crispèrent la boite à bento. Tout à coup, elle l’entendit rire. Un rire triste comme l’hiver… Un rire de fou… Il continuait à parler tout en riant :
- elle m’a jeté… Je le savais pour elle et Yuyu… Et pourtant, j’espérais…..
elle aurait du le prendre dans ses bras, le consoler, lui dire que elle, elle l’aimait, qu’elle était là pour lui. Seulement une haine féroce lui creva le cœur. Elle décida de lui planter un pieu ,là juste dans son cœur comme il en avait planter en lui réitérant l’aveu fait à Noesima.
- tu sais… Eiji… Yuyu m’a dit qu’il allait partir à l’étranger pour étudier… Il a demandé à Noesima de l’accompagner et elle, elle a accepté…
- elle va partir….

Tsetsuna… je savais que tu partirais, un jour… mais pas si loin… tu t’éloignes … Tu t’éloignes pareil au vent et moi je ne peux pas t’attraper parce que le vent est insaisissable.. on ne peut pas attraper le vent… On a toujours été ensemble… Toujours et toi, tu t’en vas… Tu me laisses…
- Misao… Toi et moi… ça ne peut pas continuer… Je t’ai jamais aimé comme tu le méritais… Je suis un salaud qui a profité de toi… Je me croyais à amoureux de Lina.. Elle m’a jetée…Pour oublier je suis sorti avec toi… Et je ne suis pas tomber amoureux de toi mais d’une autre.. c’est pitoyable…. Je suis désolé, Misao, puisse tu me pardonner….
Il l’embrassa sur le front puis la quitta. Il s’éloignait.
Te pardonner, Eiji ?! Te pardonner ?! Crèves ! Crèves ! Je vous déteste toi et Noesima !Mais ça ne va pas se passer comme ça !

Tout son beau plan partait en vrille… Eiji ,au lieu de haïr Noesiman, lui avait avouer son amour .Elle tremblait de rage, ses yeux devinrent noirs comme deux ailes de corbeau. Elle ne se reconnaissait plus. jamais. Jamais elle n’avait autant éprouvé l’envie de faire agoniser deux personne. Même lorsque son père, un matin, avait quitté sa mère pour une autre . Même lorsque sa mère, au lieu de convaincre son mari de rester au moins pour leur fille, avait incliné la tête soumise et silencieuse, comme toujours.. Elles les avait haïs , tous les deux...mais pas aussi fort qu’elle haïssait en ce moment… Elle ramassa un caillou et le lança en direction du ciel… L’instant d’après, un oiseau tomba… Elle le prit, se dirigea vers le couloir où se trouvait les casiers des élèves… Elle trouva celui de Noesima… Personne… Elle planta l’oiseau mort sur le casier à l’aide d’une de ses baguettes qu’elle coinça dans une fente… Elle s’éloigna ni vu ni connu…
Demain elle irait s’acheté une nouvelle paire de baguette…il faudrait aussi qu’elle s’occupe d’Eiji….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:24

L’oiseau mort attira tous les regards, éloignant de Noesima , tous les autres élèves sans doute le pire : les professeurs. Tout le monde se tut. Eiji et Yuyu tentaient de vainement de leur faire entendre raisons.. La peur s’était logée laissant peu d’espace à la justice et au devoir. Eiji serrait les poings en voyant la pâleur du visage de Noesima. Pour elle, il avait décidé de s’allier à Yuyu. Plus question de rivalité. En voyant les yeux cernés du jeune homme, Yuyu était saisi d’un sentiment de pitié et de compassion… il se surprenait souvent à vouloir lui révéler les sentiments de Noesima. Il les ravalait à grand peine l’entourant d’une franche camaderie.
La cloche sonna, marquant le début des cours de l’après-midi. Lorsqu’Eiji ouvrit son cartable pour prendre le livre de mathématiques, il entendit comme un bruit de verre brisé, puis un bourdonnement effrayé. Effrayé, il secoua, retira prestement sa main : des guêpes s’attaquèrent à lui.
- A L AIDE ! AIDEZ MOI ! JE SUIS ALLERGIQUE AUX ABEILLES !
Yuyu et Noesima bondirent sur lui, l’entraînant loin des dards fatals. Il le sentirent s’affaiser sur eux. Ils découvrirent deux piqûres sur le bras droit. Très vite, ils appelèrent les secours, les urgences. Noesima tentait de garder son calme. Ses mains tremblaient, sa pensée semblait se bloquer sur la mort. Elle avait peur de voir Eiji décédé.
- ça va aller lui répéter Yuyu cachant ses tremblements sous un calme apparant.
Ils étaient là dans le couloir des urgences, attendant le pronostic. Les parents d ‘Eiji débarquèrent : mère en pleurs, père se répétant :
- qui a fait ça ? qui a fait ça ?
Noesima et Yuyu ne savaient répondre à leur question. Un médecin arriva, mine de circonstance : pronostic réservé. Il fallait voir si il passait la nuit. La mort planait pareille à l’oiseau mort sur le casier de Noesima.
Pendant ce temps, Misao savourait sa vengeance ne se rendant même pas compte de la gravité de la situation. Elle croisa des élèves et leur demanda la raison de lueur inquiétude :
- allons pourquoi êtes-vous inquiète ? Ce n’est pas quelques piqûres d’abeilles qui vont le tuer…dit elle d’une voix moqueuse.
Les deux la dévisagèrent et lui dirent :
- si justement Eiji est allergique ….
Misao se sentit pâlir, trembler, s’affoler :
- ce n’est pas vrai, il n’est pas….
- Si Noesima me l’a dit un jour répondit l’autre
Elles la quittèrent la laissant en proie à une peur au delà de tout. Ainsi si Eiji mourrait, elle deviendrait une meutrière… Soudain elle éclata de rire et elle se murmura :
- quelle belle carrière maman… que je tue une personne de plus… autant continuer… Noesima source de tous mes maux bientôt tu rejoindras Eiji….
La folie glissa sur Misao, pénétrant son cerveau.
Et si je retrouvais papa….
Le vent se leva de plus en plus fort, des bourrasques fantomatiques essayaient de raisonner la jeune fille … elle fit le sourde oreille, rentra chez elle et se mit à réfléchir à un plan pour faire disparaître Noesima à jamais de sa vue
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:25

Eiji était en proie à une fièvre terrible. Souffrant comme un danné, il sentait le parfum rassurant de la personne aimée. Elle était là près de lui, lui tenant la main, écroulée par l’inquiétude et le sommeil. Pourtant elle refusait de partir. Il aurait voulu la rassurer, lui dire de ne pas culpabiliser, que cela n’avait rien avoir avec elle. Une autre personne entra dans la pièce :
- Tu devrais rentrer Noesima, tu as besoin de sommeil disait Yuyu
- Non je refuse de le laisser ! C’est de ma faute si il est dans cet état !
- Ne dis pas n’importe quoi ! s’emporta Yuyu le seul responsable c’est celui qui a mis le bocal d’abeilles dans son sac !
- Alors ce n’est pas un accident murmura Noesima
Sa voix était devenue toute triste . L’idée qu’une personne ait pu attenter à la vie d’Eiji, la répugner même si elle savait pertinement que les abeilles ne s’étaient pas retrouvées par hasard dans le sac d’Eiji. Pour elle, les gens ne pouvaient pas tuer, se faire des méchancetés oui mais tuer quelqu’un, elle frissonna. Elle caressa le visage d’Eiji :
- C’est moi qui devrait être à sa place ,continua-t-elle, j’ai fait souffrir tellement de monde : toi, Eiji et sans doute la personne qui a….
- Tu n’as rien fait Noesima…
Tendrement, il la prit dans ses bras, la serrant contre lui. Elle lui fit penser à un papillon pris dans une tempête sans avoir compris pourquoi.
- Nous sommes tombés amoureux de toi… Toi tu n’as rien fait… tu as juste aimé….
- Je n’aurais peut-être pas du devenir une fille …. C’est à partir de là que tout est allé de travers…. Toi tu as été le seul point lumineux de cette vie fémmine….
- Tu es sûres ? As-tu oublié la déclaration d’Eiji ? Ne considères tu pas cet instant comme merveilleux ?
- Non bien sûr que non ! Je n’ai pas oublié ! Mais je te l’ai déjà dit ! Il ne m’aurait rien avoué dans des circonstances normales !
- Tu sais rien n’est normal , je te rappelles que tu es devenue une fille lui répondit il en souriant
- Oui c’est vrai…
- Tu peux aller nous chercher du café ?
- Oui bien sûr…
Noesima partit pour aller chercher le café laissant Yuyu et Eiji seuls. Yuyu se pencha tout près de l’oreille d’Eiji :
- Eh j’ignore si tu m’entends et j’espère que oui… t’as intérêt à survivre parce que la demoiselle souffre… Et lorsque l’on aura coincé celui qui t’a mis dans cet état, je te prie de refaire ta déclaration à Noesima… Je ne vais pas profiter que tu sois hors combat pour la séduire.. ce serait un peu déloyal, non ?
Noesima arriva au moment où Yuyu se relever. Il vit la mine de la jeune fille , rougit et lui dit :
- Ce n’est pas ce que tu penses je….
L’instant d’après, il recevait le café en plein visage. Il faut donc pour comprendre le geste de Noesima apporter un éclaicissement. Vous vous souvenez de la maniere dont Yuyu et Noesima s’était rencontrés ? La scène du baiser dans l’infirmerie s’ était interposé avec celle de Yuyu penché sur Eiji et dans son délire, elle crut que Yuyu avait ou avait voulu embrasser Eiji ( on ne sait pas pour qu’elle raison). Bien sûr, elle regretta aussitôt son geste et s’excusa auprès de Yuyu qui demanda un baiser en réparation. Et avant qu’elle ne put lui répondre, il l’avait bel et bien embrassé sur les lèvres, un baiser tout petit rapide mais qui avait réussi à affoler le cœur de la jeune fille.
- BAKA lui cria-t-elle en attraparant l’oreiller du lit voisin pour l’envoyer à la tête de Yuyu
- Mais c’était juste un petit baiser ! t’étais trop mimi !
- C’est pas une raison !
- Ecoute tu n’as qu’a immaginer que c’est Eiji qui t’a embrassé
- Baka ! A cause de toi, il va s’immaginer des trucs !
- Bon je vois .. Je vais réparer…
Eiji les entendait. Etaient ils vraiment ensembles ? Il sentit que quelqu’un l’embrasser sur les lèvres. Yuyu venait de l’embrasser. Si il avait pu, il se serait levé pour lui foutre le poing sur la figure… En voyant ce baiser volé, Noesima se sentit devenir rouge comme une pivoine… C’était la première fois qu’elle voyait deux garçons s’embrasser… Elle fonça directement vers le lavabo et se passa la tête sous l’eau froide….
- Noesima ! Noesima ! Reviens c’est rien un baiser….
Dehors la nuit soufflait des étoiles qui brillaient comme un espoir au find fond d’un océan d’incertitude.
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:25

Eiji ouvrit les yeux découvrant sa chambre d’hôpital, tout était blanc renfonçant son sentiments de solitude. Il jeta un coup d’œil au réveil qui trônait sur la table de chevet : Noesima et Yuyu devaient être en cours… L’infirmière entra, arrangeant les fleurs dans le vase . Son regard rencontra celui du jeune homme :
- Vous êtes réveillé ? C’est votre petit ami et votre amie qui va être content !
La remarque de l’infirmière le fit sursauter :
- Mon petit ami ?!
- Allons jeune homme, il ne faut pas être gêné. Nous sommes des gens ouverts à l’hôpital
- Mais.. Mais.. je n’ai pas de petit ami ! Et je suis pas.. Et pourquoi dites vous que j’en ai ?!
L’infirmière rougit :
- ah mais à cause du baiser, j’ai cru que… enfin voilà quoi…
Eiji sentit le rouge l’envahir se rappelant soudainement que quelqu'un l’avait embrassé…Suite à son interrogatoire dont il gratifia l’infirmière, il sur qui l’ avait embrassé : Yuyu ! Bien sûr, il avait eu des suspicions en entendant la conversation entre Yuyu et Noesima. Mais pourquoi l’embrasser ?! C’était de Noesima qu’il était amoureux, pas de lui ! Il eut le droit à ses médicaments qui eurent le don de le rendre groggy. Il s’endormit où il fit des rêves où Yuyu lui déclarait ses sentiments aussi lorsque Yuyu débarqua avec Noesima, il le gratifia d’un regard suspicieux… Noesima pleurait de joie.
- tu es réveillé ? Tu es… Seigneur, j’ai eu si peur…
- moi j’ai eu si peur pour toi répondit Yuyu en se pressant contre lui
- mais te colle pas comme ça à moi ! On va encore se faire des idées ! Et pourquoi tu m’as embrassé ?!
là il vit Noesima devenir rouge plus que pivoine et s’enfuir pour aller se rincer le visage à l’eau froide. Eiji se sentit honteux, voulu la rappeler mais Yuyu l’en empêcha en le menaçant d’un nouveau baiser :
- je veux te parler seul alors ou tu m ‘écoutes ou je t’embrasse
- arrière démon !
- Eiji tu as l’ai ridicule dans cette position alors reprend ton calme je veux juste te parler… Et arrête de me regarder comme ça je suis toujours amoureux de Noesima !
- Alors ce baiser….
- Tu vas pas en faire tout un plat ! Apparemment tu m’as pas entendu la dernière fois….Je te résume : Noesima était si inquiète pour toi, elle était tellement kawaiii, que je l’ai embrassé pour la première, c’était génial mais bon elle a cru que tu allais imaginer qu’elle et moi on sortait ensemble donc….
- Attends vous êtes pas ensembles ? Tu ne l’as pas embrassé à l’acquarium ?! Tu ne pars pas à l’étranger avec Noesima ?!
- Mais qu’est-ce que tu racontes ?! Je ne l’ai jamais embrassé avant, à l’acquarium, j’ai voulu mais j’ai atterri dans le bassin … et je ne parles aucune langue étrangère enfin si l’anglais mais je fais plus baragouiner que le parler alors….
- Mais pourtant on m’a dit que….
- Je sais pas qui t’a raconté ça mais ce n’est pas la vérité..
- Misao c’est Misao qui l’a dit… Je l’ai quitté, je lui dit que j’aimais Noesima…
- Je vois… Tu sais ça ne m ‘étonnerais pas qu’elle soit derrière tous nos problèmes
- Je n’ arrives pas à y croire…
- C’est parce que tu ne la connais pas… je penses qu’on ne doit rien à dire à Noesima….
- Je penses aussi, elle adore Misao…
- Je souhaite aussi te dire que concernant Noesima, je n’abandonnerais pas alors n’abandonnes pas non plus….
- Noesima m’a dit qu’elle…
- Ne penses pas à ça lorsque tout sera terminé, tu lui diras tes sentiments et moi. Bonne chance.
Lorsque Noesima revint, elle les vit se serrer la main puis Eiji voulu coller un pin dans la figure de Yuyu pour le baisé pris alors qu’il dormair et sans son accord seulement on ignore comment cela se produit mais on suppose que Eiji emportait par son poing, Yuyu se décalant pour ne pas le recevoir, ne pouvant pas contrôler sa chute, il tomba sur Yuyu lèvres contre lèvres… Eiji se releva prestement, s’essuya la bouche, rencontra le regard de Noesima qui s’enfuit pour la seconde fois en direction non pas du lavabo mais des douches car là le lavabo ne lui suffirait pas… Yuyu arriva par on ne sait quel miracle à se retenir de rire ce qui n’aurait pas été du goût de Eiji qui voulu courir derrière Noesima mais l’infirmière le menotta de ses mains et l’attacha au lit. Le pauvre malade, qui venait d’échapper à la mort mais l’oubliant, se débattit comme un forcené en criant :
- c’est un accident ! c’est accident !
vu sa fureur, l’infirmière crut bon de le shooter et ce qui arriva. Eiji, complètement dans les vapes , ne se rendit pas compte du retour de Noesima trempée jusqu’aux os. On dut lui trouver des affaires de rechange et la sécher. Une fois tout cela fait, elle s’assit au chevet d’Eiji.
Pendant ce temps, accoudé au lit, Yuyu les regardait. Il pensait à Misao. Il se rappelait du jour où elle était venue vivre avec sa mère pendant quelque temps avec sa famille. Il se rappelait comment par des petites phrases, elle avait humilié sa propre mère, comment elle avait violente envers lui, cassant les jouets auxquels il tenait le plus, se montrant méchante envers ses parents. Et ses dessins, si inquiétants, où elle dessinait un homme qui se faisait mangeait par des fauves, renversé par une voiture, se pendait…. On l’avait emmené chez un psy après.. On l’avait cru guérie.. On avait seulement cru… Il frissonna…. Qui sait quel piège préparé-t-elle ? elle était comme un loup affamé qui guettait les promeneurs perdus dans les bois, il n’y avait rien de plus terrifiant qu’un loup affamé…
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:26

Son téléphone sonna. Une voix se mit à chantonner :
« le méchant garçon au placard au placard.
Dedans il fait si noir, tellement noir,
Qu’il hurle, crie, appelle mais personne ne vient
Ni sa mère ni son père cédant au pouvoir de la reine
Je suis la reine. Personne ne vient, personne ne vient »
Un rire. Le téléphonne tomba. Son sourire blagueur s’effaça. Il revit le placard, il entendit les pleurs de sa mère et la voix pleine de haine de la petite filleL Il trembla, sa respiration s’accéléra.
-pas le placard pas le placard répétait il comme un autommate sous le regard pleine de stupeur d’Eiji et Noesima. Noesima s’approcha de Yuyu, voulut l’apaiser. Il la repoussa brutalement. Eiji se leva, aida la jeune fille à se relever. Tous deux découvrirent les yeux exhorbités de Yuyu .
- tu ne m’enfermeras pas dedans ! hurla-t-il à Noesima Plus jamais. Il s’approcha de la jeune fille l’air menaçant. Eiji tenta de l’arrêter mais affaibli par sa maladie, il ne put éviter le coup de poing de Yuyu en plein dans l’estomac. Yuyu se pencha vers Noesima, ses mains descendirent vers la gorge de la jeune fille, elle se resserèrent comme unétau. Noesima se débattit , découvrant un Yuyu qu’elle ne connaissait pas.
- Yuyu appella t elle
Il ne réagit pas.
- A l’aide dit elle
Il continuait à serrer. Elle allait mourir. Quelque chose avait projeté Yuyu dans le passé pour le transformer. Où était passé le Yuyu rieur, blagueur, cet ami qui l’avait toujours soutenue ? que devait elle faire pour le ramener. Ses mains s’aggripèrent à celles de Yuyu pour tenter de le faire lâcher prise. Eiji s’était relevé, fut de nouveau repousser d’un coup violent. Il tomba en arrière, il sentit ses paupières se fermaient. Il ne devaient pas… Il sombra.
Soudain Noesima eut une idée . d’une voix quasi éteinte, elle lui parla :
- Yuyu… les onigiris… tu te souviens ?.... l’acquarium…. Le baiser pris tout à l’heure….
L’étreinte autour de sa gorge se desserra un peu, elle continua :
- La colline où tu m’as emmenée… ton endroit secret… Je veux y retourner avec toi …. Je n’aimes pas te voir triste !
L’étreinte se dessera complètement. Reprenant son souffle, elle lui cria :
- Yuyu reviens moi ! je t’en prie ! je ne veux pas te voir souffrir !
Il était toujours sur elle, à demi relevé, reprenant peu à peur conscience :
- Bon dieu qu’est ce que j’ai fait !, s’exclama t il en penchant la tête, j’ai failli…. J’ai cru que tu étais elle…. Cette chanson, elle me la chantait lorsqu’elle m’enfermait…..
Il ne voulait plus voir Noesima, voir les marques autour de sa gorge. Elle allait le détester, c’était sûr. Pourtant, elle le prit dans ses bras, il sentit sa chaleur… ce cœur qui battait la chamade…
- La ça va aller Yuyu ça va aller. Je suis là lui répétait elle comme si il s’agissait d’un enfant. Il se mit à pleurer.
- J’avais si peur dans ce placard sanglota t il
Eiji se réveilla en entendant ses mots, il comprit. Noesima comprit elle aussi que Yuyu avait été maltraité. Elle découvrit son regard rempli de tristesse et de souffrance…
« tu crois que je ne suis jamais triste ? » lui avait il sur la colline lorsqu’elle avait du céder la place à Noesima.
Yuyu avait donc souffert, il en souffrait encore aujourd’hui. Un traumatiste d’enfance. Elle se demandait qui avait pu maltraiter Yuyu. Il était si mignon …. Peut être qu’un jour, il le lui dirait , tout comme elle lui avait avouer qu’elle était un garçon avant sa transformation. Elle prit une décision :
- Tu sais demain c’est samedi… On pourrait aller à la mer…ça te dirait ?
C’était une manière pour elle de lui montrer qu’elle lui avait pardonné. Pouvait elle vraiment lui en vouloir. Yuyu la dévisagea puis hocha de la tête. Une chaleur étrange se glissa dans le cœur de Noesima. Etrangement encore, son cœur s’accéléra. Yuyu se releva complètement ainsi que Noesima.
- Je suis désolé Eiji pour… Un jour, je vous raconterais … pas aujourd’hui, plus tard peut être…
Eiji lui donna une tape amicale dans le dos.
- T’inquiétes lui dit il
L’arrivée de l’infirmière coupa court à toute conversation. Noesima remonta le col de son manteau pour cacher les marques qu’elle avait au cou. La pauvre femme fut rassurée par les explications d’Eiji :
- Je suis désolé, j’ai voulu me lever , mes amis ont voulu m’en empêcher et on est tombé
- Et ils ont eu raison. Vous êtiez au bord de la mort et vous voulez déjà faire le fou ? faut il que je vous attache à votre lit ?!
- Je suis désolé, je ne recommencerais pas…
- J’espère pour vous, quant à vous, dit l’infirmière à Yuyu et Noesima, du balais ! les heures de visites sont déjà passées depuis longtemps !
Noesima demanda à Yuyu de la raccompagner chez elle. Il demeurait silencieux. Elle fit un détour par le parc sans qu’il s’en rende compte. Elle s’assit sur une balançoire .
- Yuyu tu me pousses ?allez !
Il lui obéit. Ils offraient un charmant tableau aux étoiles.
- Tu sais Yuyu quand j’étais petite… Je jouais dans le jardin… Mon père était perché sur une échelle pour monter sur le toit.. Je faisais la folle.. Je suis passé en courant, j’ai renversé l’échelle.. papa est tombé… J’ai failli le tuer….
Elle s’arrêta un moment de parler puis repris :
- Comme toi j’ai culpabilisé… je fuyais papa… Je ne lui parlais plus car j’avais trop honte… Pourtant un soir, il est venu me voir et il m’a dit : « mon gars, t’a fait une connerie, ça arrive à tout le monde. Broyer du noir, s’en vouloir, ça sert à rien. Il n’y a qu’un moyen de réparer : t’occuper de la personne à qui tu as fait du mal en la faisant rire, en jouant avec elle, en l’aidant…. Alors à partir de maintenant Yuyu, tu vas devoir t’occuper de moi !
Elle sentit la balançoire s’arrêter, les bras de Yuyu autour d’elle. Elle n’avait pas peur de lui. Curieusement, elle se sentait émue d’être dans ses bras. Elle l’entendit lui dire :
Merci
Une fois Noesima en sécurité chez elle, Yuyu rentra chez lui, le cœur plus léger, gonflé de gratitude envers Noesima. Oui, il lui racontrais… à elle seule…..il travaillerait à réparer sa faute tous les jours de sa vie parce que
Je l’aime….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:26

- Yuyu ! T’as vu il fait beau ! Regarde une mouette avec son petit !

Elle voyait bien à son air qu’il s’en voulait encore. Quoi de plus normal mais bon, il devait comprendre que hier c’était hier… Comme il continuait obstinément à contempler ses pieds, elle s’approcha de lui puis shoota dans l’eau l’éclaboussant. Les yeux pleins de rire, elle commença à lui envoyer de l’eau. L’effet désiré se produisit. Il rejoignit Noesima puis lui envoya de la flotte au visage. Essoufflés par le combat d’eau, ils s’arrêtèrent le temps de reprendre souffle.
- Noesima… pour hier… je…
- Quoi ? si tu t’excuse de nouveau, je t’envois illico rejoindre les sardines, d’accord ? Ecoute, aujourd’hui, je ne veux penser à rien, je veux que l’on pense seulement à ajourd’hui, efface hier, efface tout ! … C’est le monde à l’envers maintenant c’est moi qui doit te protéger… donc on oublie on se détend… d’accord lui dit elle en lui tendant la main.
Il saisit cette main secourable qui l’entraîna dans sa course effrénée. Courir jusqu’à ce que le souffle se casse pour oublier. C’est ce qu’ils firent. Ils s’arrêtèrent.
- ça va mieux ? lui demanda-t-elle
- oui.. j’ai même faim…
- c’est bon signe mais le pique nique ne nous a pas suivit….
- Je vais le chercher
- Non c’est bon j’y vais.

Elle reprit sa course. Elle semblait voler. Elle ne fut pas longue. A peine de retour, les bras de Yuyu se refermèrent sur elle et ses bras à elle sur lui. Yuyu cherchait tendresse et réconfort, elle pouvait lui donner. De nouveau, son cœur s’accéléra. De nouveau, un frisson la parcourut de la tête au pied. Mal à l’aise ou émue, elle se détacha de lui puis déballa le pique nique. Ils mangèrent.
- Dis Noesima….
- Quoi ?
- Je… commença-t-il puis il éclata de rire en découvrant le visage barbouillé de chocolat de Noesima. Elle rougit, s’essuya.
- Tu ris enfin Yuyu….
- Attend-il en reste un peu
- Où ça ?
Il avança la tête vers sa joue puis ses lèvres se posèrent sur le restant de chocolat.
- ici lui dit-il la gorge nouée

Yuyu sentit son cœur de nouveau battre, pour reprendre ses esprits, il commença à courir de nouveau. Noesima lui suivit, elle trébucha et tomba sur lui.
- Yuyu est ce que ça va ?

Il se retourna et la découvrit au dessus d’elle. Elle le regardait étrangement. Et comme si tout cela était naturel, les lèvres de Noesima se retrouvèrent sur les siennes. Il la serra tout contre lui jusqu’à en avoir le souffle coupé. Aussi soudainement que ses lèvres étaient descendues sur les siennes, elles se relevèrent. L’image d’Eiji s’était interposée entre eux.
- il vaut mieux rentrer tu ne crois pas ? lui dit-il
- oui il y a du brouillard, on ne voit pas bien.

C’était la première fois que Noesima l’embrassait. Elle marchait devant lui, il ne voyait que son dos. Il ne pouvait pas voir ses yeux pleins de stupeur qui se demandaient :
Qu’est ce qui m’arrive ? Qu’est ce que j’ai fait ?

Yuyu tenta de se raisonner.
C’est Eiji qu’elle aime…
Cette certitude, pour lui, lui fit comme un poignard au cœur… Pourtant, il se força à sourire et à échanger des banalités avec Noesima….
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MessageSujet: Re: au secours je suis une fille Mar 11 Nov - 19:26

Tout en observant Noesima, Misao ne pouvait s’empêcher de retenir un sourire diabolique sur ses lèvres. Elle sentit alors une main se poser sur son épaule. Elle se retourna.
- Oui ?
- Je peux te parler une minute ? lui demanda Yuyu
- Bien sûr…
Elle l’entraîna dans une pièce vide, plongée dans l’obscurité, prenant soin de prendre la clé sur la porte sans que Yuyu le remarque. Elle attendit qu’il entre.
- Qu’est ce que tu veux ? lui demanda-t-elle
Il lui faisait face, la dominant de toute sa taille et pourtant, elle n’en avait pas peur. Il avait été son jouet durant son enfance. Le jouet que l’on casse sans qu’il se plaigne… Elle le voyait toujours ainsi. Il méritait d’être puni pour oser courtiser ce démon responsable de tous ces maux : Noesima.
- Je sais que c’est toi la responsable de l’Ijime ! Tu te rends comptes qu’Eiji a failli mourir ?!
- Et alors si il était mort, cela aurait facilité tes affaires, non ?!
- Que veux tu insinuer ?!
- Oh je t’en prie, ne fais pas l’innocent ! Si Eiji était mort, tu aurais eu le champ libre avec Noesima… Quoi, tu n’y a même pas pensé dit elle en ponctuant sa phrase d’un rire moqueur
Elle vit l’horreur, le dégoût se peindre sur le visage de Yuyu. Décidément, c’était un crétin. Et lui la regardait, avec une envie de vomir. Jamais il n’avait pensé qu’elle était aussi abjecte, jamais… même lorsqu’elle l’enfermait dans le placard pour soi-disant le punir .
- Te rends tu compte de ce que tu dis, Misao ?! il s’agit de la vie d’un être humain ?! Bien sûr, Noesima l’aime ! Bien sûr qu’elle n’est pas amoureuse de moi mais mais je n’ai jamais pensé à tuer Eiji pour la conquérir ! Si Eiji mourrait par ma faute, je serais incapable de la regarder ! incapable de continuer à vivre !
- Tu es pathétique Yuyu… Que vas-tu faire m’arrêter, hein ?
- Je je vais essayé du moins….
- Et si jamais cela arrive…. Sais tu ce qui arrivera ? Noesima et Eiji se metteront ensemble et toi… Toi, tu seras tout seul… comme toujours…..
Misao vit son visage crispé , elle croyait l’avoir convaincue seulement il lui dit :
- Oui c’est vrai, je me retrouverais seul à nouveau…. Oui, je souffrirais sans doute de les voir ensemble mais… mais vois-tu je… du moment qu’elle sourit alors c’est bien….
- Que de beaux sentiments, Yuyu. Désolée de ne pas être comme toi… Moi, je compte bien les faire souffrir jusqu’à la fin… et je sais comment vous faire souffrir tous les trois…. J’ai passé tout le weekend à y réfléchir….
Puis soudain , Misao assoma Yuyu avec une lampe. Il s’écroula. Il vit avec horreur la porte de la salle se refermer. Il se revit petit garçon enfermé par Misao petite fille dans le placard. Il entendit la clé dans la serrure.
- Misao ! ouvre moi ! cria t il en frappant à la porte
O fait, il n’y a plus de lumière dans cette salle. Elle n’a jamais marché.
Elle l’entendit sangloter.
- Je me demande ce que penserait ta princesse si elle te voyait comme ça. Mais ne t’inquiètes pas, je me charge d’elle.
Soudain elle se mit à chantonner :
« le méchant garçon au placard au placard.
Dedans il fait si noir, tellement noir,
Qu’il hurle, crie, appelle mais personne ne vient
Ni sa mère ni son père cédant au pouvoir de la reine
Je suis la reine. Personne ne vient, personne ne vient »
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au secours je suis une fille

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