Japan Lovers

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!!! the love story, they kill me !!!

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Invité
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MessageSujet: !!! the love story, they kill me !!! Dim 30 Mai - 14:54

Hey ! Why do you run away ? Come on ! I'm not crazy !!!

Hum... Ok je vous la refais:


REVENEZ !!!!!!!!!!


C'est Aoi qui vous fait peur, c'est ça ? Vous en faites pas, il aboit fort mais il mord pas !!! XD

* Se ramène avec sa guitare *

Aoi: OK ! Tu commences comme ça ?
Bou (moi): Euh... ba nan en faites c'était pour rire! ^^'
Aoi: J'aime pas ton humour douteux. * se rapproche dangeureusement *
Bou: * recule * Tu sais que si tu me tue, je pourrais pas faire l'histoire ? é_è
Aoi: M'en fou ! Je prendrais ta place. Ca doit pas être bien dur d'écrire des conneries. >.>
Bou: u_u Merciiiiii.
Aoi: De rien ! ^^ * lui fout la guitare sur la tronche *
Bou: X_x
Aoi: Let's go !!! XD

P'ti résumé: Euh... Dur, dur. Pou faire simple et pour pas tout dévoiler, on va dire ça (résumé by tenten) : un paumé de la vie nommé Aoi rencontre un pas doué, ça fait des étincelles xD

Aoi: OMG ! Encore une fic remplie de débilité !!! A croire que ta connerie n'a aucune limite ! XD

Bou: * a réussi à éviter le 2e coup de guitare* >.<
Aoi: Ba quoi ? C'est vrai !
Bou: Nan ! Ya des passages très intelligents d'abord !
Aoi: >.>
ou: Quand on parle philo avec mon papa, ça m'inspire. ^^
Aoi: Voilà qu'elle nous raconte sa vie maintenant ! >.>
Bou: Nan mais c'est vrai ! C'est hyper intéressant ! Ya plein de sujet passionant ! *O*
Aoi: *baille* =.=
Bou: Nan mais quand on s'appelle Aoi, on peut pas comprendre... C'est trop... intelligent !
Aoi: *l'assome violemment* >.<
Bou: X_x


Chapitre un



Soleil envoutant d'un après-midi de printemps. La brise légère transporte le rire des enfants heureux et sème leur joie de vivre partout dans le parc.
Les cheveux noués et une guitare sous le bras, ce jeune homme joue pour faire le bonheur des autres. Distributeur de bonne humeur et garçon de bonne foi, rien chez lui ne vous rappelle la dure réalité de la vie.
Ses mains frôlent avec douceur les cordes de cet instrument qu'il aime tant. Il le caresse comme on caresse un amant. Il a toujours ce sourire pensif au coin des lèvres qui lui donne un air fragile.
On ne l'imagine pas sans... il le porte si bien.
De temps en temps, ses yeux se ferment et certains se demandent encore comment il parvient à jouer.
Si vous prenez la peine de vous arrêter un instant, alors vous l'entendrez peut-être fredonner doucement et taper du pied pour battre la mesure. Mais la musique ne fait pas tout.
Ce qui forge un homme c'est son passé, le saviez-vous ?
Non ?
A vrai dire c'est normal.
Les gens ne savent certaines choses qu'après les avoir vécue.
Mais la vérité la plus flagrante est encore celle-ci : Il suffit d'un rien pour que votre futur devienne inimaginable !
Vous ne croyez pas ?
Bon, présentons ça autrement si vous le voulez bien. Prenons donc en exemple ce fameux jeune homme du nom de Suguru.
Aujourd'hui aurait put être un jour comme les autres, il aurait joué toute la journée et serait simplement rentré chez lui le soir venu.
Oui mais voilà, il n'y aurait pas eut d'histoire.
Débutons donc ce récit à partir d'ici.


******

L'après-midi touche à sa fin et la fraîcheur commence à se faire sentir. Lentement, le bout de ses doigts s'engourdit et jouer devient difficile.
Un soupir s'échappe de sa bouche et il range à contre cœur son instrument.
Le parc est un peu plus silencieux à chaque minute qui s'écoule.
Il se lève, mets son étui sur son dos et fait face au chemin qui le reconduira chez lui. La perspective de rentrer à son appartement ne l'enchante pas vraiment.
Il reste un moment à regarder les quelques passants qui se promènent encore quand quelqu'un le sort brusquement de sa rêverie en lui rentrant dedans.
A cet instant, on pouvait discerner plusieurs bruits ; l'aboiement d'un chien, le sifflement d'un rouge gorge prétentieux, la discussion d'un couple, mais le seul qui retint l'attention du brun fut un adorable « aïe » provenant de derrière lui.
Il se retourna du côté d'où provenait la plainte et découvrit un jeune homme assis sur le sol au milieu d'un certain nombre de sac renversés. Une magnifique moue boudeuse ornait son visage fin tandis qu'il s'activait à tout ramasser.

- Ah, nan, nan, nan. Pourquoi ce genre de truc n'arrive qu'à moi ? Geignit-il pour lui même.

Aussitôt, le guitariste s'accroupit pour lui venir en aide.

- Ne vous donnez pas cette peine. Ce n'est pas votre faute, ça m'arrive tout le temps.
- Peut-être que vous êtes trop souvent dans les nuages.
- Oh non ! Je suis tout simplement très étourdit. Plaisanta le bel inconnu.
- Vous habitez loin ? Je peux peut-être vous aider à porter tout ça.
- Oh non ! Surtout pas ! Mon appartement est sans dessus sans dessous en ce moment. Expliqua t-il rapidement.
- Mais je peux au moins porter quelque chose jusqu'à votre porte.
- Vous êtes têtu.

Un sourire gêné étire ses lèvres et il finit par accepter la proposition du brun. Ils arrivent sans encombre, ou presque, devant un grand immeuble.

- J'habite au 4ème.
- Euh... au 4ème appartement ?
- Non, au 4ème étage. Dit-il naturellement.

Suguru le suivit à l'intérieur jusqu'à un ascenseur. Le jeune homme se réjouit alors :

- Je ne remercierais jamais assez la personne qui a eut cette idée génial. Vive les ascenseurs !
- C'est sûr.
- O_O
- Qu'est-ce-qu'il y a ?

Le guitariste se pencha pour voir ce qui avait bien pus tétaniser le blondinet. Un morceau de carton était suspendu devant les portes de fer et celui-ci indiquait : EN PANNE.

- Naooooooooooooooon !!!! Mais pourquoi ?! Qu'ais-je fais au bon dieu pour qu'un tel truc m'arrive ?!
- Heureusement que je suis venu finalement. ^^'
- Han ! Je suis désolé monsieur.
- Mais non, ce n'est pas grave.

Les deux jeunes hommes prirent leur courage à deux mains et grimpèrent un à un les escaliers. Au bout de plusieurs minutes de souffrance, la porte de l'appartement leur apparut enfin. Le blondinet l'invita à rentrer. Une voix familière retentit aux oreilles de Suguru.

- SEX PISTOLS ! Dit-il en reconnaissant la chanson provenant de la cuisine.
- Oui c'est ça, euh, vous voulez boire quelque chose ?
- Ne me vous vouvoyez pas. Je m'appelle Suguru.
- D'accord. Moi c'est Atsuaki.
- C'est sympa ici.
- Merci. Tu veux boire quoi ?
- De l'eau ça suffira.
- Ok. Assis-toi, je reviens.

Le blond disparut dans la cuisine et laissa le guitariste seul. Une autre personne fit irruption dans le salon en criant :

- Atsu ! Tu foutais quoi bordel ?! Ca fait trois plombe que j'essais de te join...

Il s'arrêta net en voyant un inconnu assit sur son canapé. Le dit Atsu réapparut deux verres à la main et la mine contrariée.

- Ryo, par pitié, ne cri pas comme ça quand il y a un invité.
- Je pouvais pas savoir. Se défendit-il.
- Et tu mettras la musique moins fort la prochaine fois.
- Ouais et ba toi tu répondras à ton portable quand on t'appelle !

Atsuaki chercha le portable mais en vain. Il avait beau tourner et retourner ses poches, rien n'en sortait. Suguru dut faire preuve d'un effort monumentale pour ne pas éclater de rire. Etait-il possible d'être aussi étourdis ?

- Han mais c'est pas vrai ! Pleurnicha t-il.
- Tu as sûrement du le laisser tomber quand tu m'es rentré dedans.

Ryo quand à lui ne se priva pas pour se moquer.

- Toi alors ! Faudrait que je compte le nombre de fois où il t'arrive ce genre de truc... Non, réflexion faite, ce serais plus de compter le nombre de fois où tu passes une journée sans avoir un seul souci !
- Oh ça va !

Le guitariste but son verre d'une traite et se releva.

- Je repasse par le parc pour rentrer donc je regarderais si je le trouve.
- Tu pars déjà ?
- Oui, il va bientôt faire nuit et il faut que je me prépare à manger.
- Je vois.

Atsuaki le raccompagna jusqu'en bas de l'immeuble et le remercia une nouvelle fois :

- Encore merci pour ton aide.
- Ca m'a fait plaisir.
- J'espère qu'on se reverra. Sourit le blond.
- Hum.

Il lui fit un bref signe de la main et partit vers le parc. Vivre au jour le jour et n'avoir aucune attache est une façon de vivre tellement plus simple... Il n'est pas bon de s'accrocher aux autres. Certains le savent... la chute est trop douloureuse.
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Invité
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MessageSujet: Re: !!! the love story, they kill me !!! Lun 28 Juin - 17:39

Chapitre deux


Avez-vous déjà senti cette sensation désagréable au fond de votre estomac ?
Vous est-il déjà arrivé de penser que rien de ce que vous avez vécu jusque là ne pouvait être pire que l'instant présent ?
Avez-vous déjà eu envi de vous arracher le cœur pour qu'il cesse enfin de vous faire souffrir ?
Est-il possible de se poser autant de questions en si peu de temps ?
Tous ces tourments surgissent lors de ces nuits où les cauchemars viennent remplacer les rêves.
Vous vous débattez farouchement contre ces idées noires et vous en oubliez le précipice qui vous menace. Vous reculez pour ne pas qu'elles vous atteignent et vous mettez un pied dans le vide par la même occasion.
Vous êtes conscient du danger mais vous ne désirez qu'une chose : fuir.
Alors vous fermez vos yeux sur tous ces problèmes trop douloureux, et vous vous laissez inexorablement entraîner par la noirceur du gouffre béant représentant l'oubli.

******


5h00.
Suguru se réveille en sueur après un début de nuit peu agréable. Son cœur bat vite et semble vouloir sortir de sa poitrine. Son regard balaye la pièce et s'attarde sur sa guitare.
Il soupire et se lève.
Il ne dormira plus... Il a l'habitude. Il prend une douche, s'habille, et sort en direction du parc.
Il n'embauche qu'à 8h00 et rester chez lui ne lui dit rien de bon. Les rues peu accueillantes sont faiblement éclairées par les quelques lampadaires encore susceptibles d'offrir un brin de lumière.
Il va vers un banc et laisse l'ombre se nicher au creux de ses cernes. Pourquoi n'arrive t-il pas à trouver le sommeil ?
Quand se décidera t-elle à enfin le laisser se reposer ?
Les mains du guitariste viennent recouvrir ce visage marqué par la fatigue tandis que la brise nocturne s'évertue à faire danser ses mèches brunes.
Son dos se pose lascivement contre le bois humide et un scintillement dans l'herbe attire son attention. Il s'approche et ramasse l'objet où se reflète la lune. Un portable.
Et si c'était celui du jeune homme d'hier ?
Il le mets dans sa poche et se dirige vers l'immeuble dont-il a fait la connaissance la veille. Ses pas s'arrêtent devant le grand bâtiment encore endormi.
Il est 6h00.

- Je suis ridicule. Murmura t-il pour lui-même.

Il fait volt face et va pour rejoindre le lieu de son travail quand une sonnerie mets fin à ses résolutions. Il tire le téléphone de sa veste et décroche.

- Euh... oui ?
- Qui que vous soyez, je veux que vous me rendiez mon portable !
- Mais je....
- Croyez-vous sincèrement que je m'en serais débarrassé alors qu'il fonctionnait encore ?
- Laisse moi te...
- La réponse est non ! Je ne suis pas riche au point de m'acheter un portable toute les semaines !


Le brun écarta l'appareil de son oreille et leva les yeux au ciel. Bizarrement, la même voix semblait retentir d'un peu plus haut. Il se recula légèrement et aperçut une silhouette faire de grand geste, sur un balcon.
D'ici on pouvait facilement deviner que l'appartement se trouvait au.... 4ème étage ?
Ou étais-ce seulement une intuition ?

- Eh ! Oh ! Vous m'écoutez quand je vous parle ?!
- Oui Atsuaki.
- Bien. Je disais donc... Comment savez-vous mon nom ? S'étonna le blondinet pris de court.
- Parce-que je m'appelle Suguru, que je suis en bas de ton immeuble et que je te vois.
- ...


Un long silence s'installa, puis le guitariste vit le propriétaire du portable se pencher pour l'apercevoir.

- Ah !
- Tu veux que je te fasse coucou pour être sûr que je ne suis pas un voleur ? Ironisa le brun.
- Méheuuu ! T'es méchant !


Atsuaki raccrocha mais tenta tout de même un signe vers l'ombre immobile. Evidemment, l'ombre en question lui répondit et il se précipita en bas pour s'excuser de son manque de politesse. Suguru quant à lui ne put se retenir de rire. Le blond arriva complètement essoufflé et balbutia :

- Je... je suis... désolé.
- Mais non voyons ! On n'est jamais trop prudent. Dit-il avec un sourire en coin.
- Je ne pouvais pas savoir que quelqu'un décrocherait ! Et encore moins que ce serait toi.
- Une petite question ?
- Nani ?
- Ca t'arrive souvent de t'appeler toi même ? Se moqua le guitariste.
- Arrête de rire ! Je voulais juste vérifier qu'il n'était tout simplement pas dans l'appartement. Ronchonna Atsuaki contrarié.
- A 6h00 du mat' ?
- J'arrivais pas à dormir. Trop de chose dans la tête. Expliqua t-il.
- Toi aussi ?


Le blond sourit à cette remarque puis invita Suguru à monter. Celui-ci accepta volontiers vu la température extérieur.

- L'ascenseur ne marche toujours pas ? Demanda le brun, voyant le jeune homme commencer à monter les escaliers en soufflant.
- Nan ! Sale bestiole va ! C'est comme les fonctionnaires ce genre de truc, ça travaille que quand ça le veut bien ! Clama le blond.
- Je suis fonctionnaire.
- Ah ? Pardon... euh, ils sont pas tous comme ça heureusement. ^^'
- Je ne disais pas ça méchamment. Précisa Suguru en riant.
- J'ai eu un doute sur le coup. Avoua t-il un peu déstabilisé.


Après avoir franchi les interminables étages, ils arrivèrent enfin devant la porte de l'appartement voulu. Tout deux s'affalèrent sur le canapé dans une parfaite synchronisation.

- C'est quand même moins fatigant de les descendre. Constata Atsuaki.

Il se releva pour aller chercher de quoi boire.
Le guitariste brun profita de son absence pour détailler un peu mieux l'endroit. C'était petit mais tellement chaleureux.
Ses yeux se stoppèrent sur l'instrument qui trônait fièrement prêt d'une étagère en bois. Une guitare électrique noire de la marque ESP. Elle avait du lui coûter une fortune.
Il faut être fou ou passionné pour acheter un instrument de ce prix alors qu'on est simple salarié.
Un bruit sourd provenant de la cuisine le fit sursauter.
Il se précipita dans la pièce et y découvrit une scène pour le moins comique. Atsuaki était assis par terre, un plateau à la main et deux verres de thé sur le pantalon.
Suguru lui retira le plateau et l'aida à se relever.

- Pas trop de bobo ?
- ...


Le blondinet resta muet mais ses yeux brillaient un peu trop. Le guitariste ne le pensait pas si émotionnel.

- Euh, c'est pas grave tu sais. Rassura le brun en lui tapotant l'épaule.
- C'est chaud. Murmura le jeune homme en se mordant la lèvre.
- Quoi ?
- Le thé était bouillant. Insista le blond.
- Oh ! C'est pour ça que t'as les larmes aux yeux ! Dit-il soulager.
- Ba oui.


Atsuaki baissa la tête alors que ses joues prenaient une jolie teinte rosé.

- Je vais me changer.

Il partit de la cuisine laissant le brun à ses réflexions. Celui-ci décida de refaire du thé. Il nettoya rapidement le sol et remit à chauffer une bouilloire d'eau.
Il ne manquait plus que les feuilles de thé. Mais où étaient-elles rangées ?
Il chercha un peu partout mais ne trouva rien qui y ressemblait. Après cinq minutes de recherche ardue, le guitariste hissa le drapeau blanc et se dirigea vers la chambre.
Il frappa doucement mais personne ne daigna lui répondre. Alors il poussa légèrement la porte et risqua un coup d'œil.
Pas un chat à l'horizon.
Il pénétra dans la chambre et admira l'ampli ainsi que la guitare sèche qui y était exposé.
Le thé le rappelant à l'ordre, il fit volt face et tomba nez à nez avec un Atsuaki en boxer et une serviette sur la tête.
Des gouttes d'eau s'échappaient de ses cheveux châtains et coulaient le long de son cou blanc. Son torse était finement musclé et ses cuisses délicatement taillées.
Ses iris chocolat rencontrèrent celles de jais du guitariste et un sourire gêné étira ses lèvres pulpeuses.

- Ano...
- Je... je voulais juste savoir où tu rangeais ton thé.
- Dans le haut des placards de la cuisine.
- Merci.


Il quitta rapidement la pièce et s'appuya sur le dossier d'un fauteuil. Pourquoi son cœur s'était-il emballé ?
Ca ne lui était arrivé qu'une fois...
C'était quant il l'avait rencontré pour la première fois.
Encore elle...
Toujours elle.
7h45.
Il va éteindre la bouilloire et sort de l'appartement. Il ne veut plus y penser, il veut oublier.
Il y arrivait très bien jusque là, alors pourquoi ?
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Invité
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MessageSujet: Re: !!! the love story, they kill me !!! Lun 28 Juin - 17:47

Chapitre trois


La matinée avait été longue et pénible. Son patron ne lui avait laissé aucun répit et il n'avait pas eut une seule pause.
Midi ayant enfin décidé à pointer le bout de son nez, il put enfin vaquer à son occupation favorite : la musique.
Il mangea en quatrième vitesse, endossa sa guitare et partit s'installer sur un banc du parc.
Il devait absolument se changer les idées.
D'habitude, il n'avait ce genre de pensées que la nuit, mais ce matin, Atsuaki avait fait tout ressortir.
Comment ?
Il n'en avait aucune idée.
Il sortit l'instrument de son étui et fit glisser ses doigts le long des cordes. Le son qui en sortit sonna étonnement mélancolique et ne l'apaisa pas du tout.
Il ferma les yeux et soupira nerveusement.
Si même la guitare ne le soulageait plus, c'est qu'il avait fait un trop grand pas en arrière.
Une voix familière lui fit relever les paupières :

- On s'en va sans dire au revoir ?
- Atsuaki... Murmura t-il.
- Je savais que je te trouverais ici. Pourquoi es-tu parti aussi précipitamment ? Demanda t-il d'une voix inquiète.
- Je... je n'avais pas vu l'heure et j'allais être en retard.
- Ah...


Il n'était pas vraiment convaincu de l'explication, mais il ne le connaissait pas encore assez pour se mêler de ses affaires. Son regard se posa sur la guitare sèche du brun et il fut bien vite séduit par son élégant désigne qui, ma foi, s'accordait très bien au propriétaire. Suguru le remarqua et l'interrogea :

- Tu aimes jouer, non ?
- Oui. J'adore !
- Tiens. Montre-moi ce que tu sais faire.


Atsuaki la prit avec soin et joua l'intro d'une chanson de X Japan. Le brun se laissa porter par cette douce mélodie et observa avec admiration les moindres gestes du blond.
Celui-ci s'appliquait pour faire bonne impression.
La chanson s'acheva sur un « la » rempli d'émotion et la performance du blond fut fortement saluée par Suguru.
Il lui redonna sa guitare et lui proposa :

- Tu veux venir boire un café ? Je t'invite.

Le guitariste hésita un moment puis finit par accepter.
De toute façon, il devait se faire pardonner pour son impolitesse. Il le suivit dans un petit bar et ils commandèrent deux thés.
Le serveur leur apporta rapidement et tout deux rirent à la vu des boissons chaudes.
Ils se calmèrent et quand le silence commença à peser, Atsuaki entreprit d'en savoir un peu plus sur son nouvel ami.

- Bon alors dis-moi, tu travailles dans quoi ?
- Dans un bureau, plus précisément dans une banque.
- C'est vrai ? Je te vois pas du tout derrière un bureau pourtant.
- Ca ne m'enchante pas vraiment non plus mais j'ai un salaire convenable et c'est ce qui compte.
- Et t'as jamais pensé faire de ta passion un métier ?
- Pour ça il faudrait que je me fasse remarquer et je n'ai pas le temps.
- Moi je veux devenir guitariste professionnel ! S'exclama le blond.
- C'est risqué de miser sur un métier comme celui-ci.
- Mais je fais autre chose à côté, seulement c'est mon rêve et je ferais tout pour qu'il se réalise !
- C'est bien de croire en ses rêves mais on peut tomber de haut si ça ne réussi pas.
- Il suffit d'y croire et d'y mettre toute notre volonté ! Avec le temps, j'ai appris que baisser les bras ne servait strictement à rien, sinon à déprimer.
- Tu dis ça comme si tu avais soixante ans ! Ria le brun.
- Disons que certaines situations m'ont permis de devenir plus mâture et que j'ai du prendre des décisions plutôt risquées alors que je venais juste d'atteindre ma majorité.
- Vraiment ?
- J'ai fuis ma famille et je suis venu habiter ici. Je n'avais emmené que le stricte nécessaire et j'ai eu de la chance que Reita veuille bien m'héberger.
- Tu le connaissais ?
- Oui. On a fait nos années de collège ensemble et puis il est partit continuer ses études de son côté.
- Et tu as essayé de reprendre contact avec ta famille ?
- Non. A quoi bon ? Ils se portent mieux sans moi de toute façon. Et puis je n'apporterais plus le déshonneur sur eux comme ça. Dit-il sur un ton froid.
- Le déshonneur ? Insista Suguru de plus en plus curieux.
- Je suis gay.


Le brun manqua de s'étouffer alors qu'il buvait une gorgé.
Il avait dit ça avec une telle franchise.
Voyant que son ami n'était plus très à l'aise, Atsuaki paya l'addition, le salua et quitta le bar.
Suguru mit un certain temps à capter le pourquoi du comment.
Il se précipita à l'extérieur et repéra immédiatement la silhouette androgyne se fondre dans la foule. Il lui courut après et finit par le rattraper alors qu'il tournait au coin d'une rue moins utilisée.

- Atsuaki attend !

Le blond se retourna et afficha un sourire triste mais rassuré. Peut-être conserverait-il son amitié au final.

- Pourquoi est-ce que tu es parti ?
- Les gens comme moi, dérangent.
- Je t'assure que ça ne me gêne pas du tout. J'ai juste été surpris par ta franchise.
- Je n'aime pas passer par quatre chemins. Je suis direct et certaines personnes pensent que c'est un défaut.
- C'est toujours mieux que le mensonge.
- Merci. Euh... Une question ?
- Nani ?
- Tu n'avais pas ta guitare quand on est allé boire un coup ?


Le brun devint blanc comme un linge et fila en sens inverse. Atsuaki le suivit dans sa course effrénée.
De sa vie, il n'avait jamais couru aussi vite et il se surprit lui-même.
Il pénétra en trombe dans le petit café et chercha son précieux instrument. Ses yeux se dirigèrent automatiquement vers leur table de tout à l'heure et ils se figèrent sur la jeune femme qui détaillait la guitare abandonnée.
Le blond arriva à son tour et, croyant que son ami n'osait pas réclamer son bien, il s'avança à sa place et demanda poliment :

- Excusez-moi, mais cette guitare est à mon ami.

Et il montra le guitariste. La femme se redressa, d'abord surprise, puis un élégant sourire étira ses fines lèvres.

- Suguru ? C'est bien toi ?

Elle délaissa le blond ainsi que l'instrument et alla à la rencontre du brun complètement pétrifié.

- Comment vas-tu ? Je n'avais plus de nouvelle de toi !
- Je, je vais bien. Balbutia t-il nerveusement.
- Tu as maigri ! Tu manges correctement au moins ?
- Oui, oui.
- Si tu savais comme l'appartement fait vide sans toi. Ca fait bizarre.
- ...


Le brun leva un regard de détresse vers Atsuaki, qui, reprit rapidement la situation en main. Il endossa l'étui et attrapa possessivement le bras de Suguru.

- Désolé mais nous sommes pressés ! Au revoir et à une prochaine fois peut-être.

Un sourire provocateur vint orner son visage aux traits malicieux et il entraîna le musicien avec lui vers le parc. Une fois assis sur un banc, le brun laissa libre cours à ses émotions. Ses mains tremblaient et ses iris se noyaient lentement dans les larmes. Atsuaki le serra dans ses bras et lui chuchota :

- Oh non, ne pleure pas. S'il te plaît ne pleure pas.
- Laisse-moi.
- Non Suguru. Tu ne dois pas rester seul.
- S'il te plaît...
- Mais tu...
- Pitié Atsuaki... J'ai besoin d'être seul. Coupa le guitariste.


Le blond soupira, glissa son numéro de portable dans la veste de son ami et lui déposa un baiser sur le front.

- S'il te vient l'envi d'en parler, je suis là. Ok ?
- Hai.


Le jeune homme ne bougea pas tout de suite. Il ne lui plaisait guère de laisser le brun dans cet état, mais que pouvait-il faire de plus au fond ? Il reprit donc le chemin de son appartement en essayant de ne pas se retourner.
Qui était cette femme et quels souvenirs douloureux avaient fait-elle remonter ?
Etrangement, Atsuaki était furieux.
Voir Suguru comme ça lui avait resserré l'estomac et il lui semblait bien qu'un sentiment de jalousie l'avait effleuré au moment où cette femme avait entamé le dialogue. Il chassa toutes ces mauvaises pensées et se réjouit à la vu de l'ascenseur de nouveau en fonction.
Il appuya sur le bouton et entra dans la cabine.
Il s'adossa contre la paroi métallique, hésita un instant, puis d'un geste déterminé, il sortit son portable et se prépara à composer le numéro du brun. Il se stoppa net et râla ouvertement :

- Quel abruti ! J'ai pas pris son numéro !

Son front partit se cogner contre l'ascenseur et une grimace de douleur lui fit froncer les sourcils.

- Aïe !

L'engin s'arrêta brusquement et la lumière s'éteignit. Le blond chercha à tâtons le bouton de son étage et appuya dessus à plusieurs reprises.

- Non, non, non, NON !!!!

La panique commençant à lui nouer la gorge, il donna un violent coup de pied dans la machine. Celle-ci répondit tout aussi sèchement à cette provocation et descendit violement de quelques mètres.
Surpris, le blondinet glissa et se retrouva à même le sol. Il tenta de se relever mais à peine eut-il posé un genou que l'engin reprit sa descente de plus belle pour se bloquer entre le 2ème et 3ème étage.
Atsuaki s'accrocha vainement, son portable vola contre le plafond de l'ascenseur et sa propre tête heurta trop brutalement la paroi de métal froid.
Sa vue se troubla et seul le bruit strident du fer frottant contre les murs lui parvint aux oreilles alors qui sombrait lentement dans le néant.
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MessageSujet: Re: !!! the love story, they kill me !!! Aujourd'hui à 17:22

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