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Les peintures au Japon

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Invité
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MessageSujet: Les peintures au Japon Mar 15 Juin - 21:43

Peinture japonaise
Introduction :


Les premières peintures japonaises remontent à l'époque des Kofun (du IVe au VIIe siècle) par la décoration des murs des chambres funéraires. On pourra véritablement parler d'art avec l'introduction du bouddhisme, sans pour autant être en présence d'un courant ou d'un style religieux.

La peinture puisera sur une longue période sa technique, ses thèmes et son inspiration en Chine. La peinture religieuse toujours très emprunte du modèle chinois apparaîtra vers le IXe siècle.

Le "mouvement" dans la peinture japonaise ne fera son apparition qu'au XIIIe siècle pendant le dynastie chinoise des Song. C'est aussi au XIIIe siècle que les premières peintures sur papier, et non sur soie, feront leur apparition.

Les siècles suivants verront la naissance de nouveaux styles au début sous l'influence de précepte de certaines sectes (comme le Zen) puis beaucoup plus libéré (style guerrier). L'ère Edo (1600-1868) se caractérise par un "japonisme" accru se démarquant nettement de l'influence chinoise.


Ukiyo-e




Ukiyo-e signifie "Images du monde fluctuant" car cet art puise son inspiration dans l'univers des plaisirs. L'Ukiyo-e correspond à ce que nous nommons estampe.


Histoire :

Les premières Ukiyo-e sont attribuées à Iwasa Matabei et remontent au XVIIe siècle. Ces estampes ont parfois été utilisées comme illustration pour certains ouvrages. Ce sont pour l'essentiel des portraits de courtisanes, lutteurs, acteurs... Il est possible de trouver quelques Ukiyo-e illustrant des scènes de vie ou des paysage. Au XIXe siècle les Ukiyo-e se diversifient en puisant leur inspiration dans l'actualité (guerre) ou en trouvant de nouveau sujet d'étude (insectes, animaux, monde végétal). Certaines estampes ont été illustrées de poèmes ou d'autres de calligraphies.

Les Ukiyo-e furent pour un temps négligées par les japonais. Elles connaîtront un véritable succès en occident à partir de 1867 lors de l'exposition universelle de Paris. Succès qui permettra à ces estampes de retrouver un nouveau souffle afin de satisfaire la demande des collectionneurs.

Procédé :

L'estampe est obtenue par pressage sur papier de riz de blocs de bois gravés, qui une fois enduits d'encre font office de tampon. Le bois utilisé était le plus souvent le cerisier.

Les premières ukiyo-e, produites entre 100 et 200 exemplaires, étaient monochromes, les nuances s'obtenant en fonction de la pression exercée sur le bloc de bois. A noter que les premières ukiyo-e ont été tout simplement peintes et n'ont pas été obtenues par évidage du bloc de bois.

La polychromie est apparue plus tard, le rouge tout d'abord (benizuri-e), puis vint l'orange obtenue avec du sel de plomb (tan-e)... L'apparition de la couleur vint compliquer la technique du pressage dans la mesure où il est utilisé un bloc de bois par couleur. Il est donc nécessaire de faire des marques afin de ne pas obtenir un décalage. Dans certaines estampes les parties colorées sont après pressage apposées au pinceau. ce procédé se nomme beni-e.

Les formats standards d'un Ukiyo-e étaient le hosoban (33X15cm), le ôban (39X26,5 cm) le chutanzaku (39X12 cm) ou le chûban (26,5X19 cm). Il est possible de trouver d'autres formats de Ukiyo-e.

Cachet :

Les ukiyo-e revêtent pour la plupart un ou plusieurs cachets. L'un est la signature de l'artiste, parfois se rajoute celui de l'éditeur puis vient vers la moitié du XIXe siècle celui du censeur.

Quelques grands noms :

Moronobu (1618-1694 l'un des précurseur du ukiyo-e),
Harunobu (1725-1770, spécialisé dans les courtisanes),
Utamaro (1753-1806, spécialisé dans les portraits),
Kiyonobu (1664-1729, spécialisé dans la reproduction d'acteurs de kabuki),
Hiroshige (1797-1858, reconnu pour sa série des "Cinquante-trois relais du Tôkaidô"),
Ichô, Eisen,...

Différents types d'ukiyo-e :

- Sumizuri-e: ukiyo-e de couleur noire.
- Urushi-e: ukuyo-e utilisant des encres brillantes obtenue en mélangeant l'encre avec de la colle.
- Nishiki-e: ukiyo-e mariant plusieurs couleurs (plus de deux).
- Abuna-e (ou bijin-ga): estampes représentant des jeunes femmes.
- Mitate-e: estampes satiriques.
- Ôkubi-e: portrait de personnage présenté en gros plan.
- Warai-e: estampe humoristique.






Shin-hanga
Le mouvement Shin-Hanga (littéralement « Nouvelles Gravures » ou « Renouveau Pictural », en caractères sino-japonais 新版画), mouvement artistique du XXe siècle au Japon pendant les périodes Taisho (1908-1925) et Shōwa (1926-1989), fut florissant entre 1915 et 1942, et connut une reprise de 1946 jusqu’à la fin des années 1950. Il perpétua le système hérité de l’ukiyo-e avec le traditionnel quatuor (artiste, graveur, imprimeur, éditeur), à l’opposé du mouvement Sôsaku-Hanga

(Impressions Créatives) où l’artiste peintre est actif à tous les stades de production.Grâce aux artisans, l’artiste se débarrasse des contraintes techniques, il peut ainsi ne se soucier que de son propre travail. Inspirés par les impressionnistes, les artistes du mouvement Shin-Hanga intègrent des éléments occidentaux tels que le jeu de lumière et l'expression personnelle tout en se concentrant sur des thèmes traditionnels. Le Shin-Hanga a pour but de faire ressentir l’atmosphère alors que
l’ukiyo-e traite de thèmes populaires multiples, même si Hiroshige avait accordé une importance toute particulière à la recherche d'atmosphère.











Dans ce mouvement, les artistes réaliseront essentiellement des paysages et des Bijin-ga. Pour les paysages, les phénomènes naturels (la nuit, la neige, la pluie, la brume ...) prédominent. Les artistes représentants ces paysages sont Itō Shinsui (1898-1972) considéré comme l'un des plus importants du Japon, Kawase Hasui (1883-1957) et Hiroshi Yoshida (1876-1950). Pour la représentation de bijin (« belles femmes »), les artistes sont Hashiguchi Goyo (1880-1921), Torii Kotondo (1900-1976), Itō Shinsui à nouveau mais aussi Hiroshi Yoshida, Takahashi Hiroaki (1871-1945), Ishikawa Toraji ou Kobayakawa Kiyoshi. Néanmoins, quelques artistes réaliseront également des estampes d'acteurs de Kabuki (théâtre japonais traditionnel), vers la fin des années 1910 et dans les années 1920. Le plus important de ces artistes est Natori Shunsen (1886-1960), considéré comme le dernier maître de la représentation d'acteurs de Kabuki.

Le mouvement Shin-Hanga met en exergue le rôle des éditeurs. Parmi les éditeurs tels que Watanabe, Doi, Kawaguchi, Unsodo..., il faut retenir Watanabe Shozaburo (1885-1962). Cet éditeur d’estampes a su promouvoir l’estampe Shin-Hanga aux États-Unis permettant ainsi la longévité financière des artistes travaillant avec lui. Il a donc contribué a la prospérité du mouvement Shin-Hanga mais en 1962, sa mort marqua la fin du mouvement Shin-Hanga.



Sôsaku-hanga
Le sōsaku-hanga (littéralement « estampe créative ») est un mouvement artistique japonais né au début du XXe siècle, s'inscrivant dans la mouvance des estampes japonaises ukiyo-e, mais en réaction avec la conception traditionnelle de l'élaboration de ces estampes.



Le sōsaku hanga adopte en effet une conception occidentale de l’art : l'estampe ne doit pas être le résultat du travail de plusieurs « artisans » (le dessinateur, le graveur, l'imprimeur), mais l'œuvre d'un « artiste » unique, à la fois peintre, graveur et imprimeur, maîtrisant l'ensemble du processus. Ce mouvement s'oppose donc à l’ukiyo-e traditionnel, où les différentes étapes - le dessin, la gravure, l’impression et la publication - sont séparées et exécutées par des personnes différentes et hautement spécialisées. Le mouvement est établi formellement avec la formation de la Société japonaise d’épreuves créatives en 1918 mais connaît cependant un succès commercial moindre que celui du shin hanga, dont les collectionneurs occidentaux préfèrent l’aspect plus traditionnellement japonais.
Produisant essentiellement des estampes produites à partir de gravure sur bois (comme pour l’ukiyo-e traditionnel), le sōsaku hanga s'intéresse peu à peu de plus en plus aux procédés occidentaux que sont la lithographie, l'eau-forte, ou la sérigraphie[color=#000000], à partir
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