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DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir )

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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Mar 9 Déc - 19:58

Gniaaaa, la suite !!!!

Je veux trop savoir la suite !
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Mer 10 Déc - 1:37

L’homme sortit sa carte de flic. Il n’avait rien à faire, juste à le laisser entrer. Mon père l’invita à s’assoir. Les deux hommes, deux policiers, me suivirent dans la cuisine. Je fis le café sans me douter une seconde de l’horrible discussion qui se tenait dans le salon. Lorsque je revins, je vis le visage ravagé de mon père. Je laissais tomber les tasses au sol qui s’éparpillèrent en mille morceaux.
- Qui y a il papa ?! lui demandais je d’une voix plus banche que toutes celles que j’avais entendu auparavant.
Mon père se tourna vers moi. Il ne sembla pas me voir.
- Je prends mon manteau et je vous suis dit il
- Bien monsieur lui répondit l’inspecteur.
Je regardait l’inspecteur espérant que lui répondrait à ma question silencieuse. Pas de réponse. Rien même pas un « désolé » même pas un « ne vous inquiétez pas », ou encore un « ce n’est pas votre affaire ». Les deux policiers revinrent de la cuisine, l’un deux avait dans la main le flacon d’aspirine de mon frère. Il le tendit à son supérieur.
- Ya plus qu’à le faire analyser mais je sais déjà ce que sais dit l’inspecteur.
Les deux policières m’ignorèrent royalement. Mon père revint.
- Attends moi là me dit-il
Il n’ajouta rien de plus. Son chapeau cachait ses yeux aussi ne puis je lire ce qu’il me cachait. Ils partirent tous les quatre me laissant derrière comme si j’étais un être complètement stupide qui ne comprenait rien.
Que faire ? Appeler ? Qui ? Seb ? Non on n’est plus ensemble … Mélanie, l’ex-petit amie de mon frère… Non c’est stupide...
J’appelais le portable de mon frère.
« Salut vous êtes bien sur le portable de ****, je ne peux pas vous répondre pour le moment alors laissez moi un message »
Il a du l’éteindre.
J’attendis deux heures avant de refaire une nouvelle tentative.
« Salut vous êtes bien sur le portable de **** »
Une demi-heure après.
« Salut vous êtes bien sur le…… »
Un quart d’heure après.
« Salut vous êtes bien sur le…. »
Et papa qui ne rentre pas… appeler papa, je dois appeler papa pour….
« Bonjour, vous êtes sur la messagerie du ******, veuillez laisser un message après le bip. Biiiiiip ».
Nouvelle tentative auprès de papa.
« Bonjour, vous êtes sur la messagerie du****….. »
Pourquoi ? Pourquoi personne ne répond….. Aïe !
Le sang se mit à couler le long de mon doigt. Je m’étais coupée en essayant de ramasser les débris des tasses cassées.
« Salut vous êtes bien sur le portable de****….. »
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Mer 10 Déc - 17:46

Gniaaa, c'est triste !!

La suite vite !
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Mer 10 Déc - 22:04

- Papa ! m’écriais-je en voyant mon père de retour
Je sentis la stupeur glisser en moi lorsque je vis combien papa semblait avoir vieilli cent ans. Il s’affaissa dans le fauteuil, comme un patin désarticulé, la tête dans les mains.
- Pourquoi ? se murmura-t-il Pourquoi je n’ai rien vu ?!
Les larmes coulèrent de ses yeux, sans plus pouvoir s’arrêter. Je compris sans qu’il eût besoin de me le dire, le sort de mon frère. La vie était si cruelle. Je ne puis vous dire quel fut exactement mes sentiments. Je me sentais comme une amnésique qui se souvenait de son frère au moment même où celui-ci s’était effacé lui-même de la vie.
- Papa… murmurai je
J’aurais voulu sentir sa chaleur, qu’il m’apporte du réconfort. Seulement comment pouvait-il m’apporter ce réconfort dont il se sentait déshabiter ? il évitait mon regard comme si ma vue lui était insupportable. Finalement, il se leva en me disant :
- J’étais à la morgue….
Puis il s’en alla fuyant les questions qu’il croyait que je lui poserais : pourquoi était-il mort ? Comment est-il mort ? A-t-il souffert ? …. Toutes ces questions, j’en connaissais déjà la réponse.
- Pourquoi ? me demandai-je à voix haute.
Je montai les escaliers, la tête et le cœur lourd. Arrivée sur le palier, j’ouvris la porte de sa chambre. L’odeur de son parfum me monta aux narines. Je ne pleurais pas. Je ne pouvais pas pleurer. Je m’asseyais sur son lit cherchant à ressentir la tendresse dont il pouvait ressentir à mon égard. Le froid seul remonta le long de mon échine. Je vis alors le tiroir de sa table de nuit à moitié ouvert : un livre reposait comme un dernier mot d’adieu. Je le pris.
Je ne savais pas que tu tenais un journal intime ****
Je constatais alors que la première date inscrite était celle de la mort de maman.
« je n’ai rien pu faire. Elle est morte en m’adressant un seul regard. Elle me disait « désolée, occupe toi d’eux. Je me suis approché pour récolter entre mes bras son dernier soupir. J’appelais les urgences tout en sachant que c’était inutile. Papa et *** , qu’ont-ils pu penser de moi. Assassin ! je suis un assassin ! J’ai tué maman ! si je n’avais pas tardé à l’école, si je n’avais pas discuter avec**** alors peut-être maman serait envie. Ce qui me fait tenir c’est papa et***, je dois tenir pour eux, les aider à avancer.
Maman, pardonne-moi, je suis un incapable »
Tous ces mots de désespoir, de culpabilité, était-ce vraiment lui ? L’espace d’un instant le doute se glissa en moi. Et pourtant c’était bien son écriture qui me jetait à la figure combien je m’étais trompée sur le véritable sens de sa froideur.
Décidemment, tu ressembles tant à maman. Cacher votre souffrance pour vous consacrer à celle des autres. Si tu nous avais parlé….. Si tu m’avais dit…. Je revis en mémoire tout mon égoïste. Je n’avais pensé qu’à mon petit monde, comme Seb me l’avait dit. Le lys de verre était zébré de fines rayures, si je lui avais accordé un peu de mon temps alors peut-être, aurais-je pu le réparer.
J’ouvris de nouveau le journal en sentant ce que mon frère avait ressenti à l’égard de maman. Qui sais si papa ne le ressentait pas en ce moment même dans sa chambre…. Les mots me rentrèrent dedans comme des coups de poignards…..
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 17:03

Gniaaa, c'est trop triste !

Pourquoi, pourquoi ? :quick:
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 17:53

... Wahou... C'est trop triste... J'ai pleurée tout le long et encore maintenant j'ai des larmes qui coulent de mes yeux... Bravo t'écris vraiment magnifiquement bien... Je crois que j'ai jamais été aussi émue devant un texte que là. Bon d'un côté je suis trop sentimentale ><. Et puis je me sens surtout incroyablement concernée par cette histoire. Ca va surement me faire réfléchir.
En tout cas je vais attendre la suite avec une véritable impatience.
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 20:49

la vache ...
c'est triste....
j'en pleure...
j'suis p't'etre trop sensible mais ton histoire est tellement bien raconter que voila...
elle est sublime
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 21:26

« Mon cœur demande un peu de repos mais personne n’entends, personne ne voit. Je m’occupe des factures, du courrier de « mes sincères condoléances » de personnes que je ne croise que lors de la fête de noël. Papa semble vouloir se laisser emporter par l’alcool. Il est comme un navire qui s’éloigne de la rive inconsciemment. Aujourd’hui, on enterre maman. Ma seule consolation vient du temps : il pleut ainsi je n’ai pas besoin de pleurer. Je dois me montrer, quitte à passer pour un insensible.
Maman, depuis que tu es partie, personne ne me comprends. Je tiens ma promesse. Je ne m’écroule pas même si ta mort m’a brisée. J’observe papa en regagnant la voiture qui sort une flasque de son manteau noir.
- Tu conduis papa lui dis-je
Un œil suffit pour que je voie dans les yeux de ma sœur combien elle me condamne. Elle croit que je ne comprends papa.
Je ne veux pas le voir ainsi. Je ne supporte pas de ….
Mes pensées s’interrompent d’elles même. Je rencontre de nouveau le regard embuée par les larmes de ma sœur.
Le voir ainsi, toute la journée, à toute heure, le supporterait elle ? J’ose espérer qu’elle ne le ferait pas. Comment ferait-elle du reste. Une décision s’impose à mon esprit. Je dois la protéger elle aussi, c’est que maman voudrait.
- Papa, je pense qu’il est préférable que nous reprenions l’école dès après-demain dis-je
Papa cesse un instant de regarder la route. Il est surpris.
- Oui bien sûr mais si vous …. Commence-t-il
« Vous voulez rester à la maison avec moi » et te voir ivre toute la journée c’est ça papa ? je me mords la lèvre pour ne pas laisser échapper cette pensée et invente une fausse raison
-On ne peut pas se permettre de prendre du retard. Dis-je rapidement
- je pense que… commence ma sœur
Je sais ce qu’elle veut rester auprès de papa.
- Que j’ai raison, je sais feignant de ne pas avoir compris ce qu’elle allait dire je réplique
- Ce n’est pas… commence-t-elle à nouveau
- Ecoute, on en parlera plus tard, pour l’instant, il va falloir s’occuper des invités.de nouveau je l’interromps.
Ses yeux m’accusent encore durant tout le temps que nous passons avec les invités. Les entendre parler de maman, me dire combien c’était une femme bien, une femme qui faisait du bien autour d’elle…
ca me fait mal de les entendre dire ça. J’ai privé toutes ces personnes auxquelles maman me faisaient du bien en ne la sauvant pas.
Papa n’a pas remarqué que je ne porte qu’un gant. Les autres ne font mine de rien, sans doute pense-t-il que je cherche « à rester dans le vent ». Cette main gantée me fait un mal de chien, pourquoi me suis-je enfoncé ce compas dans cette main ? Qu’est ce qui m’a pris ? Soudain, je vois que ma sœur la voit, cette main gantée. J’attends en sentant glisser en moi un espoir qu’elle comprenne mais rien, elle se détourne aussitôt.
Maman j’ai mal »
Tels sont les mots que mon frère a écrit. Je sentais encore la culpabilité, le remords me torturait. Je refermais le journal puis l’ouvrit, sautant les pages pour arriver à ce jour où il entendit qu’un gars près de son collège « des cachets bonheur ». tremblante, j’obligeais mes yeux à s’attacher de nouveau au pas de mon frère…..
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 21:46

ooh...
jpleure encore...
mais cette histoire elle est ..tellement...touchante..
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Jeu 11 Déc - 22:08

momow on est pareil T-T
A chaque chapitre je chiale ><
Ca me fait penser à This is a call... (n'est ce pas sano ^^")
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Ven 12 Déc - 13:00

« Comme je l’ai décidé, nous reprenons l’école aujourd’hui. Papa reste à la maison. Quand je pose mon regard sur lui, j’ai l’impression de voir un petit garçon. En prenant mon cartable, ce matin, le remords de le laisser seul me taraude mais je ne peux pas rester… Le parfum de maman est encore présent. Durant le trajet qui nous mène à l’école, ma sœur ne me parle pas. Elle marche devant moi. Elle ne me regarde pas. Elle marche de plus en plus vite, comme pour me semer. Je voudrais… Je voudrais lui expliquer pourquoi j’ai insisté pour reprendre les cours.
- Bon c’est bon t’es arrivé me marmonne-t-elle.
Je lève la tête surpris.
Déjà le collège ?
Le temps de me rendre compte, ma sœur a déjà filé vers le lycée qui se trouve un peu plus loin. Je franchis la grille. Les regards sont sur moi. Je n’aime pas leur façon de me regarder. J’ai l’impression qu’ils essayent de me dépecer pour trouver un point faible, me rendre soumis à leurs moindres ragots. Je les déteste tous… les professeurs en m’interrogent pas en cours. Ils font comme si je n’existe pas. Je lève la main pour répondre à leurs questions mais il ne me voit pas. Maman, elle, elle m’aurait vu. Je les déteste aussi. Deux heures passent. L’heure de la récréation : dix minutes tant redouté où les faux « compatissants » viendront me parler, juste par devoir. Je les fuis. Je marche loin d’eux. Je dépasse le bâtiment. Enfin, un peu de solitude. Je n’en peux plus. Je pense à ce soir : dans quel état va-être papa ? Comment sera ma sœur ? Il faudra sans doute leur faire à manger. Mais pour faire à manger, il faudra aller dans la cuisine. Involontairement, mon corps se met à trembler. Je revois le corps de maman étalé parterre sur le froid.
- Je ne peux pas ! je m’exclame en me parlant à moi-même.
Une odeur de cigarette s’élève dans les airs. Je ne suis pas seul. Deux types s’approchent de moi.
- Dis donc t’as l’air d’être dans un sale état, mon gars dit le premier
- Normal, il a perdu sa mère réplique le second
- Oh, ça doit être dur à la maison reprend le premier
- Tout à supporter continue le second.
Ils parlent tous deux de moi sans s’adresser à moi. Alors que je suis sur le point de leur répondre de dégager, l’un deux balances sur mes genoux, une boite d’aspirine.
- Des cachets ? que veux-tu que j’en fasse ? je demande à celui qui me l’a donné.
- Eh coco, ce ne sont pas des cachets normaux, ce sont des « pilules bonheur » avec ça, tu te sentiras mieux… je t’en file une plaquette contre **** euros aujourd’hui si t’en veux d’autres, tu sais où nous trouver. Par contre, faudra payer….
J’accepte. Si ça peut m’aider à tenir pour le bien de la famille. Je paye le prix. Les cours filent. Je rentre à la maison tout en ayant cette peur que quelqu’un découvre ce que j’ai dans la poche de mon pantalon. Je balance mon cartable dans l’allée et enlève mes chaussures. Lorsque j’entre dans la cuisine pour faire le dîner, je marque un temps d’arrêt. Je vois maman qui s’affaire. Je la vois mettre son tablier. Je mets le tablier avec cette sensation que je viole son souvenir. Elle sort les ingrédients. Je sors les ingrédients. Je prends sa place, je gomme son fantôme. Je ne dois pas penser à ça.
- Je ne dois pas penser à ça dis je tout bas en marmonnant
Ma sœur rentre. Je lui demande ce qu’elle veut manger. Elle ne sait pas, elle s’en fiche. Je fais à dîner, nous passons à table. Pas un mot, pas de conversation …
Maman tout est silencieux, trop silencieux….
Personne ne parle d’elle. Tout le monde semble vouloir t’oublier. Parce que je me sens sur le point de craquer, je sors ma « boite d’aspirine ». Aucun commentaire ni de papa, ni de ma sœur. Pendant un moment, j’ai espéré mais rien…. Le cachet descend dans ma gorge. Je dois attendre une quinzaine de minutes et je me sens mieux, même bien, léger comme un papillon….
Les semaines qui suivent, je me rends compte combien papa est devenu non seulement un petit garçon mais pas n’importe lequel, il est devenu mon fils et ma sœur est devenue ma fille. C’est une situation étrange, difficile à gérer, ça m’écrase, heureusement il y a mes « pilules ». Sans elle, je m’écroulerais…
Un soir, ma boite est vide. Des frissons, des tremblements, une fièvre que je qualifierais de mortel m’envahit. Je fuis ma sœur. Je dois me cacher avant qu’ils ne découvrent. Je suis sur mon lit, mon corps tout tremblant,
Mes pilules, je vais mourir, il me les faut »
- Non ce n’est pas vrai m’exclamai-je.
Recroquevillée sur le lit de mon frère, je sentais les larmes pointaient. J’assistais au commencement de sa chute en me disant mais pourquoi ? Pourquoi n’avais-je rien vu ? Je comprenais ce que mon frère avait pu ressentir car je le ressentais en ce moment même jusqu’au tréfonds de mon âme. Les sentiments de mon frère, ses pensées, je les vivais.
Si seulement…. Si seulement….. Pensai-je inlassablement tout en tenant serré contre mon ventre le journal qui me suppliait de continuer la lecture.
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Ven 12 Déc - 20:08

Ouiiin, c'est trop triste !!!!!
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Ven 12 Déc - 21:35

T_T....
toujours aussi poignante et sublime...
T_T
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Sam 13 Déc - 18:18

J’entendis la démarche titubante de papa. Il montait les escaliers. J’abandonnai un moment le journal. Je sortis en me disant que c’était à moi désormais de prendre soin de lui. Il était là prêt à tomber sur le palier. Je le rattrapai in extrémis. Je sentis son haleine lourde d’alcool.
-pourquoi…pourquoi sont-ils partis ? Tu peux me le dire ? Z’en avait marre de moi ? Bégaya mon père d’une voix pâteuse.
Que répondre ? Sinon un…
- Mais non papa… ils en avaient pas marre… Ils étaient fatigués murmurai-je rapidement de peur d’entendre une voix, qui me narguait depuis un moment déjà, me dire :
« Tu mens, tu mens, tu sais bien comment vous étiez hein ? Tu le sais bien »
- Toi aussi, tu me quitteras me lança mon père en s’affaissant sur le lit
- Non papa, je ne te quitterais pas lui répondis-je.
A cet instant, je compris la souffrance de mon frère de constater que l’homme, qu’il avait pris pour modèle, s’enfonçait dans l’ivresse pour ne plus être qu’un vieil alcoolique.
On s’en sortira pensai-je je serais toujours là.
Mon cœur se serra d’angoisse. Y arriverai-je vraiment ? Aurais-je les nerfs assez solides pour supporter le poids de notre pourriture ? Très vite, je me forçais à éloigner ses pensées tout en songeant que mon frère avait du avoir les mêmes. Je repris la lecture du journal, les mains glacées par un manque de tendresse maternelle.
Maman … pensai-je.
La suite du journal relatait la rencontre avec Seb et leur bagarre. De nouveau, je me lançais à la poursuite du dos de mon frère :
« Je ne supporte plus l’ambiance qui règne à la maison, mes épaules s’écroulent. Combien de temps vais-je tenir le coup. Ah bénéfiques pilules, pilules mortelles, j’ai de plus en plus besoin de vous. Je fuis la maison pour aller retrouver votre étreinte glacée pour plonger dans une extase de quelques minutes. Je rentre de plus en plus tard chez moi pour ne pas donner à mon frère et à ma sœur un sujet d’inquiétude. Ils n’ont pas l’air de remarquer les poches sous mes yeux, la maigreur de mon corps. Je prie pour que quelqu’un vienne à me décharger de ma tâche. Si seulement ma sœur pouvait accorder un peu plus de temps à papa. Peut-être l’ai-je déjà dit sur une page de mon journal mais je me sens de plus en plus père de papa. Papa semble rajeunir, ça m’inquiète et pourtant le voir sourire me donne du baume au cœur.
Ma sœur a un petit ami, un certain Seb, fils de médecin. La première fois que je l’ai rencontré, j’ai pensé que c’était un type bien sur qui ma sœur pouvait compter. Ses épaules ont l’air bien solide ai-je pensé je vais donc pouvoir consacrer davantage de temps à papa. J’aimerais essayer de lui faire retrouver son statut de père. Le voit-il ? Je ne pense pas. Pour revenir à Seb, je pensais que je l’aimerais bien. Je crois que ce qui a déclenché la bagarre entre nous ce fut l’expression de son regard lorsqu’il croisa le mien. J’ai senti combien il passait du temps à me regarder. Lorsqu’il m’a suggéré d’aller voir le médecin, j’ai eu peur. Sais-t-il mon secret ? si je vais chez le médecin, tout sera découvert alors ne serait-ce pas la fin de notre famille ? Toutes ses pensées se bousculent dans ma tête. Jamais, personne ne doit découvrir.
En fin d’après-midi, le copain de ma sœur est venu.
- Tu cherches ma sœur ? lui ai-je demandé
- Non c’est à toi que je veux parler m’a-t-il
Il parle. Il me livre qu’il sait mon secret et en conclusion, il me dit :
- Tu devrais aller te faire soigner mais avant en parler à ton père.
En parler à mon père ? ce n’est pas ça qui m’a énervé mais la suite. Il conclue en disant :
- Enfin vu que ton père n’est pas en état et que ta sœur n’est qu’une fille égoïste….
Je n’ai jamais su la suite. Mon poing est parti puis un autre et encore un autre. Comment ose-t-il insulter mon père, insulter ma sœur ? Je le fiche dehors au moment même où ma sœur arrive.
- Famille de déjantée hurle-t-il dans la rue
Je retourne à l’intérieur ma sœur me suit :
- Pourquoi ?! me demande-t-elle.
Lui dire la vérité pour voir son joli visage devenir pâle, crispée par la souffrance. Lui dire que son petit ami nous a insultés à cause de moi ? Lui dire que je suis furieux contre moi-même que je descends dans le gouffre sans espoir d’en sortir ?
- C’est un abruti. Lui dis-je
Elle insiste. Elle ne me lâche pas. Je sens le manque qui commence à envahir. La crise ne va pas tarder, il faut que je trouve mes pilules pour retrouver mon calme, ma raison. Je finis par retrouver mon portefeuille et file chez « mon ami ». Je la plante là en ayant le pressentiment que s’il y a rupture ce sera entièrement de ma faute. J’ai cassé le cœur de ma sœur »
La boule de la culpabilité qui me nouait la gorge grossissait de plus en plus au fur et à mesure de ma lecture.
Mon frère n’avait songé qu’à nous et nous nous n’avions songé qu’à nous même….
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Sam 13 Déc - 19:05

o la vache...j'arrive pas a retenir mes larmes ...
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Sam 13 Déc - 20:28

Les mots avaient du s’écouler facilement sur la feuille de papier, mon frère n’avait pas eu besoin de les chercher. Ils trahissaient tout le poids que nous étions pour lui , s’en rendait-il compte en écrivant tous ces mots ?
« A peine rentré du collège, je remarque le dos vouté de papa, signe d’angoisse. Je n’ai pas besoin de le forcer à se confier. Je m’assois près de lui sur le canapé et il me livre alors le sujet de son inquiétude :
- C’est la crise, il y a des suppressions de postes…. me confie-t-il
Pas besoin qu’il en dise davantage, je devine qu’il craint pour sa place. … Je n’ose songer au futur si papa se retrouve au chômage. Ce n’est pas à son âge qu’il retrouvera aussi facilement du travail. Et s’ il devient chômeur, les factures s’accumuleront… Je tente de retrouver espoir pour le communiquer à papa. Je me souviens alors que du temps de maman, son patron était fier de lui c’est pourquoi je lui dis :
- Pourquoi t’inquiéter, papa, tu m’as dit que le patron avait fait des éloges de ton travail…
Papa rit mais d’un rire qui blesse avant de me dire :
-Oui mais c’était avant que ta mère….
Je retiens le soupir qui monte dans ma gorge. Je constate les effets de l’alcool sur papa, les effets de la perte de son épouse sur son visage. Papa est diminué physiquement mais aussi psychologiquement. On devine un homme qui a cessé de vouloir prendre des responsabilités, qui se laisse porter par le courant. Ce que les gens ne savent pas c’est l’identité de ce courant : moi. Si je n’étais pas là, il coulerait. Si le patron de papa se rend compte de la diminution de mon père alors papa sera mis à la poubelle. J’en frissonne en songeant combien de responsabilité en plus cela m’apporterait, comment je pourrais continuer à me procurer mes pilules pour tenir. Il me faudra alors travailler, des petits boulots et sans doute faire travailler ma sœur. Mais je crains qu’elle n’y parvienne. Ma sœur n’est pas une fille qui regarde la réalité, non elle est une charmante jeune fille qui a la tête dans les étoiles. Je ne dois pas la tracasser avec des soucis qui ne verront peut-être jamais le jour.
- Tu sais papa, je pense que… si tu essayais de te montrer performant, non pas d’un coup mais petit à petit alors je pense que tu pourrais garder ton poste.
- Tu crois ? me dit-il en ayant les yeux qui s’illuminent d’espoir
- Oui…
Et je continue à l’encourager comme si il était écolier qui se retrouvait au bord de l’échec scolaire mais que si l’on encourage peut remonter parmi les élèves normaux. Mon père est ravi de constater mon soutien, de voir que j’ai encore confiance en lui.
- Merci fiston, de m’avoir écouté me dit il en posant une main sur mon genoux.
- Mais c’est normal, papa.
- Tu sais ce que je vais faire ? Je vais me mettre à mon bureau et étudier le dossier d’un client qui doit passer demain.
- Bonne idée papa.
Papa me laisse. Je peux enfin lâcher le soupir que je gardais coincé dans la gorge. Il me faut maintenant aller voir ma sœur qui m’attend. Je monte les escaliers lentement pour prendre le temps de respirer à plein poumon. J’ouvre la porte, la voir ainsi les yeux baignés de larmes…
Si j’avais ce Seb devant moi….
Mais je tais mes pensées de violence. Ce n’est pas ça qu’elle veut, c’est du réconfort et de l’espoir, je discute avec elle pendant un moment lorsque je la laisse, je sais qu’elle a accepté la rupture avec Seb, elle va pleurer puis passer à autre chose. En rentrant dans ma chambre, je prends un « cachet » pour mon mal de cœur. Les cachets me broient lentement la santé alors pourquoi je continue à en prendre ?
Pour tenir maman et honorer la promesse que je t’ai faite… Je les sauverais, eux »
L’obscurité effaça complètement la lumière du jour accentuant le froid que j’éprouvais. Je me sentais glacée, ivre de souffrance. J’avais l’impression d’être fouettée jusqu’à l’évanouissement par les mots qui prenaient vie et devenaient des démons qui me punissaient. Quel droit avais-je eu d’être protégée ainsi ? Pourquoi n’étais-je pas morte à sa place ?
Oui c’est moi qui aurais du être précipité en enfer et pas lui….
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Sam 13 Déc - 21:28

Ouiiin, c'est trop triste !!!!
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Sam 13 Déc - 22:10

toutes les prises de conscience qu'elle se prend en pleine face...
sa montre que parfois l'homme est d'un tel égoisme...
j'aime ton histoire franchement
elle triste certes mais tres belle et tres bien écrite
=)
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 0:32

L’avant dernière page du journal intime de mon frère retrace la visite du directeur de mon lycée à la maison :
« J’ai entendus parler de l’accès de violence de ma sœur envers son ex-petit ami, aussi ne me suis je pas de voir débarquer, à l’improviste ce soir là, le directeur de son lycée. Il demande aussitôt à parler à mon père. Il m’examine de la tête aux pieds. Son œil critique s’arrête sur ma pâleur, remarque les cernes sous mes yeux. Il sait que quelque chose cloche chez moi. Il sait mon secret, sans doute par l’ex-petit ami de ma sœur. Je l’invite à rentrer. Stupidement, je me sens honteux dans le tablier de maman, de servir mes deux affamés. Il mange à notre table. Après dîner, il ne laisse aucun échappatoire, ni à papa, ni à ma sœur qui déjà fuit vers sa chambre. IL parle de l’accès de violence de ma sœur, interroge pour savoir si tout va bien. Papa ne coopère pas, il se comporte comme un mauvais garnement qui n’attends qu’une seule chose : qu’on le laisse repartir. Le directeur finit par s’adresser à moi :
- Il parait que c’est toi qui gère tout dans cette famille non ?
Je sens un piège. Je me contente de répondre maladroitement :
- J’aide mon père, monsieur car c’est lui qui nous fournit de quoi payer à manger
Et j’espère qu’il se taise, qu’il ne continue pas son interrogatoire. Je ne veux pas craquer. Je ne dois pas craquer.
- Et ce n’est pas dur pour toi ? me demande-t-il avec insistance
L’étau se ressert. Je respire mal. J’hésite une fraction de seconde. Je rêve de me confesser mais je ne peux pas. Je rêve de pouvoir me libérer de ses chaînes que je me suis passé mais je ne peux pas ; pourquoi ne comprends-t-il pas.
- Non monsieur…. Dis-je me sentant osciller entre le mensonge et la vérité puis rattrapé par le devoir, cette promesse faite sur le cadavre maman.
Pitié ne m’interroger plus. Ne dites plus rien….
- J’ai entendu que tu…enfin…. Tu prenais des trucs pour….. Commence-t-il
Je me sens pâlir. Je bascule, prêt à me confesser et puis papa qui hurle :
- Mon fils ne se drogue pas
Ça coupe tout mon élan. Je crois qu’à ce moment là, je n’aurais jamais du regarder papa. Je vois ses yeux remplis de souffrance, de dégoût à la pensée d’avoir un fils qui « prend des trucs ». Il ne veut pas savoir. Ma bouche se remplit de sang, sans me rendre compte, je me suis mordu à la lèvre ravalant tout au fond de moi-même l’envie de me libérer de ce poids.
- Je n’ai pas dit cela mais…. Dis-moi la mort de ta mère ça…. Continue le directeur ignorant l’aveuglement de papa
En pensée, je vois une main qui se tend vers moi. Je crispe les poings pour ne pas la prendre, pour feindre de ne pas la voir. Je m’oblige à regarder ma sœur, que le chagrin enferme encore plus dans son monde.
- C’’est du passé monsieur, ça ne m’a rien fait dis je en essayant de raffermir ma voix qui se transforme en une espèce de murmure vaincu par le devoir.
- Vous savez, nous dit le directeur, je pense que votre famille a connu un choc…. Peut-être que si vous consultiez quelqu’un…
Et papa répond :
- Monsieur, je vous remercie de votre inquiétude mais tout va bien
Notre famille est lambeaux et moi… Moi, je commence à m’effriter. Le directeur est vaincu, il n’insiste pas.
Si seulement il avait demandé à parler en privé avec moi alors peut-être que….
Le directeur s’en va. Je vois dans ses yeux qu’il se sent impuissant face aux dégâts causés par la mort de maman. Si papa n’avait pas été là, je lui aurais dit alors :
- Ne vous inquiétez pas monsieur, le directeur, c’est notre façon de fonctionner.
Après un moment de réflexion je me dis que cela n’aurait pas allégé son sentiment d’impuissance et d’inquiétude.
- Mais qu’est ce qu’il croit … Débarquer ainsi chez les gens sans prévenir…. Bougonne mon père
J’essai vainement de prendre la défense du directeur ce qui me vaut un nouvel éclat de papa :
- Tais-toi ! Il n’a aucune raison de se faire du souci ! Ta sœur a juste eu un coup de colère ! Toi, tu ne te drogues pas ! Tu as juste des maux de tête et d’ailleurs, tu devrais faire quelque chose pour les soigner avant qu’on répande d’autres rumeurs.
J’ai envie de rire, d’un rire que les gens extérieur qualifieraient de déments, moi je crois plutôt que ce serait un rire rempli de désespoir. Ah papa, entendre cette foie en moi, me donne envie de disparaître à des kilomètres sous terre. Papa, si un jour, tout est dévoilé, j’espère que tu me pardonneras. Et toi, ma sœur, j’espère que tu seras devenue assez forte pour faire tenir debout les ruines familiales. »
Sur la dernière page du journal intime, trois seuls petits mots que l’on pourrait qualifier d’adieux de mon frère :
« Je suis fatigué »
Trois mots qui me firent comprendre que *** était arrivé au bout du rouleau. Je me levais, me dirigeais vers les toilettes et vomis. C’était à moi maintenant de tenir pour papa. Je me fis la promesse de devenir la charpente qui le soutiendrais dans l'avenir....
FIN
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 14:03

Epilogue :
L’aube venait à peine de pointer lorsque j’entendis une voiture qui démarrait. Je jetais un coup d’œil par la fenêtre. La voiture de papa disparaissait petit à petit dans l’horizon.
Qu’est-ce- que…. ?
Je sentis mes jambes filer tout en sachant que c’était inutile. La voiture était bien loin. Je sortis de la maison. La voiture avait disparu.
Il est parti pour le travail….
Je voulais me rassurer, me dire qu’il ne partait pas.
Il est peut-être parti voir Claris…
Je repris doucement le chemin du retour, le cœur encore battant. Je la vis alors, éclatante dans la blancheur du matin : cette lettre laissée là bien évidence sur la table du salon. Je m’assis en face d’elle. Je savais déjà ce qu’elle contenait alors devais-je tout de même l’ouvrir. Je me relevais , remontais les escaliers.
Que vais-je devenir si…. ?
J’ouvris la porte de la chambre de papa. Le lit était fait, l’armoire vide.
Non il n’est pas….
Je repris le chemin vers la salle de bain : pas de brosse à dent, pas de rasoir, pas de mousse à raser, rien que le vide.
C’est une illusion, je perds la tête….
Je sentis mon corps tremblait comme en manque. Je me rassis de nouveau en face de l’enveloppe. Je l’ouvris :
« J’ai besoin d’un peu temps, je pars, occupe toi de la maison… »
Voilà j’étais seule. J’avais perdu ma raison de tenir.
Que vais-je devenir ? Qu’est-ce que je vais faire ?
La maison me devint étrangère. Je ne me sentais exclue d’elle. Elle ne représentait plus rien pour moi. Je du attendre dix heures avant de trouver le courage de téléphoner et informer les services adéquates de ma situation. Il fut décidé dans l’après-midi que j’allais vivre avec une de mes tantes. Lorsque j’entendis son nom, j’eu un flash et je me rappelais que maman l’appelait la tante au cœur glacé…
FIN DE L’EPILOGUE
(La tante au cœur glacé sera certainement écrite dans les prochains jours mais en attendant si vous avez aimé cette histoire, vous pouvez toujours lire les forêts blanches de Narama ^^)
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 16:16

Un grand bravo!!!!
elle était tout simplement génial ton histoire!!!
franchement t'écrit vachement bien!!!
j'suis tres émotive d'habitude et la ton histoire m'a beaucoup touchée! j'irais voir les forêts blanche de Narama et jte dirais ce que j'en pense.
encore bravo pour ton histoire sublime =)
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lanaine266
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 17:18

un grand merci, je songe d'ailleurs à la publication c'est mon rêve depuis toute petite ^^
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 18:10

Sublime histoire en effet... T-T J'ai jamais rien lue d'aussi poignant c'est simplement magnifique.
J'irai aussi voir les forêts blanche de Narama (Je suis déjà fan de ton écriture *o*)
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 20:11

Snif, c'est trop triiiiste !
Mais j'ai adorée ! Félicitation !
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Dim 14 Déc - 22:16

franchement merci à toutes les deux, vous êtes mes deux plus grandes fans du forum *o* vos compliments me touchent beaucoup ^^
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MessageSujet: Re: DRAME : le lys de verre ( - 16 ans s'abstenir ) Aujourd'hui à 10:44

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