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Co-co-combo de textes. %D

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Japan Nyan
Cawoyin
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MessageSujet: Co-co-combo de textes. %D Ven 25 Nov - 23:46

Je viens de retrouver plusieurs entames de textes commencés sur mon ordi, donc je ne sais pas quoi en faire, et autant en faire profiter les critiques :D
Il y en a des plus ou moins vieux, c'est vraiment un groupe de vieux ou plus récents textes ^^

Voila! %D

Un jour je suis allée au théâtre. Le rideau est tombé. J’ai pleuré. J’ai réalisé comme les vies sont éphémères et futiles. J’étais déçue. Je voulais du rêve, je suis tombée dans une réflexion qui vous fait coller la tète au mur. C’était un rideau rouge et doux, épais. Mais il laissait passer faiblement la lumière. On s’est promené ensuite. C’était assez doux. On sortait d’une léthargie, la tête emplie de coton. Epais mais doux. On a parlé de la pièce et puis on a parlé de nos vies. De façon unique, sans secrets, sans se cacher derrière des manières. C’était puissant. On a du s’assoir. Un couple, jeunes, avec un enfant. On les a trouvés très jeunes. On a eu mal. On ne se voyait pas si loin. On s’est rendu compte de notre vision bloquée sur notre présent. Pour la première fois de nos vies on s’est mordu les doigts de ne pas savoir se projeter. On s’est séparé, on a pris nos chemins.
En rentrant il a gelé. Il a continué en réalité, l’herbe était déjà blanche. Je me suis penchée, j’ai caressé l’herbe et j’ai pensé. A trop vouloir vivre, on oublie de mourir... ? Comment peut-on regretter de vivre au jour le jour ? On ne voit pas notre avenir aussi loin que le futur. On ne sait pas s’imaginer dans un futur lointain. Nous restons sur notre présent, attendant que la vie se fasse et nous offre notre avenir. Dans quelles mesures nous pouvons choisir notre avenir ? Je me demandais tout ceci assise par terre, sur le sol dur et froid. J’avais les mains gelées posées sur le sol. Qui du sol ou de mes mains étaient plus froid, je l’ignorais. Je suis restée un moment, sans penser. En regardant le ciel bleu foncé, on était en hiver, le ciel s’assombrissait plus vite mais pour offrir des étoiles plus pures et scintillantes.

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Un tunnel d’or. Des étincelles, une jeune fille. Au détour du tunnel, le train sort à toute vitesse, elle apparait. Assise. Elle ramène ses cheveux, secoués par le vent du train. Lili. Son nom est marqué sur un bracelet attaché tout contre son poignet droit. Des lettres d’or. Dans sa main, elle tient un porte clés. Il appartenait à un jeune homme. Elle l’avait perdu, ou étais-ce lui ? Ne restait que ce porte clef. Une tortue. Elle souriait. Elle n’oubliait pas. Elle marcha dans le tunnel d’or. Ses yeux brillaient autant que les parois. Mais elle seule pouvait réussir à ne pas capter l’or des parois et ne faire ressortir dans ces pupilles que sa propre joie. Elle parlait de Mister M, elle se parlait à elle-même. Bientôt elle allait retrouver la proximité des gens. La solitude ne durait jamais qu’un temps. Alors elle profitait de ces parenthèses dorées. Elle s’éloignait, s’octroyait une liberté, une vie secrète, son jardin secret. Elle était heureuse seule en réalité. Quand on la voyait partir, quand on remarquait son absence, on parlait. On s’inquiétait, on se demandait si elle allait voir quelqu’un, si elle avait besoin d’affection de soutien. Puis on la revoyait, souriante, agréable. On ne s’interrogeait plus jusqu’à sa prochaine disparition. Quand Lili partait, elle était heureuse. Elle allait retrouver son tunnel doré, sentir les parois vibrer sous elle, se sentir rentrer dans le mur, devenir or tremblant, bruyant. Elle frôlait le train, mais la cavité dans laquelle elle se positionnait l’empêchait d’être emportée. Elle frôlait la vie, mais le porte-clefs qu’elle tenait toujours près d’elle l’empêchait de se laisser emporter.
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C’est la nuit. Comme à chaque fois, c’est ce moment qu’il choisit pour sortir. Pourtant l’activité y est la même. Il ne sait pas, il ne sait plus, pourquoi sa vie est devenue nocturne. Il commence toujours par la même chose. Le croisement de Hachiko, à Shibuya. Il attend, parmi la foule. Des chansons à la mode surgissent de part et d’autres, des discussions au téléphone, des sacs qui s’entrechoquent, des rires, des pages de mangas qui se tournent… un bruit habituel. Puis le feu passe au vert. Les mouvements incertains s’arrêtent. Tous, se concentrent sur le mouvement pourtant inconscient, qui est de traverser la rue. Yuki se dépêche. Il faut qu’il ait du temps. D’un pas pressé il double, se faufile, bouscule pour se placer au centre. Plus que quelques pas. Il y est. Ses yeux se ferment, par reflexe. Il lève les bras. C’est l’instant précieux de chaque nuit, qu’il attend sans cesse avec émotion. L’osmose parfaite de son corps immobile et de la foule active, l’ivresse de l’activité nocturne tokyoïte. Ressentis par personne avant lui. Puis, pour la première fois, tout s’arrête. Il n’y a plus de mouvement autour de lui. Un silence épais comme jamais dans l’Histoire il n’y en a eu, s’installe.
D’un geste Yuki baisse ses bras et ouvre ses yeux en grands.
Des pions, des jouets, des poupées ! Plus rien ne bouge ! Plus rien ne vit.
Un fantasme qui prend vit. Un monde immobile. Mis sur pose, uniquement pour lui… Non, un mouvement sur sa gauche. Une chevelure brune. Une femme. Ils se regardent. Comprennent qu’ils sont liés et s’avancent l’un vers l’autre. Elle lui prend les mains, les retournes, les caresses. L’ivresse envahit la tête de Yuki. Que faire ? « Que faire ? ». Elle s’approche de lui, et dépose un baiser sur sa joue.
La nuit et cet instant fantastique intensifie les sentiments, les réactions. Ils sont invincibles. Rien ne peut leur arriver. Personne ne peut rien leur reprocher. Ils le comprennent.

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Une jeune fille sans nom marchait seule dans une rue d’une vieille ville. Elle ne connaissait pas ce lieu. Elle a appris. Elle s’est aventuré dans des ruelles sombres et a vu des jeunes, comme elle, s’inventant des histoires, trouvant refuges dans des rêves dorés… Comme la vie qu’ils souhaitaient avoir. Ils étaient nombreux mais pas assez pour qu’elle ne voit qu’eux. Elle a marché longtemps avant de trouver des ouvertures, éloignés de ces rues. Mais elle les a trouvés. Des ciels plus bleus. Il y en a. La première chose qu’elle a apprise est de ne jamais désespérer. Tu sais, il y a toujours quelque chose de pire, et toujours quelque chose de meilleur.
Elle a vu des visages pleurer et aimer. Elle a vu des personnes simples et fidèles. Rien de tout cela n’était inventé. Ici, tu étais qui tu es. Le soleil se lève chaque jour sur de nouvelles vies, de nouveaux horizons de bonheur possible. La vie n’est pas faite pour en douter. Regarde-toi, tu es en vie.
Ici, les larmes sont chantées car elles ouvrent les cœurs et les rendent libres. Les sourires sont précieux car ils permettent d’atteindre simplement la joie. On ne cherche pas ce qui est pire. On ne se force pas à voir le malheur. On le sait. On ne l’oublie pas. On souffre un peu, et on fait ce qu’on peut pour rendre les choses plus douces. A notre échelle. On ne veut pas être ce qu’on ne pourra devenir. On ne souhaite pas faire ce dont on sera incapable.
On vit. On pleure. On rit. On aime. On souffre. On rêve. On s’embrase. On s’éteint.
On ne veut pas regretter. C’est quelque chose d’affreux. Donc parfois on oublie.
Regarde les étoiles avec moi, ne pense pas aux erreurs mais à tes réussites. Sois fière d’être celle que tu es. Des distances séparent les hommes. Des années lumières séparent les étoiles. Et pourtant elles forment une immensité unie. Rêves d’elles et non de la stupidité des hommes. Tu n’es pas stupide. Vois comme le ciel est beau, comme un rien peut être émouvant.

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Elle aimerait avoir quelqu’un à protéger. Quelqu’un à qui penser. Se sentir nécessaire à quelqu’un. Pouvoir dire qu’ils sont ensemble, même pour un moment. Croire que ce regard lui est destiné. Elle aimerait pouvoir marcher sur la plage avec lui, simplement. Ne pas se parler, regarder la mer et oublier le temps qui passe. Celui qui va le lui enlever. Alors elle imagine. Elle rêve et elle voit. Elle voit qu’en fait elle est proche de la vérité, la sienne. Elle sait que ce n’est pas clair. Que ça reste flou à l’écrit comme dans sa tête. Parce que ce qu’elle aimerait elle voudrait le copier. Car elle est juste cette fille qui a des ailes ; Misuzu. Car elle veut juste avoir les mêmes aventures que Sashiko. Car elle aimerait avoir les yeux de Yuno. Car elle espère avoir la voix d’Haruhi. Parce que ces choses elle les rêve et qu’elle ne pourra que les rêver. C’est pour ça qu’elle a comme cette boule dans la gorge en trouvant enfin sa Vérité. Car elle voit que ce qu’elle veut c’est nier Sa vie et vivre celles fictives qu’elle observe, qu’elle lit, qu’elle voit, qu’elle entend…
Mais il y a ce message qu’elle reçoit. Il dit : «  Tu peux venir au parc à 6:30 stp ? Bye. A. » Et là elle oublie ses rêve. Là elle sourit. Là, elle pleure presque de s’être laissé berné par ce surplus de rêves à la porté des jeunes. Et elle se dit qu’enfin elle va certainement réussir à trouver la vraie valeur de sa vie. Avec lui, en vivant sa vie comme elle l’entend et comme elle a la chance de pouvoir vivre. Car toutes ses actions, ses choses qui lui arrivent ne sont pas le fruit des vies qu’elle observe, ce sont ses choses à elle, que la vie lui offre pour elle, et elle se refuse de les laisser passer pour essayer de goûter une goutte du nectar des vies fantasmées.

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MessageSujet: Re: Co-co-combo de textes. %D Lun 2 Jan - 20:16

j'aime beaucoup :)
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Japan Nyan
Cawoyin
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MessageSujet: Re: Co-co-combo de textes. %D Lun 2 Jan - 20:47

Merci ^_^
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MessageSujet: Re: Co-co-combo de textes. %D Aujourd'hui à 19:31

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Co-co-combo de textes. %D

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